PARIS: La France condamne fermement l'attaque du navire pétrolier Nissos Kea le 21 octobre au large du port yéménite d’Al-Dabba, rapporte aujourd’hui la diplomatie française.
«La liberté de navigation et le commerce maritime mondial sont menacés par cette attaque revendiquée par les Houthis», avertit la diplomatie française sur son site officiel.
Les miliciens au Yémen ont affirmé avoir mené vendredi une attaque contre un terminal pétrolier sous contrôle du gouvernement dans le sud du pays en guerre, la première opération du genre depuis la fin de la trêve le 2 octobre.
L'un des pétroliers d'Okeanis Eco Tankers, le Nissos Kea, a subi une grave menace pour sa sécurité alors qu'il accostait au port d'Ash-Shihr, selon un rapport publié vendredi. Deux bouées de chargement offshore composent le port, et selon les données, le Nissos Kea est arrivé vendredi vers 12 h.
La vie du peuple yéménite, le premier touché par cette guerre, est considérablement impactée par cette forme d'attaque, qui constitue une violation grave et flagrante du droit de la mer, d'autant plus que ces frappes restreignent leur accès aux produits de base.
La France a exhorté les Houthis à désamorcer la situation, exprimant également son mécontentement face à l'implication directe des miliciens dans l'échec à avancer sur un nouveau cessez-le-feu au Yémen, selon la diplomatie.
«La seule façon de mettre fin à la guerre déjà longue du Yémen est que les parties yéménites parviennent à un accord politique sous la supervision de l'Organisation des nations unies (ONU). L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU mène les négociations, et la France exhorte les Houthis à y participer de bonne foi et avec persévérance », lit-on sur le site de la diplomatie.
Le conflit a plongé le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, dans l'une des pires tragédies humanitaires au monde. Selon l'ONU, la guerre a fait des centaines de milliers de morts.