Chypre souhaite rejoindre l'Organisation de coopération numérique de l'Arabie saoudite

Kyriacos Kokkinos rencontre les responsables de la Cité du Roi Abdelaziz pour la science et la technologie à Riyadh. (Photo fournie)
Kyriacos Kokkinos rencontre les responsables de la Cité du Roi Abdelaziz pour la science et la technologie à Riyadh. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 11 juin 2022

Chypre souhaite rejoindre l'Organisation de coopération numérique de l'Arabie saoudite

  • Le ministre est «agréablement surpris par les mesures gigantesques prises par l'Arabie saoudite en matière de recherche, d'innovation et d'espace numérique»
  • Il a ajouté que Chypre est une économie très dynamique et une porte d'entrée vers l'Europe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord

RIYAD: Chypre est désireuse de rejoindre l'Organisation de coopération numérique (OCN) et de nouer de bonnes relations en matière de recherche et de développement avec l'Arabie saoudite, a déclaré Kyriacos Kokkinos, ministre chypriote de la Recherche, de l'Innovation et de la Politique numérique, durant sa visite au royaume.
Basée à Riyad, l’OCN est une organisation multilatérale mondiale créée en 2020 par sept États membres: l'Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Nigéria, Oman et le Pakistan, afin de favoriser une collaboration et une coopération accrues en matière d'entrepreneuriat, d'innovation, de croissance des entreprises et d'emploi dans une économie numérique partagée.
Dans une interview exclusive accordée à Arab News, Kokkinos a déclaré: «Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et notre président Nicos Anastasiades se sont rencontrés à Riyad il y a quelques semaines, et cette rencontre a rapproché les deux pays.»
Il a ajouté: «Nous avons convenu d'explorer la collaboration dans divers secteurs de l'économie ainsi que de la société.»

Κyriacos Kokkinos, ministre chypriote de la Recherche, de l'Innovation et de la Politique numérique s'est exprimé à Arab News (Photo, AN / Rashid Hassan).


«J'ai passé un jour à Djeddah, et trois jours à Riyad. Nous avons eu plusieurs réunions très productives», a signalé Kokkinos.
«Pour être honnête, je suis agréablement surpris par les pas gigantesques qui ont été faits ces six dernières années dans le Royaume, dans tous les secteurs de l'économie, en particulier dans la recherche, l'innovation et le numérique», a affirmé Kokkinos.  
«Ce que j'ai réalisé, c'est que la réforme est très évidente, non seulement au niveau de l’économie, mais également dans le cadre social, et dans la société, et c'est un message très positif pour nous de voir que l'Arabie saoudite est très alignée en termes de défis, d'opportunités d'affaires, ainsi que d'interaction sociale entre les deux pays par le biais de programmes spécifiques approuvés avec les ministres homologues et les hauts fonctionnaires au cours des réunions ici», a-t-il souligné.
Parmi les ministres et responsables saoudiens qui ont rencontré Kokkinos au cours de sa visite, figurent le ministre des Communications et des Technologies de l'information, Abdellah al-Swaha, le gouverneur de l'Autorité nationale de la cybersécurité, Majed ben Mohammed al-Mazyed, Hassan Nasser de l’OCN, le gouverneur de l'Autorité du gouvernement numérique, Ahmed Mohammed Ali al-Suwaiyan, et le président de la Cité des sciences et des technologies roi Abdelaziz, le Dr. Mounir Eldesouki.

Κyriacos Kokkinos, ministre chypriote de la Recherche, de l'Innovation et de la Politique numérique (au centre) avec des responsables de la Cité du Roi Abdelaziz pour la science et la technologie (Photo fournie).


«Nous avons discuté et exploré la possibilité pour Chypre de signer l’adhésion à l’OCN. Nous sommes très près de parvenir à un accord pour signer notre adhésion à l’OCN», a poursuivi Kokkinos.
Il a toutefois précisé: «Chypre étant membre de l'UE, nous devons les informer et obtenir leur accord, ce qui, je l'espère, se fera dans les prochaines semaines.»
«Au fil de mes rencontres, j'ai été témoin d'une activité économique très dynamique et très prospère autour des nouvelles technologies et des sciences de la recherche. J'ai visité la Cité du Roi Abdelaziz pour la science et la technologie, et j'ai été témoin du travail phénoménal réalisé dans les laboratoires de génétique, les semi-conducteurs, la robotique industrielle, l'impression 3D et l'espace. Ce travail est colossal», a-t-il souligné.
«Ce n'est pas seulement l'infrastructure, les équipements et les laboratoires de pointe, mais aussi les gens et le capital humain. Je suis étonné par la qualité des scientifiques, car je viens moi-même du secteur des sciences et des technologies», a indiqué Kokkinos.
«Nous avons convenu que nous mettrons nos universités en contact avec les universités d'ici, en particulier la Cité du Roi Abdelaziz pour la science et la technologie, et que nous échangerons et collaborerons sur des projets spécifiques dans les secteurs et domaines d'intérêt mutuel», a-t-il signalé.

Κyriacos Kokkinos, ministre chypriote de la Recherche, de l'Innovation et de la Politique numérique, s'adressant à des responsables saoudiens (Photo fournie).


Kokkinos a déclaré qu'un accord avait été conclu pour confier à des groupes de travail conjoints des deux pays la tâche de collaborer selon une approche ascendante et d'élaborer un programme sur une base permanente, ainsi que de faciliter les relations commerciales et sociales entre Chypre et l'Arabie saoudite.
Il a ajouté que Chypre est une économie très dynamique et une porte d'entrée vers l'Europe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
«Lorsque j'ai été informé de cette visite, j'avais de grandes attentes, et ces attentes n'ont pas seulement été satisfaites, elles ont été dépassées de loin», a révélé Kokkinos. «La raison principale pour laquelle je dis cela, c'est la volonté et la détermination de la communauté des affaires et du gouvernement à collaborer avec Chypre et à conclure des alliances», a-t-il ajouté.
Kokkinos a soutenu: «L'hospitalité chaleureuse, les réformes substantielles et l'écosystème très dynamique qui ont interagi avec ma visite, ainsi que leur volonté de collaborer dans le but d’établir des relations commerciales sont merveilleux. Nos deux pays ont beaucoup de choses en commun, comme la culture, la nourriture et l'interaction sociale. Je crois que cela devient une priorité pour nous, et pour le Royaume ainsi que pour Chypre. Cela peut être le centre des affaires dans la région.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

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  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.