Le Hamas met en garde contre les visites juives sur l'esplanade des Mosquées

Des policiers israéliens montent la garde, le 5 mai 2022, lors de la visite d'un groupe de juifs au complexe de la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam et site saint du judaïsme, connu par les juifs sous le nom de Mont du Temple, dans la vieille ville de Jérusalem. (AFP).
Des policiers israéliens montent la garde, le 5 mai 2022, lors de la visite d'un groupe de juifs au complexe de la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam et site saint du judaïsme, connu par les juifs sous le nom de Mont du Temple, dans la vieille ville de Jérusalem. (AFP).
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Le Hamas met en garde contre les visites juives sur l'esplanade des Mosquées

  • Troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme connu sous le nom de «Mont du Temple», l'esplanade des Mosquées est située à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël
  • En vertu d'un statu quo historique, les non-musulmans sont autorisés à visiter l'esplanade mais pas à y prier. Malgré cette interdiction, certains fidèles juifs y sont aperçus en train de prier

GAZA : Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a mis en garde jeudi contre une escalade militaire en cas de visites massives de juifs sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem pendant la saison des fêtes juives qui s'amorce dimanche.

Troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme connu sous le nom de "Mont du Temple", l'esplanade des Mosquées est située à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

En vertu d'un statu quo historique, les non-musulmans sont autorisés à visiter l'esplanade mais pas à y prier. Or malgré cette interdiction, certains fidèles juifs, qui se rendent de façon croissante sur le site, y sont régulièrement aperçus en train de prier subrepticement.

Lors d'une conférence de presse jeudi à Gaza, Mahmoud Al-Zahar, un des ténors du bureau politique du Hamas, a affirmé que son mouvement "suivait les violations" à l'esplanade des Mosquées et les "préparatifs" de "groupes sionistes" en vue des fêtes juives.

L'association israélienne Beyadenu, qui organise des visites destinées aux juifs sur le "Mont du Temple", a indiqué la semaine dernière que 50 000 personnes s'y étaient rendues depuis un an, chiffre le plus élevé depuis 2015.

"L'objectif est d'atteindre 100 000 visiteurs l'année prochaine", a déclaré le chef de l'organisation, Tom Nissani, sur Twitter.

Israël portera "la peine responsabilité des répercussions de ces violations", a affirmé M. Zahar, ajoutant que de "précédentes violations sionistes ont conduit à de nombreuses escalades".

En mai 2021, des violences sur le site et ailleurs à Jérusalem-Est avaient dégénéré en escalade meurtrière entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et au printemps dernier, alors que la Pâque juive coïncidait avec le ramadan, mois de jeûne musulman, des affrontements avaient éclaté à plusieurs reprises, faisant des centaines de blessés palestiniens sur et autour de l'esplanade.

Israël fête à partir de la semaine prochaine Rosh Hashanah (Nouvel an, 25-27 septembre), Yom Kippour (Grand pardon, 4-5 octobre) et Soukkot (Fête des Cabanes, 9-10 et 16-17 octobre).

Des centaines d'Israéliens ont déjà commencé à affluer, jour et nuit, dans la Vieille Ville pour prier au Mur des Lamentations, situé en contrebas de l'esplanade des Mosquées.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com