L'écologisation de l'apprentissage est l'avenir de l'éducation, selon les experts du Fesciof

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Publié le Jeudi 09 mars 2023

L'écologisation de l'apprentissage est l'avenir de l'éducation, selon les experts du Fesciof

  • Les experts ont discuté des mesures qui pourraient être prises par les écoles, les organisations gouvernementales et non gouvernementales pour promouvoir l'action en faveur de l'écosystème
  • «L'Arabie saoudite prend désormais les devants et elle dispose de l'expertise nécessaire»

RIYAD: Une table ronde inaugurale a exploré les perspectives de l'éducation et de la durabilité à l'échelle mondiale lors du Forum des organisations internationales sur l'avenir de l'éducation, de la science et de la culture (Fesciof) qui s'est tenu le 8 mars à Riyad.
La table ronde, intitulée «Greening the Agenda: L'avenir de l'éducation», a été animée par Rawan Radwan, journaliste et rédacteur en chef adjoint de Spotlight et du département des projets spéciaux d'Arab News.
Les experts ont discuté des mesures qui pourraient être prises par les écoles, les organisations gouvernementales et non gouvernementales pour promouvoir l'action en faveur de l'écosystème.
Asha Kanwar, PDG de Commonwealth of Learning, indique que le programme d'apprentissage vert comportait trois dimensions: les compétences pour les emplois verts, les compétences pour la vie verte et enfin, les compétences pour une transformation verte.
Mme Kanwar déclare que les institutions devraient engager la transition vers des emplois verts pour soutenir le passage à une économie à faible émission de carbone.
Un exemple de compétences vertes est d’enseigner aux jeunes la connaissance du climat.
«Je pense que nous pouvons galvaniser les jeunes si nous voulons vraiment changer les choses, car chaque jour, un milliard d'enfants vont à l'école primaire et secondaire. Si ces enfants devenaient des champions de l'action et du changement climatiques ainsi que de la conservation de l'environnement, ils feraient la différence à l’échelle mondiale», souligne Asha Kanwar.
Elle a également évoqué le programme «Green Teacher» de la National Teachers Institution au Nigeria, auquel cent mille enseignants se sont inscrits et qui vise à sensibiliser les élèves dès leur plus jeune âge aux questions environnementales.
Selon Mme Kanwar, les compétences nécessaires à une transformation verte reposent en grande partie sur la justice climatique.
«Nous devons nous pencher sur la question de savoir comment les personnes marginalisées font face à une crise climatique. Ce sont toujours les personnes vulnérables qui en pâtissent», affirme-t-elle.
Mathieu Denis, directeur du Centre pour l'avenir des sciences au Conseil international des sciences (CIS), explique que le leadership et la recherche jouent un rôle essentiel dans la réalisation des objectifs de la transformation verte.
«Nous devons intégrer ces dimensions dans nos départements, dans notre enseignement et dans la recherche», déclare-t-il.
Selon lui, les universités du monde entier devraient tirer parti de la mise en œuvre de la recherche sur l'environnement.
«Il est stupéfiant de constater à quel point nos universités ne tirent pas profit des recherches qu'elles produisent en leur sein pour modifier leurs propres pratiques.»
Abdallah Ali Alqataee, PDG du Centre national d'évaluation, indique qu'il était nécessaire de mesurer la croissance de l'éducation et d’évaluer les programmes scolaires.
Rami Eskander, directeur du département de l'éducation de l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science (Alecso), a, quant à lui, évoqué les progrès de l'Arabie saoudite pour un avenir plus vert.
«L'Arabie saoudite prend désormais les devants et elle dispose de l'expertise nécessaire. Elle compte également de nombreuses entités et institutions. Si elle commence à mettre en œuvre les plans de l'initiative “Clean Green”, elle contribuera à un développement durable», précise M. Eskander.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.