Les TGV, «clusters ambulants»? La SNCF se défend

La SNCF souligne elle que les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire (Photo, AFP)
La SNCF souligne elle que les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 05 juin 2021

Les TGV, «clusters ambulants»? La SNCF se défend

  • Le niveau de concentration de 800 ppm en CO2 est le seuil à ne pas dépasser préconisé par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) dans les espaces clos recevant du public
  • La SNCF souligne elle que les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire

PARIS : Faut-il craindre des "clusters ambulants" du Covid-19 à bord des TGV ? Dans un rapport, dévoilé par Mediapart, l'inspection du travail du Rhône pointe "un renouvellement d'air insuffisant" dans ces trains, mais la SNCF se défend, affirmant vendredi qu'elle applique "avec la plus grande rigueur" les consignes sanitaires.

Ce rapport a été réalisé après que le syndicat SUD-Rail avait exercé "un droit d'alerte pour danger grave et imminent", a précisé ce dernier à l'AFP.

Mais "on ne veut pas faire du catastrophisme, ni vider les TGV", où "il n'y a pas de clusters, pas plus de risques que dans un RER ou un supermarché", a insisté Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail. "Le cœur de notre démarche, c'est la santé des salariés à bord", car "la direction ne prend pas les mesures nécessaires de prévention", a-t-il expliqué. SUD-Rail réclame notamment des masques FFP2 pour les contrôleurs. 

Selon le rapport de l'inspection du travail, consulté par l'AFP, les niveaux de CO2 - indicateur du renouvellement et de la qualité de l'air - atteignaient le 12 mai à l'étage d'une voiture d'un TGV Lyon-Montpellier en moyenne 1 380 parties par million (ppm, unité de mesure du taux de pollution dans l'air), avec "un pic" à 4 200 ppm après un arrêt à Valence. "Les relevés indiquent des valeurs supérieures à 800 ppm sur la totalité du trajet", ce qui "met en évidence un renouvellement d'air insuffisant", écrit l'inspection du travail.

Or, note Mediapart, le niveau de concentration de 800 ppm en CO2 est le seuil à ne pas dépasser préconisé par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) dans les espaces clos recevant du public.

La SNCF souligne elle que les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire, où la réglementation fixe le niveau à 5 000 ppm "dans toutes les conditions d'exploitation". 

"Ces normes européennes datent de plus de dix ans. Il serait bien de les revoir", a rétorqué M. Meyer.

«Un risque d'exposition» au virus

En outre, se défend encore la SNCF, "les matériels TGV sont conçus pour maintenir un niveau de CO2 compris entre 1 000 et 1 500 ppm", avec un apport d'air extérieur "continu et équivalent à 20 m3 d'air neuf par heure et par voyageur". Et "l'air recyclé subit en permanence un traitement mécanique, hygrométrique et thermique qui permet de diminuer le taux de particules virales diffusées par aérosolisation".

La compagnie ferroviaire "applique avec la plus grande rigueur toutes les consignes et règles des autorités sanitaires, en matière de ventilation ou de filtration de l'air à bord des trains, comme elle fait respecter l'obligation de port du masque", a-t-elle assuré.

Mais, relève Mediapart, contrairement aux avions, les TGV ne sont pas équipés de filtres à haute performance. Sans ceux-ci, réclamés par SUD-Rail, "les TGV sont des contaminoirs", affirme Bruno Andreotti, professeur à l'École normale supérieure, spécialiste de la physique de la dispersion du virus et de la ventilation, cité par le média en ligne.

Dans son rapport, l'inspection du travail pointe aussi "l'absence de traçabilité de la désinfection effectuée à bord". Et un siège peut être "réattribué à un autre passager" après le départ du précédent "sans aucune désinfection" entre les deux, critique-t-elle, en notant que des voyageurs portaient mal ou pas du tout leur masque.

En conclusion, elle retient "un risque d'exposition des agents à bord (et des clients)" au Covid-19, "en l'absence de mesures effectives permettant le respect des gestes barrière" et d'"un renouvellement de l'air efficace".

Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, s'est lui voulu rassurant. "Les chiffres que nous avons, sur maintenant plus d'un an et demi, montrent que les transports en commun (...) ne sont pas des lieux de propagation prioritaires", a-t-il déclaré sur CNews.

Ce sujet est "pris très au sérieux, nous menons actuellement des études avec le Commissariat à l'énergie atomique qui a des capacités de modélisation très fines. L'idée c'est de toujours progresser si le cas échéant nous apprenons des choses au cours de ces investigations", a-t-il ajouté.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.