Un cortège de quelque 500 étudiants et salariés s'est élancé en début d'après-midi de la gare Saint-Lazare dans une ambiance bon enfant, aux cris de «Constitutionnelle ou pas, cette loi on n'en veut pas»
Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité attendent une validation, même partielle, de la réforme, qui recule l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans
Après quasiment trois mois de conflit social, la mobilisation a donné des signes d'essoufflement
Selon le ministère de l'Intérieur, 380 000 manifestants ont défilé en France, dont 42 000 à Paris contre 570 000, dont 57 000 dans la capitale, le 6 avril
Les «Sages» doivent annoncer vendredi en fin de journée s'ils valident le projet décrié du gouvernement, ou s'ils le censurent en partie ou dans sa totalité
Ils jugeront aussi si la demande de référendum d'initiative partagée (RIP) de la gauche est recevable ou non
La Première ministre Elisabeth Borne avait saisi directement le Conseil constitutionnel le 21 mars pour un examen du texte qui repousse l'âge légal de départ de 62 à 64 ans
Des députés de gauche et ceux de l'extrême droite ont ensuite chacun déposé des recours pour contester la réforme, et les sénateurs de gauche en ont fait autant