Le Liban consterné par les images de travailleurs libanais et syriens battus

Les images choquantes montrent également des traces de torture sur les corps des jeunes hommes (Photo, réseaux sociaux).
Les images choquantes montrent également des traces de torture sur les corps des jeunes hommes (Photo, réseaux sociaux).
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Publié le Vendredi 24 juin 2022

Le Liban consterné par les images de travailleurs libanais et syriens battus

  • Les familles des hommes maltraités ont révélé que l'employeur avait accusé les travailleurs d'avoir volé de l'argent
  • «Nous refusons d'être liés à cet acte individuel inacceptable», a déclaré le parti des Forces Libanaises

BEYROUTH: Des vidéos diffusées par des militants sur les réseaux sociaux mercredi montrent un jeune homme frappant des travailleurs libanais et syriens employés pour cueillir des cerises sur ses champs à Majdel Akoura, dans le nord du Liban.
Les images choquantes montrent également des traces de torture sur les corps des jeunes hommes, qui ont été filmés alors qu'ils imploraient la pitié.
Les familles des hommes maltraités, originaires de villages voisins frappés par la pauvreté, ont révélé que l'employeur accusait les travailleurs d'avoir volé de l'argent, une montre-bracelet et des lunettes de soleil après quatre jours de travail pour lui, afin de pouvoir s'en tirer sans payer leur salaire.
L'employeur aurait fait appel à ses amis qui ont forcé les travailleurs à se déshabiller, leur ont mis des pommes de terre dans la bouche et les ont battus avec des fils électriques, puis ont filmé ces sévices.
Beaucoup de personnes ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, notamment les associations concernées par les droits de l'homme, les droits des travailleurs et les réfugiés syriens. Les activistes ont exigé que les forces de sécurité mènent rapidement une enquête afin que les personnes qui y ont participé rendent des comptes.
Les habitants de Fnaidek ont bloqué la route d’Al-Abdeh près du poste de police, dénonçant l'attaque contre leurs fils et exigeant l'arrestation des auteurs.
Les responsables de Fnaidek ont confirmé que les travailleurs torturés dans les vidéos étaient des jeunes hommes de la ville et des Syriens travaillant à Jbeil.
Après que les vidéos sont devenues virales sur les réseaux sociaux, la Direction générale des Forces de sécurité intérieure a déclaré qu’«une personne au poste de police d'Akoura avait affirmé lundi que plusieurs de ses employés avaient volé une somme de 100 millions de livres libanaises (62 220,36 euros), et l'affaire a été transférée à la police judiciaire. Après la diffusion des vidéos de torture, les Forces de sécurité intérieure (FSI) a lancé une enquête et émis un ordre pour faire comparaître la personne concernée afin qu’elle témoigne».
Le chef de la commission parlementaire des droits de l'homme, le député Michel Moussa, a déclaré que «les pratiques odieuses de torture appellent une condamnation absolue. Nous exigeons l'arrestation des auteurs de ces actes qui violent les lois et les normes humaines, et portent atteinte à la dignité des personnes.»
«Ce que nous avons vu à Majdel Akoura contre le peuple du Akkar et les frères syriens est similaire aux actes de l'État islamique», a tweeté le secrétaire général du Courant du Futur, Ahmad Hariri.
Ce dernier a appelé les autorités «à prendre des mesures urgentes pour que l'auteur de cet acte méprisable devienne un exemple pour ceux qui se permettent de porter atteinte à la dignité des gens et de torturer brutalement d'autres personnes. Nous apprécions les efforts des habitants des deux régions pour rester calmes».
Une déclaration des Forces libanaises a révélé que l'auteur du crime est affilié au parti. Les FL ont condamné ses actions et ont affirmé que son adhésion était suspendue jusqu'à ce que les enquêtes officielles soient terminées.
«Nous refusons d'être liés à cet acte individuel inacceptable», a déclaré le parti des Forces Libanaises.
Dans une déclaration, le mufti de Jbeil, cheikh Ghassan al-Luqais, a condamné «l'attaque contre les habitants d'une zone considérée comme une oasis de sécurité, de paix et de coexistence entre différentes sectes. Ils sont venus dans la région de Majdel Akoura pour gagner leur vie, croyant qu'ils sont les fils d'un seul pays».


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
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  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le STC annonce sa dissolution

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  • Des membres du groupe se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud à Riyad

RIYAD : Le Conseil de transition du Sud (STC), groupe séparatiste yéménite, a annoncé sa dissolution à l’issue de discussions tenues en Arabie saoudite. Plusieurs membres du STC se trouvent actuellement à Riyad pour des pourparlers visant à mettre fin aux troubles dans le sud du Yémen. Le groupe a salué les efforts de l’Arabie saoudite, tandis que l’ancien chef du STC, Aidarous al-Zubaidi — désormais recherché par le Conseil présidentiel pour haute trahison — a fui le Yémen et n’a pas pris part aux discussions.

Une source yéménite a déclaré à Arab News :
« Cette annonce et la facilité affichée dans la déclaration télévisée montrent en réalité qu’Al-Zubaidi constituait l’obstacle, et que la majorité des habitants du Sud sont ouverts à un règlement de leur cause par le dialogue et la discussion. »

Les membres du Conseil de transition du Sud (STC) se sont exprimés vendredi lors de la Conférence du dialogue du Sud organisée à Riyad.

Au cours de la réunion, le Conseil a estimé que les opérations militaires menées dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra avaient porté atteinte à la cause du Sud au Yémen.

Le STC a affirmé ne pas avoir participé à la décision de lancer ces opérations militaires.

« Nous espérons parvenir à une vision et à un cadre pour résoudre la question du Sud lors de la conférence de Riyad », a déclaré le Conseil.

Le STC a remercié l’Arabie saoudite pour l’accueil et l’organisation de la conférence de dialogue à Riyad.

Traduction intégrale du communiqué du STC, selon l’agence de presse yéménite SABA

Annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud

La présidence du Conseil de transition du Sud, la direction exécutive suprême, le secrétariat général ainsi que les autres organes affiliés ont tenu une réunion afin d’évaluer les récents événements malheureux survenus dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra, ainsi que le rejet de toutes les initiatives visant à la désescalade et au règlement de la situation. Ces développements ont entraîné des conséquences graves et douloureuses.

En référence au communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie saoudite concernant son parrainage d’un dialogue du Sud pour résoudre la question du Sud — et afin de préserver l’avenir de la cause du Sud et le droit des populations du Sud à restaurer leur État conformément à leur volonté et à leurs aspirations, tout en maintenant la paix et la sécurité sociale dans le Sud et la région — nous annonçons ce qui suit :

Le Conseil de transition du Sud a été créé pour porter la cause des populations du Sud, les représenter et les guider vers la réalisation de leurs aspirations et la restauration de leur État. Il n’a jamais été conçu comme un instrument d’accaparement du pouvoir, de monopole de la décision ou d’exclusion d’autrui.

Étant donné que nous n’avons pas participé à la décision de lancer l’opération militaire en Hadramaout et à Al-Mahra — opération qui a porté atteinte à l’unité du Sud et nui aux relations avec la Coalition dirigée par le Royaume d’Arabie saoudite, laquelle a consenti et continue de consentir d’importants sacrifices et un soutien politique, économique et militaire constant — la poursuite de l’existence du Conseil ne sert plus l’objectif pour lequel il a été fondé.

En conséquence, et conformément à notre responsabilité historique envers la cause du Sud, nous annonçons la dissolution du Conseil de transition du Sud, la dissolution de tous ses organes principaux et subsidiaires, ainsi que la fermeture de l’ensemble de ses bureaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Nous œuvrerons désormais à la réalisation de notre juste cause du Sud en nous préparant à participer à la conférence du Sud sous le parrainage du Royaume.

Nous saluons le Royaume d’Arabie saoudite pour ses engagements clairs et explicites, ainsi que pour l’attention sincère qu’il porte à notre cause en recherchant des solutions conformes à la volonté et aux aspirations des populations du Sud.

Nous appelons toutes les figures et forces actives du Sud à s’engager dans la voie du dialogue du Sud, dans l’espoir de parvenir à une vision et à un cadre permettant de résoudre la question du Sud et de répondre aux aspirations de la population par sa libre volonté, au sein d’un cadre du Sud inclusif.

Depuis cette tribune, nous appelons les populations du Sud, nos collègues de la capitale Aden et de l’ensemble des gouvernorats de notre cher Sud à mesurer la gravité de ce moment, la sensibilité de cette phase et l’importance d’unir les efforts afin de préserver nos acquis et de protéger le Sud du chaos et de l’instabilité.

Nous réaffirmons notre engagement continu à servir la cause juste et légitime des populations du Sud et à réaliser leurs aspirations conformément à leur volonté. Nous exprimons également notre gratitude à la direction et au peuple du Royaume d’Arabie saoudite pour l’organisation de la conférence de dialogue du Sud et pour leur soutien constant au Sud, à sa cause et à ses populations à toutes les étapes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Yémen : Aidarous Al-Zubaidi a fui vers Abou Dhabi, selon le commandement des forces conjointes de la Coalition

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  • Al-Zubaidi avait refusé de participer aux pourparlers de paix à Riyad
  • Il a transité par la Somalie, selon le général de division Turki Al-Malki

​​​​​​DUBAÏ : Aidarous Al-Zubaidi, dirigeant du Conseil de transition du Sud au Yémen, a fui vers Abou Dhabi à bord d’un avion en provenance de Mogadiscio, en Somalie, a indiqué le général de division Turki Al-Malki, porte-parole de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen.

Dans un communiqué publié jeudi, Al-Malki a précisé qu’Al-Zubaidi avait pris la fuite mardi soir et s’était d’abord dirigé vers le Somaliland à bord d’un navire baptisé BAMEDHAF, parti du port d’Aden.

Le navire a désactivé ses systèmes d’identification alors qu’il se dirigeait vers le port de Berbera, au Somaliland, ajoute le communiqué.

Selon Al-Malki, Al-Zubaidi était en contact avec le général de division émirati Awad Al-Ahbabi, commandant des opérations conjointes des forces armées des Émirats arabes unis, qu’il a informé de son arrivée.

Toujours selon la Coalition, Al-Zubaidi a ensuite quitté le Somaliland à bord d’un vol accompagné d’officiers émiratis à destination de l’aéroport de Mogadiscio.

Après son atterrissage à Mogadiscio, l’avion a pris la direction du Golfe sans indiquer de destination finale, avant de désactiver ses systèmes d’identification au-dessus du golfe d’Oman.

Dix minutes avant son arrivée à l’aéroport militaire d’Al-Reef, à Abou Dhabi, l’appareil a réactivé ses systèmes d’identification.

Le navire BAMEDHAF, qui avait initialement quitté le Yémen vers le Somaliland, battait pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis.

Il s’agit du même pavillon que celui du navire GREENLAND, précédemment utilisé pour transporter des véhicules de combat et des armes de Fujaïrah vers le port de Mukalla, a précisé le porte-parole de la Coalition.

Al-Malki a enfin indiqué que les forces de la Coalition analysent les informations concernant les personnes ayant été les dernières à rencontrer Al-Zubaidi avant sa fuite d’Aden.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com