"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur
L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"
"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.
M. Dar, qui est également vice-Premier ministre, a qualifié les spéculations sur des "pourparlers de paix" d’"inutiles", ajoutant : "En réalité, des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran ont lieu par le biais du Pakistan"
"Dans ce contexte, les États-Unis ont transmis 15 points, qui sont actuellement examinés par l'Iran", a-t-il poursuivi sur X
Des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti lundi l'existence de négociations entre Washington et la République islamique
Donald Trump a précisé dans son message sur Truth Social que les discussions "continueraient cette semaine" et a surtout fait part d'un report "de cinq jours" de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran
Dans le viseur de Téhéran désormais: les usines de dessalement d'eau dans la région.
"Le premier qui ose s'attaquer à l'eau déclenche une guerre qui est bien plus faramineuse que celle qu'on a aujourd'hui", prévient l'économiste de l'eau Esther Crauser-Delbourg
La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement: si Téhéran ne le rouvre pas d'ici la nuit prochaine - 23H44 GMT lundi, selon l'heure de son message sur Truth Social - les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques
L’Iran affirme être prêt à garantir la sécurité des navires japonais dans le détroit d’Ormuz, malgré les tensions régionales et les perturbations du trafic maritime
Le Japon, fortement dépendant du pétrole transitant par ce détroit stratégique, active ses réserves face aux risques pesant sur l’approvisionnement mondial
L’Iran a tiré deux missiles balistiques visant la base américano-britannique de Diego Garcia dans l’océan Indien, mais aucun n’a atteint sa cible selon des responsables américains
Les missiles auraient été neutralisés (défaillance et interception), tandis que la base reste un site militaire stratégique majeur pour les États-Unis et le Royaume-Uni