Dimanche soir, "ce qu'on disait c'est qu'on essayait de se donner le temps et de construire (la mobilisation pour) le 5 novembre", jour où une intersyndicale appelle secteur public privé à manifester, "mais il y a clairement une énorme poussée pour qu'il y ait un Acte II", a expliqué à l'AFP Benjamin Ball, éditeur de ce site.
"Nous, on va suivre cette poussée, évidemment. On garde l'élan pour le 5 novembre mais on va construire par étapes, c'est-à-dire qu'il y aura un 24, un 31, et après, un 5 novembre".
Les violences se sont poursuivies dimanche, dans des proportions moindres, avec quelque 350 interpellations, et durant la nuit à Paris. Une trentaine de commerces ont été pillés, d'après son maire Emmanuel Grégoire.
Lundi, l'accès au Louvre était bloqué par des étudiants mobilisés pour exprimer leur "soutien" au mouvement des lycéens et dénoncer "la répression policière", a appris l'AFP auprès de la direction et de deux syndicats.
Signe de l'ampleur de la crise provoquée par les affrontements, saccages et pillages de samedi soir et dimanche, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a remis sa démission au chef de l'État qui l'a refusée "compte-tenu de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre", a annoncé l'Élysée lundi matin.
"Il a chargé le ministre de l'Intérieur de prendre toutes les dispositions pour faire la transparence sur les défaillances d'anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences", a ajouté la présidence française.
"Nous avons failli incontestablement ce week-end", a déclaré M. Darmanin sur France 2 au lendemain des scènes de chaos et de pillages dans tout le pays.
"Il y a eu un défaut dans les renseignements et on ne fait pas de bonne police sans bon renseignement", a-t-il ajouté, estimant que les services français ne savaient "pas lutter correctement contre l'ultra-gauche".
La France fait face à une journée de chaos suite à des violences et des pillages durant une mobilisation contre la vie chère, six mois avant les élections présidentielles
Environ 1.200 personnes ont été interpellées et 150 membres des forces de l'ordre ont été blessés, certains manifestants ayant également subi des blessures graves
Interrogé sur l’absence de Riyad au programme, l’Élysée a tenu à rappeler que les relations franco-saoudiennes ne se résument pas à un déplacement présidentiel.
Emmanuel Macron a reçu le prince héritier Mohammed ben Salmane à Paris à la fin du mois d’août, à l’occasion d’une visite importante, et les contacts entre les deux capitales sont constants.
Devant le lycée Ampère dans le centre Lyon, touché par le blocage depuis le 1er octobre, les cours sont en distanciel. Contrairement aux jours précédents, aucun lycéen n'est devant l'établissement, ni aucune barrière ou poubelle ne bloque l'entrée.
"Le distanciel est bien une tentative d'étouffement du mouvement, nous bloquons par ailleurs d'autres établissements", ont indiqué à l'AFP les organisateurs du blocage de ce lycée.
A la peine dans les sondages, dont l'un d'entre eux a placé mercredi le libéral David Lisnard pour la première fois devant lui, il a réaffirmé sa "détermination" à rester dans la course.
"C'est le yoyo, c'est à partir du mois de janvier, février, que là commencera la vraie campagne présidentielle", a balayé le patron des Républicains sur RTL.
A l'issue de la précédente réunion, jeudi 8 octobre, son association et l'Union syndicale lycéenne (USL) s'étaient dites insatisfaites et avaient appelé à la poursuite des actions.
Le représentant de Renouveau lycéen, Nathanaël Combary - également adhérent du parti Renaissance - avait, lui, salué "quelques avancées", notamment sur la représentativité des lycéens dans des instances consultatives.
La large victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate interroge au sein du bloc central, notamment pour Gabriel Attal, qui courtise le centre-gauche.
Dimanche, le fondateur de Place Publique a remporté dès le premier tour la primaire organisée par le PS et par son parti, consacrant la présence d'une offre sociale-démocrate sur la ligne de départ de l'élection présidentielle et sa ligne d'un refus de toute alliance avec La France insoumise.
Dans les cortèges, ces références deviennent des slogans: "Lecornu, t'es foutu, le 6-7 est dans la rue", "Ton budget, on le plie avec un scuba".
"C'est comme ça qu'on s'exprime tous les jours. On a grandi sur TikTok, Insta, donc c'est naturel pour nous", explique une lycéenne interrogée par l'AFP, qui n'a pas souhaité donner son nom.
Les investigations ont été confiées à la Sous-direction anti-terroriste (Sdat), service coordonnateur, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Direction zonale de la police nationale Sud (DZPN).
L'élève de troisième a ouvert le feu au fusil de chasse lundi dans son collège d'Aubagne, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé.
"Il devrait y avoir un peu moins de 200 lycées fermés", sur 3700
Mardi, les manifestants étaient entre 161.500 (selon l'Intérieur) et 480.000 (selon l'intersyndicale de la jeunesse) dans toute la France, après une précédente mobilisation comptant 266.000 à 450.000 personnes mardi dernier
L'enquête, dirigée par la section anticybercriminalité et "confiée à l'office anticybercriminalité (OFAC), doit permettre de recenser les victimes et d'établir le lien avec les dégâts rapportés" en matière de "pertes de denrées alimentaires" et d'équipements ayant commencé à prendre feu, a-t-il précisé.
Selon une source proche du dossier, les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss étaient ciblés.