Des experts analysent la couverture médiatique de la situation à Gaza lors de l'émission de Ray Hanania

Ignacio Miguel Delgado (à gauche), Mohammed Najib (au centre) et Andrew Friedman (à droite) ont rejoint Ray Hanania. (Capture d'écran/Fourni)
Ignacio Miguel Delgado (à gauche), Mohammed Najib (au centre) et Andrew Friedman (à droite) ont rejoint Ray Hanania. (Capture d'écran/Fourni)
Short Url
Publié le Jeudi 20 mai 2021

Des experts analysent la couverture médiatique de la situation à Gaza lors de l'émission de Ray Hanania

  • Le bureau de l'Associated Press (AP), situé dans la ville de Gaza, a été détruit par le bombardement israélien de la tour Al-Jalaa le week-end dernier
  • «Nous avons évoqué la destruction d'au moins dix-huit médias. Il y en a peut-être davantage mais, jusqu'à présent, c'est le chiffre que nous avons établi»

CHICAGO: Le bureau de l'Associated Press (AP), situé dans la ville de Gaza, a été détruit par le bombardement israélien de la tour Al-Jalaa le week-end dernier; il fait partie de l'un des dix-huit bâtiments abritant des médias attaqués par Israël au cours du conflit qui l’oppose actuellement aux Palestiniens.

Ce chiffre effarant a été divulgué mercredi par Ignacio Miguel Delgado, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord auprès du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), à l’occasion d’une discussion diffusée lors d’une émission de radio américaine parrainée par Arab News, Cette organisation mondiale à but non lucratif promeut la liberté de la presse et défend les droits des journalistes.

Deux journalistes, l’un israélien et l’autre palestinien, ont également pris part à cette discussion. Ils ont révélé qu'ils étaient contraints de travailler dans des conditions oppressantes et de voir leurs reportages censurés par les Forces de défense israéliennes (FDI) ou par l'Autorité nationale palestinienne.

Destruction d'au moins dix-huit médias

Delgado explique que, si les journalistes de nombreux pays de la région, dont la Syrie et l'Irak, courent de grands risques, ceux qui couvrent le conflit israélo-palestinien font face à un danger plus grand encore.

«Dans la bande de Gaza, la situation actuelle des journalistes est particulièrement désastreuse. Soit ils couvrent l’actualité et parlent des frappes aériennes, des opérations militaires, soit ils se mettent à l'abri parce qu'ils n'ont aucun endroit où se cacher», déclare-t-il.

«Nous avons évoqué la destruction d'au moins dix-huit médias. Il y en a peut-être davantage mais, jusqu'à présent, c'est le chiffre que nous avons établi. Trois bâtiments qui abritaient des médias, des sociétés de production et des services de diffusion ont été anéantis», indique-t-il.

«La justification qu’avance Tsahal [l’armée de défense d’Israël, NDLR] est que le Hamas utilisait ces bâtiments à des fins militaires; mais, jusque-là, nous n'avons constaté aucune preuve de cette activité et nous aimerions savoir si elle a existé», ajoute-t-il.

Aucune preuve

Les forces israéliennes ont intentionnellement ciblé et détruit la tour Al-Jalaa le 15 mai dernier. Outre les bureaux de l'AP, le bâtiment abritait également des locaux d’Al Jazeera, ainsi que plusieurs autres sites médiatiques. L'armée israélienne a indiqué qu'ils étaient aussi utilisés par des militants du Hamas, mais l'AP et le CPJ ont rétorqué qu’aucune preuve ne venait étayer cette affirmation.

Delgado souligne qu’il existe en revanche des éléments qui montrent qu'Israël cible les journalistes qui signalent la destruction par les forces israéliennes de cibles civiles ou militaires présumées.

«Quelques jours avant le bombardement de la tour Al-Jalaa, deux [autres] bâtiments ont été [détruits]: Jawhara et Al-Shorouk, qui abritaient plusieurs médias locaux, comme la chaîne jordanienne Al-Mamlaka», affirme Delgado. «D’autres sites hébergeaient la télévision Al-Aqsa, affiliée au Hamas. Il y avait de nombreux médias locaux», poursuit-il.

Censurer les reportages

«La destruction de ces bâtiments a eu pour conséquence que de nombreux journalistes ont perdu leur matériel. S’ils disposaient d’un peu de temps pour évacuer les bâtiments, ils ne pouvaient pas tout emporter avec eux, naturellement – l’ensemble du matériel de diffusion, les caméras… Tant de journalistes se retrouvent ainsi privés des outils qui leur sont nécessaires pour mener à bien leur travail», déplore-t-il.

L'armée israélienne a contacté les dix-huit sites médiatiques ciblés pour avertir ses occupants des attaques et leur donner la possibilité d'évacuer les lieux. Pourtant, plusieurs journalistes ont été tués ou blessés au cours des conflits actuels et précédents.

«À Gaza, au moins dix-huit journalistes ont été tués depuis que le CPJ a commencé à les dénombrer, en 1992. Nous avons appris aujourd'hui qu’un journaliste avait été tué. Trois autres reporters, qui couvraient des frappes aériennes à Gaza, ont également trouvé la mort. La région est l'une des plus dangereuses pour les journalistes», déclare Delgado.

Le journaliste israélien Andrew Friedman, d'Efrat, et le journaliste palestinien Mohammed Najib, de Ramallah, ont confié à Hanania qu'ils étaient contraints par les gouvernements israélien et palestinien de censurer les reportages qu’ils effectuaient sur le conflit.

Hostilité envers les médias

«Dans cette mini-guerre en cours, Tsahal n'a pas permis aux médias internationaux d'entrer à Gaza pendant neuf jours; ce n’est qu’aujourd'hui [mercredi] que des correspondants étrangers ont été autorisés à entrer à Gaza pour couvrir ce conflit», déclare Najib de ses bureaux de Ramallah, en Cisjordanie occupée, là même où il a travaillé comme journaliste indépendant pour The New York Times, The Wall Street Journal ainsi que pour d’autres journaux célèbres.

«En outre, tout le monde a constaté que le bombardement de la tour Al-Jalaa à Gaza [se fondait] sur des allégations selon lesquelles le Hamas serait présent dans cette tour – mais tous les rapports de Gaza le démentent», ajoute le journaliste.

Friedman, qui fut rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Yediot Aharonot, reconnaît que, comme les journalistes palestiniens, les journalistes israéliens sont confrontés à la censure officielle et à un public hostile au point de vue adverse. Toutefois, il affirme douter du fait que Tsahal vise intentionnellement les médias, à Gaza ou ailleurs.

«Il est sans doute vrai que de nombreux Israéliens éprouvent de l’hostilité envers les médias. J'ai cependant du mal à croire que l'armée les attaque intentionnellement. Tout d'abord, je pense que l'armée a mieux à faire. Mais, avec tout le respect que je dois à Ignacio, qui est un très bon journaliste, si le bâtiment était utilisé par le Hamas, je ne pense pas qu’il serait autorisé à le signaler. S'il le faisait, il ne serait plus en mesure de retourner à Gaza», estime Friedman, qui ajoute: «Je n’ai guère confiance dans la justification militaire, ni dans les accusations de la partie palestinienne.»

“Êtes-vous pour nous ou contre nous?”

«Pour les Israéliens et leurs partisans, l'histoire est absolument claire: une petite région juive est attaquée par des roquettes – que voulez-vous qu'ils fassent? Du point de vue des Palestiniens et de leurs partisans, c'est tout aussi limpide: un pays occupé est attaqué à Jérusalem et à Gaza – que voulez-vous qu'ils fassent?»

Najib convient que le public, aussi bien en Palestine qu'en Israël, attend des journalistes qu'ils promeuvent leurs points de vue plutôt que de rester objectifs.

«Après [de nombreuses] années d’expérience dans le journalisme, je peux affirmer que le travail le plus difficile, c’est d'être journaliste. Que l’on soit de culture palestinienne ou israélienne, la question est toujours la même: “Êtes-vous pour nous ou contre nous?” Voici ma réponse: pourquoi devrais-je être avec vous ou contre vous? Je ne suis contre personne. Nous nous devons d’être des journalistes professionnels», explique-t-il.

 

*L'émission de radio Ray Hanania est diffusée en direct sur la radio WNZK AM 690 à Détroit et sur la radio WDMV AM 700 à Washington DC sur le réseau radio américain arabe. Elle est sponsorisée par Arab News. Pour plus d'informations et pour écouter les émissions précédentes, rendez-vous sur ArabNews.com/RayRadioShow.


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
Short Url
  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
Short Url
  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Short Url
  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com