Cinq morts dans une explosion à Aden ciblant un responsable de la sécurité

L’explosion de mercredi à Aden, ci-dessus, est la dernière d’une série d’attaques meurtrières qui ont secoué la ville au cours des deux dernières années (Photo, Reuters).
L’explosion de mercredi à Aden, ci-dessus, est la dernière d’une série d’attaques meurtrières qui ont secoué la ville au cours des deux dernières années (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

Cinq morts dans une explosion à Aden ciblant un responsable de la sécurité

  • Un bombe artisanale placée dans une voiture a explosé au passage d’un véhicule transportant le chef de la sécurité de la province de Lahj, Saleh al-Sayed, dans le quartier de Khormaksar à Aden
  • Al-Sayed, qui est loyal au Conseil de transition du Sud, pro-indépendance, a échappé de peu à la mort, l’explosion ayant brûlé sa voiture et de nombreux autres véhicules

AL-MUKALLA: Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi quand une explosion a ciblé un responsable de la sécurité dans la ville d’Aden, dans le sud du Yémen, capitale provisoire du pays et siège de son gouvernement, selon une source de sécurité locale et des habitants.

Une bombe artisanale placée dans une voiture a explosé lorsque le véhicule transportant le chef de la sécurité de la province de Lahj, Saleh al-Sayed, a traversé le quartier de Khormaksar, tuant cinq personnes – quatre civils et un garde du corps – et en blessant sept autres, a déclaré une source de sécurité par téléphone à Arab News.

Al-Sayed, qui est loyal au Conseil de transition du Sud, pro-indépendance, a échappé de peu à la mort, l’explosion ayant brûlé sa voiture et de nombreux autres véhicules qui passaient dans la rue.

Al-Sayed est connu pour avoir dirigé les troupes qui ont purgé la province de Lahj d’Al-Qaïda, de Daech et d’autres groupes armés en 2016 et a également commandé les troupes qui ont combattu les Houthis à Aden en 2015.

Personne n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais les responsables locaux accusent les groupes terroristes d’être à l’origine de telles attaques.

L’explosion de mercredi à Aden est la dernière d’une série d’attaques meurtrières qui ont secoué la ville au cours des deux dernières années.

Ce mois-ci, un journaliste yéménite a été brûlé vif à Aden lorsqu’une bombe artisanale a explosé dans son véhicule.

En mai, le commandant des opérations conjointes de la 4e région militaire basée à Aden a échappé à la mort après qu’une explosion a touché son 4x4 armé dans le quartier de Mualla à Aden.

En novembre, une journaliste enceinte a été tuée lorsqu’une explosion a soufflé son véhicule à Aden.

Le dernier attentat dans la ville est survenu un jour après que le gouverneur d’Aden, Ahmad Hamed Lamlis, a déclaré à un groupe de responsable des Nations unies basés au Yémen que la ville était «sûre» pour accueillir leurs bureaux.

Lors d’une réunion avec Diego Zorella, coordinateur résident adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires au Yémen, Lamlis s’est engagé à protéger les délégations de l’ONU qui se rendent ou s’installent à Aden, les incitant à intensifier leurs opérations humanitaires dans la ville.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.