Macron entame un tour de France, la présidentielle en ligne de mire

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et le maire Gérard Miquel donnent une conférence de presse lors d'une visite à Saint-Cirq-Lapopie, près de Cahors, dans le sud-ouest de la France, le 2 juin 2021. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et le maire Gérard Miquel donnent une conférence de presse lors d'une visite à Saint-Cirq-Lapopie, près de Cahors, dans le sud-ouest de la France, le 2 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Macron entame un tour de France, la présidentielle en ligne de mire

  • M. Macron est arrivé dans l'après-midi à Saint-Cirq-Lapopie, un village médiéval de 200 habitants dont le maire est un de ses fervents partisans
  • Le chef de l'Etat va passer deux jours dans ce département, premier d'une dizaine de déplacements en juin dans tout le pays

PARIS : Le président Emmanuel Macron a entamé mercredi dans le sud du pays une série de déplacements pour sonder l'humeur des Français après 14 mois de pandémie, une tournée que ses opposants dénoncent comme une précampagne à moins d'un an de la présidentielle.

M. Macron est arrivé dans l'après-midi à Saint-Cirq-Lapopie, un village médiéval de 200 habitants dont le maire est un de ses fervents partisans. Les forces de l'ordre filtraient les entrées du village dont une partie des commerçants ont préféré garder portes closes.

« Ce que je trouve illogique c'est que le président disait vouloir aller à la rencontre des gens, mais après un, puis deux, puis trois barrages et autant de fouilles, ils finissent par faire demi-tour », a regretté Jean-François Vanoy, responsable d'une boutique de produits régionaux.

« C'est un moment très agréable de recevoir le président Macron, moi qui suis son supporter depuis le début », s'est en revanche félicité le maire Gérard Miquel.

Le chef de l'Etat va passer deux jours dans ce département, premier d'une dizaine de déplacements en juin dans tout le pays pour « prendre le pouls » et « renouer le contact », un exercice que le président piaffait de reprendre après 14 mois de restrictions des déplacements.

Un tour de France très politique aussi, à trois semaines des élections régionales et moins d'un an de la présidentielle.

M. Macron, dont la popularité est en hausse selon les sondages, n'a pas encore officialisé sa candidature pour un second mandat et son entourage dément qu'il entre en campagne, mais pour l'opposition il n'y a pas le moindre doute.

« Acceptons l'idée qu'il est en campagne présidentielle », a déclaré mercredi le député de la gauche radicale Alexis Corbière, tandis que la présidente d'Ile-de-France Valérie Pécresse (droite) s'est dite "choquée" par le fait que ce tour de France commence aussi à trois semaines des élections régionales.

« Si aller écouter les citoyens c'est être en campagne, alors il est en campagne depuis le début de son quinquennat », a répliqué l'eurodéputé de la majorité présidentielle Stéphane Séjourné.

Test pour les réformes

Après les habitants de Saint-Cirq-Lapopie, M. Macron rencontrera jeudi matin ceux de Martel, autre village prisé des touristes et terminera par une rencontre avec les élus à la préfecture de Cahors.

Le chef de l'Etat est friand de ces déplacements et débat avec le pays, un exercice auquel il s'était déjà livré en 2018 dans l'est et le nord, ainsi qu'à l'occasion du "Grand débat" national en 2019 qui avait suivi la crise des Gilets jaunes, ce mouvement social qui a ébranlé son quinquennat.

A l'issue de l'exercice, dans la première quinzaine de juillet, le chef de l'Etat pourrait s'exprimer sur le cap qu'il compte fixer aux dix derniers mois avant la présidentielle de 2022.

Parmi les sujets qui restent à trancher figurent notamment le lancement de réformes à long terme, comme celle des retraites et de la dépendance, mises sous le boisseau en raison de la crise sanitaire, ainsi que la création d'une garantie jeune universelle pour aider les 18-25 ans.

La réforme des retraites, sujet toujours inflammable en France, avait déclenché une vaste mobilisation syndicale fin 2019-début 2020. C'était avant que n'éclate la crise de la Covid, qui a fait plus de 110 000 morts en France, et poussé le libéral Macron à mettre en place une politique d'aides économiques et sociales massives pour amortir le choc.

Au moment où une « vie normale » semble de nouveau possible en France, qui sort peu à peu du confinement et où la vaccination s'accélère, le président va profiter de ces visites sur le terrain pour tester sa volonté de réformes, intacte selon lui.

Mais il ne pourra éviter, en particulier lors de sa rencontre avec les élus locaux, d'aborder la question des élections régionales des 20 et 27 juin, dans une région où le Rassemblement national (extrême droite) a progressé ces dernières années.

En Occitanie, la liste RN est donnée favorite au 1er tour avec 30% des voix, devant la présidente sortante socialiste créditée de 26%, suivie de la liste de droite (14%) et de celle de la majorité présidentielle avec 13%, selon un récent sondage Ifop.

 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.