La police israélienne interdit une réunion électorale palestinienne à Jérusalem

Les autorités ont donné l’ordre à l'hôtel Ambassador, qui accueillait un événement lié aux élections, de s'assurer que ce dernier n’aura pas lieu (Fichier/Shutterstock)
Les autorités ont donné l’ordre à l'hôtel Ambassador, qui accueillait un événement lié aux élections, de s'assurer que ce dernier n’aura pas lieu (Fichier/Shutterstock)
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Publié le Mercredi 07 avril 2021

La police israélienne interdit une réunion électorale palestinienne à Jérusalem

  • Les autorités ont donné l’ordre à l'hôtel Ambassador, qui accueillait un événement lié aux futures élections du Conseil législatif palestinien, de faire annuler l’événement
  • Pour Nader Salaymeh, un candidat du Fatah, les habitants de Jérusalem sont autorisés, conformément aux accords d'Oslo, à participer aux élections du Conseil législatif palestinien

AMMAN: La police israélienne a publiquement signifié son opposition à la participation des Palestiniens de Jérusalem-Est aux élections du Conseil législatif palestinien prévues le 22 mai. 

Les autorités ont donné l’ordre à l'hôtel Ambassador, qui accueillait un événement lié aux élections, de s'assurer que l'événement n’aurait pas lieu. Samer, un réceptionniste de l'hôtel, a raconté à Arab News que la police était venue avec un ordre écrit stipulant que la salle où devait se tenir la réunion devait être fermée. Toutes les personnes invitées à l’événement ont été priées de s’abstenir de s’y rendre, conformément aux ordres donnés par la police israélienne. 

Le porte-parole de la police israélienne, Wasim Bader, affirme à Arab News qu'un suspect a été arrêté et interrogé, puis relâché. «La police israélienne continuera sa surveillance et agira contre toute violation de la loi», déclare-t-il. 

Ghada Abu Rabae, candidate aux élections palestiniennes, inscrite sur la liste officielle du Fatah, confirme à Arab News qu'elle a reçu un ordre écrit lui enjoignant de se rendre au poste de police où elle a été dissuadée de participer aux élections, avant d’être relâchée. 

Elle a par la suite tweeté que les tentatives d'intimidation des Palestiniens de Jérusalem ne fonctionneraient pas. «Moi, toute ma famille et mes amis ne serons pas découragés et continuerons à faire valoir notre droit à participer au processus démocratique palestinien à Jérusalem. Ni leurs menaces sécuritaires, ni leurs intimidations ne nous empêcheront de revendiquer Jérusalem comme notre capitale.» 

Nader Salaymeh, un autre candidat du Fatah qui a assisté à la réunion, assure à Arab News que l'intervention de la police est une violation des accords signés par le passé. «Il s’agissait d’une réunion des organisations de la société civile à Jérusalem pour discuter des prochaines élections», souligne-t-il, rappelant que les habitants de Jérusalem sont autorisés, conformément aux accords d'Oslo, à participer aux élections du Conseil législatif palestinien. 

Il a ajouté que «tout effort visant à empêcher notre participation est une violation de la Déclaration de principes signée par Israël et l'Organisation de libération de la Palestine à Washington en 1993». 

Salaymeh a appelé la communauté internationale à réagir face aux actions antidémocratiques des autorités israéliennes. «L’article six de la Déclaration de principes israélo-palestinienne sur les détails des modalités électorales concernant Jérusalem, stipule qu’un sous-comité sera créé, composé de représentants de la Commission électorale du Centre palestinien et d’Israël, pour coordonner les questions relatives à la campagne électorale à Jérusalem», insiste-t-il. 

Aucun sous-comité de ce  type n'a été créé depuis 1993, malgré quatre élections impliquant les habitants de Jérusalem. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.