Syrie: trois morts dans une attaque de drone de la Turquie, selon les forces kurdes

L’attaque aurait visé des civils selon les forces kurdes (Photo, AFP).
L’attaque aurait visé des civils selon les forces kurdes (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Syrie: trois morts dans une attaque de drone de la Turquie, selon les forces kurdes

  • Nuri Mahmoud, un porte-parole des forces kurdes, a précisé que les victimes étaient Youssef Kello, une figure de la lutte nationale kurde, et ses deux petits-fils
  • En milieu de journée, des centaines d'habitants de Qamichli ont manifesté contre la Turquie, brandissant des drapeaux des forces kurdes

QAMICHLI: Les forces kurdes ont accusé mercredi la Turquie d'avoir tué trois civils dans une attaque de drone ayant visé une voiture dans la ville de Qamichli, sous leur contrôle dans le nord-est de la Syrie.

Dans un communiqué, l'administration kurde du nord et de l'est de la Syrie a affirmé que "l'Etat turc a visé, au moyen d'un drone" une voiture à Qamichli mardi, "tuant trois personnes d'une même famille, dont un homme de 82 ans".

Nuri Mahmoud, un porte-parole des forces kurdes, a précisé que les victimes étaient Youssef Kello, une figure de la lutte nationale kurde, et ses deux petits-fils.

"Cette agression qui a eu lieu au vu et au su de la coalition internationale et de la Syrie constitue un grave développement", a ajouté le communiqué qui a appelé les parties impliquées en Syrie à empêcher toute escalade.

En milieu de journée, des centaines d'habitants de Qamichli ont manifesté contre la Turquie, brandissant des les drapeaux des forces kurdes. Le président Recep Tayyip "Erdogan est un terroriste", scandaient les manifestants, dont un grand nombre de femmes.

"Le monde ferme les yeux" face aux attaques de la Turquie, a dénoncé un protestataire, Sarem Ahmed.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume uni et qui a un vaste réseau de sources en Syrie, a précisé que l'attaque visait un responsable des FDS qui n'était pas dans la voiture, ajoutant que son grand-père, un de ses frères et une troisième personne ont été tués.

A la faveur du conflit syrien déclenché en 2011, les Kurdes ont renforcé leur autonomie en installant leur propre administration dans le nord et le nord-est.

L'armée turque est déployée pour sa part depuis 2016 dans le nord de la Syrie et a lancé, avec l'aide de supplétifs syriens, trois opérations d'envergure ces dernières années dirigées notamment contre les forces kurdes.

Ankara considère les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, comme une émanation du parti des rebelles kurdes turcs, le PKK, qu'elle a classé comme "terroriste".


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.