Une chienne survit à l'explosion de Beyrouth et donne naissance dans les décombres

Sur cette photo des archives en date du 5 août 2020, la fumée enveloppe le port de Beyrouth après l’explosion de la veille. (Photo, AP)
Sur cette photo des archives en date du 5 août 2020, la fumée enveloppe le port de Beyrouth après l’explosion de la veille. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 05 mai 2021

Une chienne survit à l'explosion de Beyrouth et donne naissance dans les décombres

  • La société allemande qui opère le retrait des produits dangereux affirme avoir trouvé 58 conteneurs dans le port qui constituent une réelle menace pour la ville
  • Neuf mois se sont écoulés depuis l'explosion massive, qui a également détruit le front de mer de la ville et les quartiers résidentiels près du port

BEYROUTH: Lors des opérations de retrait de conteneurs de produits chimiques du site de l'explosion du port de Beyrouth, la société allemande Combi Lift a découvert une chienne qui a non seulement survécu à l'explosion meurtrière d'août dernier, mais a également donné naissance à trois chiots à l'intérieur d'un conteneur d'acide.

«Les chiots ont été retrouvés il y a près de trois mois», a révélé Roger Accaoui, vice-président de Perpetual Animal Watch (PAW), une organisation à but non lucratif dédiée aux animaux de compagnie et trouve des foyers pour les chiens errants au Liban.

Combi Lift et la chef de sa délégation, Heiko Wilderhof, ont contacté PAW lorsqu'ils ont trouvé les chiots et leur maman, qui avaient désespérément besoin de soins.

Selon Accaoui, la chienne faisait partie de plusieurs chiens errants qui ont survécu et ont continué à vivre dans les décombres après l'explosion catastrophique du 4 août qui a tué 211 personnes et en a blessé plus de 6000.

«Elle a donné naissance à des chiots de race mixte dans un conteneur d'acide, et ils sont restés dans la zone contaminée», a souligné Accaoui. «Un des chiots est mort à cause de la contamination. Les deux autres ont subi des tests médicaux et se sont fait vacciner, et leur mère est restée au port.

Accaoui a également signalé que les chiots survivants avaient été emmenés dans une ferme pour recevoir un traitement après avoir souffert d'infections.

«Une famille a appelé pour adopter un chiot et quand elle a appris l’histoire, elle a eu encore plus d'empathie et a décidé d'en adopter un», a témoigné Accaoui.

Wilderhof a été tellement touché par cette expérience Invraisemblable qu'il a décidé d'adopter l'autre chiot, qui l'a plus tard nommé Samir en l'honneur d'un ami qu’il a rencontré à Beyrouth.

Après une période de convalescence, Samir est parti pour l’Allemagne avec la fille de Wilderhof samedi dernier.

Neuf mois se sont écoulés depuis l'explosion massive, qui a également détruit le front de mer de la ville et les quartiers résidentiels près du port. Près de 3 000 tonnes de nitrates d'ammonium, une matière hautement explosive utilisée dans les engrais, avaient été mal stockées dans le port pendant des années et alimenté l'explosion meurtrière. Les travaux pour enlever et trier les gravats sont toujours en cours.

Le Liban a embauché Combi Lift à la suite de l'explosion. La société allemande affirme avoir trouvé 58 conteneurs dans le port qui constituent une réelle menace pour la ville. Certains conteneurs étaient là depuis plus d'une décennie.

L'entreprise allemande attend toujours un paiement de 7,5 millions de SR (2 millions de dollars) avant de procéder à l'opération de retrait des conteneurs de produits chimiques.

Accaoui a indiqué que le site de l'explosion du port regorge toujours de chiens abandonnés. Beaucoup se sont réfugiés dans les décombres parce que les maisons où ils vivaient ont été détruites par l'explosion.

«Ces chiens se rendent au port car il s'agit d'une extension du principal abattoir de vaches et de moutons de Beyrouth, ce qui leur fournit de la nourriture», explique Accaoui, qui a également annoncé le mois de juillet comme date du début d’une campagne de capture/stérilisation/relâchement des chiens errants dans la zone portuaire.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.