Sur leur île divisée, Chypriotes grecs et turcs luttent ensemble contre le feu

Les bases militaires britanniques à Chypre participent aux efforts avec deux hélicoptères envoyés à la demande des autorités du nord de l'île. (Photo, AFP)
Les bases militaires britanniques à Chypre participent aux efforts avec deux hélicoptères envoyés à la demande des autorités du nord de l'île. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Sur leur île divisée, Chypriotes grecs et turcs luttent ensemble contre le feu

Les bases militaires britanniques à Chypre participent aux efforts avec deux hélicoptères envoyés à la demande des autorités du nord de l'île. (Photo, AFP)
  • Des avions israéliens et des britanniques se sont joints également à ces opérations
  • «Le feu fait rage encore, et nous ne sommes pas encore près de l'éteindre», a déclaré le chef du département des Forêts, Charalambos Alexandrou

NICOSIE: Des avions bombardiers d'eau provenant des deux gouvernements de l'île divisée de Chypre (la partie sud avec la République de Chypre et celle autoproclamée du nord, RTCN) luttaient jeudi ensemble pour combattre un incendie qui a ravagé des collines et conduit à l'évacuation de plusieurs villages. 

Déclenché il y a quelques jours dans le secteur de Kantara sur la chaîne de Kyrenia, dans le tiers nord de l'île contrôlé par l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN, reconnue uniquement par la Turquie), le feu a été attisé par des vents violents se propageant rapidement dans la nuit, selon les médias locaux. 

Des avions israéliens et des britanniques se sont joints également à ces opérations. 

Le gouvernement de la République de Chypre, qui n'exerce son autorité que sur la partie sud de l'île a indiqué avoir envoyé trois appareils pour lutter contre le feu pour répondre à la demande du côté chypriote-turc transmise via la force de maintien de la paix de l'ONU. 

« Le feu fait rage encore, et nous ne sommes pas encore près de l'éteindre », a déclaré le chef du département des Forêts, Charalambos Alexandrou, à la radio publique. 

Israël a annoncé l'envoi jeudi de deux avions anti-incendie ainsi qu'un cargo avec des équipements de lutte contre les feux « pour aider les pompiers chypriotes à faire face aux incendies qui font rage dans le nord de l'île ». 

« La décision d'envoyer des avions a été prise en réponse à une demande du gouvernement chypriote », selon un communiqué officiel israélien. 

Les bases militaires britanniques à Chypre participent elles aussi aux efforts avec deux hélicoptères envoyés à la demande des autorités du nord de l'île. 

La mission de l'ONU à Chypre a pour sa part affirmé qu'elle aidait à coordonner les efforts pour lutter contre le feu. 

M. Alexandrou a indiqué que des pompiers au sol sont également nécessaires, les avions anti-incendie ne peuvant contrôler seuls la situation. 

Une équipe de 40 personnes est prête à intervenir, a-t-il dit, ajoutant qu'il s'agira de bénévoles des services des pompiers et de la défense civile. 

Chypre est divisée en deux depuis l'invasion du tiers nord de l'île par l'armée turque en 1974 en réaction à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher l'île méditerranéenne à la Grèce, la République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004. 

Les feux de brousse y sont fréquents. En juillet 2021, quatre morts avaeint été déplorés dans les régions de Larnaca et Limassol. 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.