Entre mes mains: «C’est à Dubaï, que j’ai le plus appris sur la gastronomie française»

«Un couteau à huîtres. Cela peut paraître surprenant, surtout que la mention «fabriqué en France» est indiquée sur le manche» (Photo fournie)
«Un couteau à huîtres. Cela peut paraître surprenant, surtout que la mention «fabriqué en France» est indiquée sur le manche» (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 18 juin 2021

Entre mes mains: «C’est à Dubaï, que j’ai le plus appris sur la gastronomie française»

Un couteau à huîtres. Cela peut paraître surprenant, surtout que la mention «fabriqué en France» est indiquée sur le manche
  • «A Dubaï, nous avons eu l’impression que tout était possible»
  • «Au niveau de l’entreprise, le défi a été de s’adapter à la demande et de conquérir en permanence de nouveaux clients»

DUBAI: Avec sa coiffure sage et la raie impeccable sur le côté, on imagine aisément le petit garçon qu’il était et qui se réveillait tôt pour mettre la table du petit déjeuner, indication s’il en fallait que la nourriture détiendrait une place primordiale dans sa future vie d’adulte. Après une enfance et des études à Paris, Rodolphe Duffour a entendu l’appel de l’étranger: Bangkok d’abord, Dubaï ensuite, avant d’aller à la conquête d’un autre territoire: celui de l’autoentrepreneuriat. C’est cette aventure qu’il me raconte, mais avant cela, je lui avais demandé d’apporter un objet qui représente son lien à Dubaï…

Que tenez-vous entre les mains?

Un couteau à huîtres. Cela peut paraître surprenant, surtout que la mention «fabriqué en France» est indiquée sur le manche, mais si j’ai choisi cet objet, c’est d’abord parce que je l’ai acheté à Dubaï, et ensuite parce que c’est ici que j’ai ouvert des huîtres pour la première fois. Si j’ai toujours été attaché à la nourriture et aux produits du terroir, c’est à Dubaï que j’ai le plus appris sur la gastronomie française. Cela s’explique probablement par le fait qu’en s’éloignant de son pays, on cherche des moyens de demeurer attaché à son histoire, et la nourriture offre cette possibilité. Nous nous ouvrons évidemment à des goûts nouveaux, mais les saveurs avec lesquelles nous avons grandi nous rattrapent toujours. Je n’ai jamais autant mangé d’huîtres que depuis que je vis à Dubaï! Mon attachement à la nourriture, et particulièrement à la gastronomie française, s’explique aussi par mon parcours professionnel. En arrivant à Dubaï, j’ai travaillé pour un importateur-distributeur de produits alimentaires français à destination de l’hôtellerie et de la restauration. C’était un nouveau métier que je ne connaissais pas. Pendant deux ans, j’ai acquis des connaissances utiles pour pouvoir par la suite créer mon entreprise.

L’autoentrepreneuriat est un chemin sinueux et difficile; était-ce un rêve qui vous habitait depuis longtemps?

Non, je n’avais pas de rêve d’entrepreneuriat. Enfant, je désirais plutôt me tourner vers les métiers artistiques. Mes premiers désirs d’entrepreneuriat ont surgi lorsqu’Alix, mon épouse, et moi sommes arrivés en Thaïlande. Je crois que c’est un phénomène qui arrive assez souvent: en partant à l’étranger, le champ des possibles s’ouvre d’un coup, ce qui est même assez effrayant. À Bangkok comme à Dubaï, nous avons eu l’impression que tout était possible.

L’autoentrepreneuriat est en effet un parcours éreintant. Je crois que beaucoup d’entrepreneurs vont se retrouver dans ce que je vais décrire: les nuits écourtées, le stress immense, l’incertitude quant aux fins de mois, la frustration de ne pouvoir s’offrir un restau. Cela fait presque cinq ans que Maison Duffour existe, et de l’extérieur, on peut avoir l’impression que cela a été facile, sans soupçonner les moments difficiles qui ont été traversés mais le résultat est là !

Dubaï est-il ce lieu rêvé que certains imaginent pour celui qui voudrait se lancer dans l’aventure de l’autoentrepreneuriat?

Il y a beaucoup de fantasmes! Je ne sais pas s'il est plus facile de créer son entreprise à Dubaï qu’en France; chaque pays présente des contraintes spécifiques. En France, j’aurais certainement pu monter la même entreprise sans avoir à apporter de fonds de départ, ou du moins très peu, je n’aurais commencé à payer des impôts que lorsque mon entreprise aurait généré des revenus, j’aurais pu compter sur le soutien de ma famille qui aurait pu, par exemple, m’héberger. À Dubaï, même si il n'y a pas d’impôts sur les sociétés, il y a de nombreux frais administratifs, comme pour le paiement des licences, des autorisations, des visas. Dès le début, j’ai dû investir tout ce que j’avais (ce n’était peut-être pas grand-chose, mais c’était tout de même tout ce que je possédais!). Cependant, lorsque l’entreprise génère des revenus importants, c’est certain qu’il est très intéressant d’être implanté ici. Ce qui me plaît surtout ici, c’est que chacun est libre d’inventer le Dubaï qu’il souhaite, et pour un entrepreneur, c’est une liberté précieuse!

Aujourd’hui Maison Duffour est une entreprise pérenne; quels sont les défis les plus importants que vous avez dû relever?

À titre personnel, il a fallu que je sois particulièrement vigilant en ce qui concerne les liens que je nouais, cette vigilance prenant même parfois la forme d’une certaine méfiance. Lorsque l’on monte un projet professionnel, on peut rapidement se sentir isolé; dans mon cas, il s’agit d’une initiative de couple, nous avons tout créé à deux, ce qui a permis de surmonter plus aisément les moments difficiles.

Au niveau de l’entreprise, le défi a été évidemment de s’adapter à la demande et de conquérir en permanence de nouveaux clients. Maison Duffour est une épicerie en ligne qui importe et qui distribue des produits essentiellement français. Nous sommes un magasin gourmet dont l’objectif est de proposer à nos clients des produits de qualité à des prix justes. Au début, notre clientèle était 100 % française. Nous ne faisons pas de statistiques par nationalité, mais nous estimons aujourd’hui que près de 40 % de nos clients sont francophones, et les 60 % restants sont extrêmement diversifiés. Cette ouverture s’est faite grâce aux stratégies commerciales que nous avons mises en place; nous avons aussi été aidé par l’année 2020 où durant le confinement, nous avons vu naître des habitudes de commandes en ligne. Les clients voulaient avoir accès à des produits diversifiés, ils ont commencé à explorer, à chercher des aliments un peu différents; cette situation particulière nous a conféré de la visibilité.

Vous le disiez vous-même, il y a un aspect affectif et culturel à la nourriture; y a-t-il des réticences concernant certains produits?

La plupart des habitants de Dubaï, qu’ils soient expatriés ou Émiriens, ont connu d’autres pays: pays d’origine, pays du lieu d’études. Ces voyages effectués par les uns et les autres facilitent l’exploration culinaire. En termes de comportements, nous n’observons pas de barrières infranchissables, c’est la conséquence positive de la mondialisation. Parfois, on découvre des points communs ignorés: par exemple, il y a chez les Émiriens une vraie culture du fromage qui vient de leur histoire. Ils peuvent apprécier des goûts assez forts, comme certains fromages de chèvre; mais je ne leur proposerai pas d’emblée un camembert de Normandie très fait! Nous avons noué un partenariat avec un chocolatier local nommé Mirzam, ils utilisent nos fromages dans certaines de leurs recettes: ils ont conçu un cheese-cake au Brillat-Savarin qui a rencontré du succès.

Vous avez donné votre nom de famille à votre entreprise; qu’est-ce qui a motivé cette décision lourde de symboles?

On était en train de monter une entreprise à forte identité française. J’ai un nom de famille très français et qui, par hasard, détient une consonnance autour de la nourriture avec l’évocation du four. Il y avait de plus un clin d’œil familial: mon grand-père paternel avait un magasin qui s’appelait Maison Duffour, magasin qui vendait des objets religieux à Paris, place Saint-Sulpice. La boutique n’existe plus mais l’idée de me saisir de cet héritage et de le perpétuer à des milliers de kilomètres, ici à Dubaï, m’a plu.


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com