Israël : Netanyahou toujours conspué par les manifestants

Des manifestants Israéliens arborant des masques géants à l’effigie du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de Benny Gantz, vice-Premier ministre du pays (Photo, Manahem KAHANA/AFP).
Des manifestants Israéliens arborant des masques géants à l’effigie du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de Benny Gantz, vice-Premier ministre du pays (Photo, Manahem KAHANA/AFP).
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Publié le Dimanche 23 août 2020

Israël : Netanyahou toujours conspué par les manifestants

  • Depuis le début de l'été, des milliers de personnes se réunissent à travers le pays pour appeler au remplacement du Premier ministre Netanyahou
  • Plusieurs manifestants portaient un masque sanitaire barré de l'inscription « crime minister », d'autres avaient écrit sur des pancartes « tu es viré », « libérez Israël », « Bélarus, Liban, Israël, unis nous sommes, Révolution !

JERUSALEM : « Ministre du crime », « tu es viré », « libérez Israël » : des milliers de manifestants réclamant le départ de Benjamin Netanyahou se sont à nouveau rassemblés samedi devant la résidence officielle du Premier ministre israélien à Jérusalem.

Depuis le début de l'été, et malgré la pandémie de coronavirus, des milliers de personnes se réunissent après le shabbat, samedi soir, à travers le pays pour appeler au remplacement du Premier ministre Netanyahou, au pouvoir sans discontinuer depuis 2009.

Benjamin Netanyahou, chef du Likoud (droite), a remporté les dernières élections, en mars, et a formé dans la foulée un gouvernement de coalition avec son rival, le centriste Benny Gantz, afin de sortir le pays de la plus longue crise politique de son histoire.

Au rythme des percussions, et sous la surveillance de la police, des milliers d'Israéliens - 10.000 selon des médias locaux - se sont rassemblés encore samedi soir pour demander le départ de M. Netanyahou en l'accusant notamment de corruption ou d'avoir mal géré l'impact économique de la pandémie de Covid-19.

« J'espère que les choses vont bouger et qu'il va être forcé de donner son siège à quelqu'un d'autre. Ce n'est pas un Premier ministre honnête. Il est accusé dans un procès et pense plus à sauver ses intérêts qu'à défendre ceux du pays », dit à l'AFP Ora, une manifestante venue du Nord et qui a fait trois heures de route pour participer au rassemblement de la rue Balfour, devant la résidence de M. Netanyahou.

Ce dernier est accusé de corruption, de malversation et abus de confiance dans une série d'affaires, devenant ainsi le seul Premier ministre de l'histoire d'Israël à être inculpé au cours de son mandat.

« Bélarus, Liban, Israël, unis nous sommes, Révolution ! »

Pour Efrat, une autre manifestante rompue à ces rendez-vous post-shabbat, le message s'adresse aussi à Benny Gantz, chef de la formation centriste Bleu Blanc, arrivé en deuxième place aux élections de mars, et qui s'est entendu sur un partage du pouvoir avec M. Netanyahou malgré les ennuis de ce dernier avec la justice.

« De nombreuses personnes ici ont voté pour Benny Gantz. Et nous voulons qu'il sache qu'il a fait une erreur en s'alliant avec Netanyahou », dit-elle. 

Plusieurs manifestants anti-Netanyahou portaient samedi soir un masque sanitaire barré de l'inscription en anglais « crime minister » (ministre du crime, ndlr), d'autres avaient écrit sur des pancartes « tu es viré », « libérez Israël », « Bélarus, Liban, Israël, unis nous sommes, Révolution ! ». Certains avaient juxtaposé le nom du Premier ministre à la photo du philosophe Machiavel, auteur du « Prince ».

La police israélienne avait fait état de sept arrestations lors des manifestations de Jérusalem. Selon de récents sondages, le Likoud de Benjamin Netanyahou reste en première place dans les intentions de vote, alors que la formation Bleu Blanc de Benny Gantz recule, et que les formations de centre-gauche Yesh Atid et de la droite radicale Yamina progressent.


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.