Macron promet une vaccination générale «d'ici la fin de l'été»

Le président Emmanuel Macron a défendu «la stratégie que nous avons adoptée avec l'Allemagne, avec l'Union européenne, qui est précisément de vacciner en Europe» (Photo, AFP).
Le président Emmanuel Macron a défendu «la stratégie que nous avons adoptée avec l'Allemagne, avec l'Union européenne, qui est précisément de vacciner en Europe» (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 février 2021

Macron promet une vaccination générale «d'ici la fin de l'été»

  • Le président a reconnu que le rythme de vaccination peut paraître trop lent par rapport à d'autres pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis
  • Macron a assuré que la production de vaccins anti-Covid commencerait fin février ou début mars sur le sol français, dans quatre sites

PARIS: Emmanuel Macron a assuré mardi sur TF1 que tous les Français adultes pourront se faire vacciner d'ici la fin de l'été, soit le 22 septembre, tout en réfutant les accusations de lenteur.
Juste après avoir réuni les grands labos français et européens pour leur demander d'accélerer la production de doses, le chef de l'Etat a donné de l'Elysée une interview surprise, afin de clarifier les prévisions de vaccination.
Il a ainsi estimé que, «début mars», ont été vaccinés les 80% des pensionnaires des Ehpad qui l’auront souhaité, soit 500 000 personnes, ainsi que «l’élargissement» des plus de 75 ans.
Le président a reconnu que le rythme de vaccination peut paraître trop lent par rapport à d'autres pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis.
Il a également défendu «la stratégie que nous avons adoptée avec l'Allemagne, avec l'Union européenne, qui est précisément de vacciner en Europe».
La campagne de vaccination «se déroulait au rythme qui était prévu», a-t-il plaidé, «c'est exactement le même rythme, la même solution que nos voisins allemands et que nos autres voisins européens».
Angela Merkel, elle aussi critique pour la lenteur de la vaccination, a également promis lundi aux Allemand une vaccination générale «d'ici la fin de l'été».
«Et donc il faut réussir à mobiliser tous les laboratoires qui permettent de produire ces vaccins». Il est juste qu'il y ait une propriété intellectuelle qui rétribue les inventeurs mais il faut assurer «un accès mondial» et «la partager avec toutes celles et ceux qui peuvent le produire».
Affirmant entender «le débat qui monte sur le sujet», il a estimé jusqu'à aujourd'hui, la «contrainte n'est pas la propriété intellectuelle des vaccins mais la capacité à produire ces vaccins en grande quantité».

 

Vaccins Produits en France

Macron a assuré que la production de vaccins anti-Covid commencerait fin février ou début mars sur le sol français, dans quatre sites. Il faisait référence à trois sous-traitants français, Delpharm, Recipharm et Fareva ainsi qu'à un site de Sanofi qui ne devrait produire qu'à partir du 2e semestre. Delpharm doit produire le vaccin Pfizer / BioNTech, Recipharm le Moderna et Fareva du vaccin CureVac, encore à homologuer.
Les deux premiers sont déjà approuvésdans l'Union européenne, le dernier étant encore en attente.
Quant au dernier site évoqué par le Président, il appartient au laboratoire français Sanofi qui élabore son propre vaccin mais a pris plusieurs mois de retard et la production y commencera «plutôt au second semestre».

Macron a également annoncé que le vaccin d'AstraZeneca, homologué vendredi par l'autorité européenne, serait réservé aux moins de 65 ans en France, comme l'a recommandé la Haute autorité de santé française, et pourrait être administré par les pharmaciens et les sages -femmes.
Il sera sans doute d'abord utilisé pour les soignants de moins de 60 ans et ensuite «proposé par tranches d'âge» en commençant par les plus âgés, a-t-il expliqué.
Quant au vaccin russe Spoutnik-V, dont la revue The Lancet vient de confirmer l'efficacité, il s'est dit ouvert à son utilisation s'il est homologué.
«Ce n'est pas une décision politique, c'est une décision scientifique, heureusement».
Il a précisé que l'Union européenne avait déjà sécurisé 2,3 milliards de doses, ce qui devrait prévoir des doses pour les pays émergents.

 

«Extraordinairement responsables»

Macron a appelé mardi les Français à rester «extraordinairement responsables» face à la Covid-19 afin d'éviter un éventuel troisième confinement.«Ce n'est pas notre stratégie de vaccination qui devrait apparaître à court terme un reconfinement ou non», a déclaré le chef de l'Etat. Mais «c'est notre mobilisation à tous, c'est-à-dire notre capacité à tenir les gestes barrières» et «notre capacité à bien respecter le triptyque tester-accompagner-protéger», a-t-il ajouté.
Il s'agit «collectivement» d '«être extraordinairement responsables comme nos concitoyens le sont depuis plusieurs semaines, et je les en remercie très profondément», a-t-il poursuivi.
«On va continuer à gérer ainsi cette épidémie, avec un objectif qui est de tenir, de protéger les plus faibles, de protéger notre système de santé et de pouvoir au maximum aussi protéger notre jeunesse qui a besoin d'étudier, d'aller à l'école », en bref« d'avoir un pays le plus ouvert possible malgré le virus».

«Enfin, les pharmaciens, médecins généralistes et infirmières libérales pourront vacciner!», S'est félicité Renaud Muselier, président (LR) de Régions de France.
Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a lui raillé ceux qui écartaient le vaccin russe. «Où sont les moqueurs? Le pire pour eux va arriver: un vaccin cubain en licence libre! », a-t-il ironisé. En revanche Fabien Roussel (PCF) s'est dit incrédule sur la vaccination majoritaire des plus de 75 ans en février et Jordan Bardella, numéro 2 du RN, a regretté «l'absence de toute stratégie industrielle» pour une production française.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.