Entre mes mains:« J’ai été séduite par le lien que les Émiratis ont avec le parfum»

«C’est un flacon d’huile de parfum que l’on appelle ici un tola. Le tola est un mot d’origine indienne, il désigne une unité de mesure qui équivaut à 12 grammes» (Photo fournie)
«C’est un flacon d’huile de parfum que l’on appelle ici un tola. Le tola est un mot d’origine indienne, il désigne une unité de mesure qui équivaut à 12 grammes» (Photo fournie)
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Publié le Samedi 26 juin 2021

Entre mes mains:« J’ai été séduite par le lien que les Émiratis ont avec le parfum»

  • Les Émiratis composent souvent eux-mêmes leurs parfums
  • Je me suis complètement acclimatée aux habitudes locales! J’étais typiquement Européenne en arrivant ici, puis j’ai commencé à tester des senteurs plus originales, et je me suis prise au jeu

DUBAI: Avec ses cheveux d’un blond doré, ses bracelets de perles, et sa grande robe vaporeuse en voile de coton, Julie Contat Desfontaines sent bon le soleil et les vacances. C’est d’ailleurs de senteurs dont elle nous parle, mais aussi de cultures et de découvertes. Mais avant cela, je lui avais demandé d’apporter un objet qui représente son lien à Dubaï…

Que tenez-vous entre les mains?

C’est un flacon d’huile de parfum que l’on appelle ici un tola. Le tola est un mot d’origine indienne, il désigne une unité de mesure qui équivaut à 12 grammes. Dans les souks, quand un achète un concentré pur de parfum, on l’achète par tola. Cet objet est pour moi un outil professionnel. Je travaille pour une des plus grandes entreprises de création de parfums et d’arômes, Firmenich, qui est une entreprise familiale et indépendante. J’évolue au sein de l’équipe appelée «parfumerie fine»; ma responsabilité est d’accompagner tant les marques locales, internationales, que les célébrités dans leurs projets de création de parfums. Outre la sensibilité olfactive, je dois faire preuve d’attention et de psychologie: j’écoute les envies du client, je les transmets aux parfumeurs, et ensuite, avec mon équipe, nous évaluons les créations, pour ne sélectionner que celles qui nous paraissent les plus cohérentes. Il y a une dimension très subjective dans le parfum: il faut prendre en considération les souhaits du client, tout en gardant à l’esprit que sa demande n’est pas personnelle, mais qu’elle devra être appréciée par des acheteurs finaux.

Y a-t-il des spécificités à exercer un tel métier ici, au Moyen-Orient, dans la mesure où le parfum détient une forte connotation culturelle? 

Tout à fait. L’histoire de la parfumerie dans cette région est à la fois ancienne et riche. Le parfum est utilisé pour exprimer sa personnalité, se différencier. Mais il ne faut pas imaginer, comme en Occident, que cela se réduit au fait de choisir un parfum agréable. Il y a tout un rituel autour de la parfumerie, rituel exécuté chaque matin, et qui peut durer entre dix et vingt minutes. Les Émiratis composent souvent eux-mêmes leurs parfums par un processus complexe de superposition des senteurs: cela commence par le savon utilisé, puis la lotion pour le corps, un spray parfumé, une eau de toilette, des touches d’huiles essentielles, et enfin le bakhoor (des copeaux de bois à brûler, préalablement macérés dans des huiles parfumées), dont les volutes de fumée imprègnent vêtements et cheveux. Les femmes comme les hommes deviennent les créateurs de leur parfum. Et cette composition change en fonction du moment de la journée, ou du lieu où ils se rendent. De la même façon que nous choisissons notre tenue en fonction de la situation, ils composent et adaptent leur parfum. Cette habitude de composition est un héritage familial: depuis qu’ils sont tous petits, de nombreux Émiratis baignent dans les effluves d’huiles concoctées par leurs grands-mères. C’est très commun qu’une marque de parfum naisse d’une recette de grand-mère.

Ces pratiques culturellement marquées semblent difficilement transposables dans un contexte occidental, où acheter un parfum est un geste de consommation par lequel l’individu tente de se distinguer socialement. Retrouve-t-on aussi ce comportement dans la région?

Il est certain que les Occidentaux sont beaucoup plus réservés lorsqu’il s’agit de parfum. Mélanger un parfum d’une grande marque avec un autre, ou y superposer une huile de parfum va apparaître comme une hérésie! Il y a moins d’audace, on a l’impression que mettre trop de parfum a un côté invasif, alors qu’ici, il y a la volonté de laisser un sillage olfactif. Les chiffres de ventes de parfums indiquent cette importance: le budget annuel moyen pour les parfums est de 385 dollars (un dollar = 0,84 euros) pour un Émirati contre 78 dollars pour un Européen. Le pouvoir d’achat est évidemment un critère qui peut expliquer ce décalage, mais il y a aussi l’intérêt porté au domaine. Il est aussi intéressant de constater que les parfums ne sont pas genrés: les hommes peuvent privilégier des senteurs florales, et les femmes des arômes boisés. À partir de ces senteurs initiales, ils composeront tous, par la technique de superposition, leurs propres senteurs. C’est ce qui explique aussi que l’on offre très facilement des parfums ici, car ce parfum sera recomposé, réarrangé. Il y a donc une éducation olfactive très présente dans la région, mais cela n’empêche pas la dimension sociologique que vous mentionnez. On la voit surtout dans l’utilisation de l’oud, qui est un ingrédient extrêmement cher: 2ml d’huile d’oud coûtent environ 3000 dollars. L’oud est un bois qui provient d’un arbre appelé Aquilaria, et qui pousse en Asie, la variété la plus prisée se trouvant en Inde. Cet arbre, lorsqu’il est infecté par un champignon, dégage une odeur spécifique, forte et boisée. On injecte manuellement un micro-organisme à l’arbre, l’opération est délicate et longue, il faut attendre au moins une dizaine d’années pour pouvoir récolter le bois, ce qui explique le prix. Se parfumer à l’oud est, de fait, un marqueur de distinction sociale.

Vous comparez les habitudes occidentales et arabes: vous qui êtes Française, mais qui vivez depuis 2011 à Dubaï, comment qualifieriez-vous aujourd’hui votre comportement face au parfum, réservé ou plus audacieux?

Je me suis complètement acclimatée aux habitudes locales! J’étais typiquement Européenne en arrivant ici, puis j’ai commencé à tester des senteurs plus originales, et je me suis prise au jeu. Le lieu et la région permettent aussi facilement ces expérimentations sensorielles: nous ne sommes pas loin de la route de la soie, dans une région où les épices détiennent une place primordiale, tous ces éléments composent notre rapport aux odeurs. C’est aussi ce qu’apporte la vie à l’étranger: une curiosité, une stimulation, une envie de découvrir. Je constate cela chez mes filles qui posent constamment des questions sur les habitudes alimentaires ou religieuses de leurs amis; c’est une richesse incroyable.

J’ai été séduite par le lien que les Émiratis ont avec le parfum, lien qui est en relation étroite avec leur sens de l’hospitalité: lorsque vous vous rendez chez eux, il y a souvent une salle d’eau où vous pouvez vous parfumer. Ils portent une attention très rigoureuse à la qualité et à la provenance des ingrédients utilisés. Lors des rendez-vous professionnels, nous abordons des détails très pointus qui indiquent que nous avons souvent affaire à des connaisseurs. Et s’il fallait encore vous convaincre de l’importance du parfum pour les Arabes de la région du Golfe, 82% d’entre eux sont de ce que nous appelons des grands consommateurs, qui se parfument plus de quatre fois par jour!

Quelles sont les senteurs les plus appréciées par les natifs de la région?

L’oud, l’ambre, le musc, la rose. Ces senteurs vont être mariées avec d’autres arômes, mais on les retrouve un peu partout, dès l’arrivée à l’aéroport de Dubaï, où les notes boisées fusent immédiatement. Chaque lieu a une odeur, et pour moi les Émirats, c’est l’oud, et la puissance qu’il dégage. Shanghai, où j’ai vécu pendant deux ans et demi, sentait la vapeur, l’humidité, les dumplings. La France, c’est l’odeur de la baguette et des croissants chauds! Je travaille en ce moment sur un projet pour le pavillon suisse dans le cadre de l’expo universelle: nous devons faire voyager le visiteur dans une région spécifique de Suisse uniquement à travers des odeurs. Il s’agit d’un voyage olfactif au sens littéral du terme! Et c’est justement cette magie du voyage et du dépaysement que permet le parfum.

 


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com