Nouveaux pourparlers Fatah-Hamas cette semaine au Caire

Maryam Abu Daqqa,  chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et Mahmoud al-Zaq, chef du Front de lutte populaire palestinien (FPSF), au poste-frontière de Rafah dans le sud Bande de Gaza, le 15 mars 2021 (Photo, AFP)
Maryam Abu Daqqa, chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et Mahmoud al-Zaq, chef du Front de lutte populaire palestinien (FPSF), au poste-frontière de Rafah dans le sud Bande de Gaza, le 15 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 16 mars 2021

Nouveaux pourparlers Fatah-Hamas cette semaine au Caire

  • Les Palestiniens doivent voter fin juillet pour une présidentielle et dès le mois de mai pour les élections parlementaires
  • «Au Caire, nous allons parler des points clés liés aux élections», a déclaré lundi Khalil al-Hayya, N.2 du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza

RAMALLAH: Des ténors des deux principaux partis politiques palestiniens, le Fatah et le Hamas, se retrouvent à partir de mardi au Caire pour de nouveaux pourparlers à l'approche d'une échéance clé pour la tenue des premières élections palestiniennes en près de 15 ans. 

Les Palestiniens doivent voter fin juillet pour une présidentielle et dès le mois de mai pour les élections parlementaires.  

Les formations palestiniennes doivent soumettre le 20 mars leurs listes de candidats pour renouveler le Parlement avec en coulisses d'intenses pourparlers sur les listes électorales.   

Le mois dernier, les partis palestiniens s'étaient engagés en Egypte à mettre sur pied un Tribunal électoral indépendant afin de trancher de possibles griefs, et de respecter les résultats des élections afin d'éviter un scénario rappelant les législatives de 2006. 

Les laïcs du Fatah et les islamistes du Hamas s'étaient alors affrontés après des différends sur les résultats des élections menant ainsi à une partition du pouvoir entre la Cisjordanie, où siège l'Autorité palestinienne contrôlée par le Fatah, et la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas. 

« Au Caire, nous allons parler des points clés liés aux élections », a déclaré lundi Khalil al-Hayya, N.2 du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza.  

« Après les élections législatives, nous voulons former un gouvernement d'unité nationale, peu importe les résultats. Et nous préférons qu'il y ait un consensus sur un seul candidat national pour la présidentielle », a-t-il ajouté. 

A Ramallah, en Cisjordanie occupée, le porte-parole du président palestinien a rappelé lundi que Mahmoud Abbas n'avait pas l'intention de faire marche arrière sur les élections malgré des tensions au sein de son parti, le Fatah. 

La semaine dernière, la formation avait expulsé Nasser al-Kidwa, neveu du leader historique Yasser Arafat et ancien chef de la diplomatie palestinienne, qui remettait en cause le leadership de Mahmoud Abbas. 

Des proches de Marwane Barghouthi, personnalité politique palestinienne la plus populaire écrouée depuis près de 20 ans en Israël pour des violences, ont indiqué récemment que ce dernier pourrait soutenir une autre liste que celle du Fatah, et être candidat à la présidence face à Mahmoud Abbas. 

« Nous n'avons jamais caché notre envie de travailler avec Marwan Barghouthi. S'il est candidat à la présidence, je m'engage à ne pas l'être et à le soutenir, et s'il veut être sur ma liste il est libre », a déclaré lundi M. al-Kidwa. 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.