A Marseille, le bruit, la fumée et l'angoisse autour de la rue de Tivoli

Les décombres de la rue Tivoli après l'effondrement (Photo, AFP).
Les décombres de la rue Tivoli après l'effondrement (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 10 avril 2023

A Marseille, le bruit, la fumée et l'angoisse autour de la rue de Tivoli

  • Dimanche, les pompiers luttaient encore contre un fort incendie sous les décombres
  • «Je dormais et il y a eu cette énorme déflagration, qui a vraiment fait trembler la pièce»

MARSEILLE: "Un grand bruit", "de la fumée partout" et "une nuée d'oiseaux qui s'envolent en piaillant" : dans la nuit de samedi à dimanche, l'effondrement d'un immeuble au 17 rue de Tivoli a brutalement réveillé les habitants de ce quartier du centre de Marseille, vite gagnés par l'angoisse.

"J'étais dans mon lit, pas encore endormi, et j'ai entendu un bruit sourd, très court. J'ai senti les fenêtres, les murs et les menuiseries vibrer. Quelques secondes après, une nuée d'oiseaux a survolé ma rue en piaillant", a raconté à l'AFP Rémi Martinelli, 35 ans, qui habite dans le 5e arrondissement de Marseille, à quelques centaines de mètres des lieux du drame.

"Je dormais et il y a eu cette énorme déflagration, qui a vraiment fait trembler la pièce. Je me suis réveillée en sursaut, comme si j'avais rêvé. On a regardé par la fenêtre, on a vu des gens dehors et surtout beaucoup de monde aux fenêtres, comme nous", a de son côté déclaré Saveria Mosnier, qui habite une rue toute proche.

Au moment de l'explosion, "tout a tremblé, on voyait les gens courir et il y avait de la fumée partout, l'immeuble est tombé sur la rue", a également raconté Aziz, qui tient un commerce d'alimentation nocturne dans cette artère et n'a pas souhaité donner son nom de famille.

"On a très vite senti une forte odeur de gaz, qui est restée et qu'on a encore sentie ce matin", a par ailleurs déclaré Saveria Mosnier. L'adjoint chargé de la sécurité à la mairie de Marseille, Yannick Ohanessian, a confirmé que plusieurs témoins avaient évoqué des "odeurs suspectes de gaz".

«Un grand bruit»

Si les causes de l'effondrement de l'immeuble ne sont pas encore connues avec certitude, les témoins interrogés par l'AFP ont tous parlé d'un bruit d'explosion.

"On a entendu la déflagration, c’était fort, ça nous a réveillés et la fenêtre du salon s’est ouverte brutalement avec le souffle", a ainsi raconté un habitant d'une rue perpendiculaire, ayant demandé l'anonymat.

"Mes enfants vont à l’école Tivoli pas loin. Une copine de ma fille a été évacuée parce qu’elle était au 15 (rue de Tivoli). Elle est en bonne santé", a-t-il ajouté.

"Beaucoup de parents de l’école ont raconté avoir entendu un grand bruit", a confirmé Arnaud Dupleix, président de l'association des parents d'élèves de l'école élémentaire Tivoli. "Il y a beaucoup d’angoisse chez les familles du quartier, car le bilan n’est pas connu", a-t-il ajouté.

Dimanche, les pompiers luttaient en effet encore contre un fort incendie sous les décombres qui empêche depuis plus de 12 heures le travail des sauveteurs et l'intervention des chiens pour chercher d'éventuels survivants.

«Parallèle irresponsable»

Dans le quartier et à Marseille, l'émotion est d'autant plus forte que le drame intervient moins de cinq ans après l'effondrement en novembre 2018 de deux immeubles rue d'Aubagne, dans un autre quartier du centre-ville.

"Sur le coup, j'ai évidemment pensé à ce qui s'était passé rue d'Aubagne, mais je n'ai pas voulu y croire vraiment, sûrement car je ne voulais pas réveiller le traumatisme", a déclaré Rémi Martinelli.

Le drame de la rue d'Aubagne avait fait huit morts et suscité une vague d'indignation contre le mal-logement dans la deuxième ville de France. Mais dimanche, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le maire de Marseille Benoît Payan ont souligné que l'immeuble de la rue de Tivoli ne faisait pas l'objet d'arrêté de péril et les pompiers qu'ils n'y étaient pas intervenus auparavant.

"Faire le parallèle est irresponsable (...). Rien ne nous permet de penser qu'on est dans une symétrie avec la rue d'Aubagne. Je comprends qu'on y pense, immédiatement ça vient en tête mais non, ce n'est pas la même chose," a déclaré M. Payan à des journalistes.

"L’immeuble qui s’est écroulé, je l’ai visité il y a deux ans parce qu’on cherchait un appartement à acheter pour ma sœur (...) Il avait pas l’air si mal cet immeuble, la cage d’escalier était repeinte", a raconté de son côté à l'AFP le riverain ayant demandé l'anonymat.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.