Médias et journalistes sous pression

Face à une telle situation, de nombreuses entreprises de presse ont fini par mettre la clé sous le paillasson. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 mai 2021

Médias et journalistes sous pression

  • Une grande partie de la presse écrite vit grâce à la publicité étatique, utilisée par les pouvoirs publics comme moyen de marchandage de la ligne éditoriale
  • Jamais la presse algérienne n’a connu une situation socioéconomique et politique aussi grave que durant ces dernières années

Chantage à la publicité, recours aux arrestations, poursuites et incarcérations de journalistes, déjà lourdement affectés par un climat social des plus délétères, vivant avec des revenus très bas, privés de leurs droits syndicaux, ou mis au chômage après des mois de travail sans salaire avant et durant la crise sanitaire. Dans un tel climat, quelle liberté reste-t-il à la presse algérienne ?

Ancien journaliste, le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, porte-parole du gouvernement, qui annonçait, il y a quelque temps, «la mort de la presse papier», est revenu hier pour nous informer de l’existence de 180 quotidiens, dont près d’une trentaine, avons-nous appris, ont été créés depuis son arrivée à la tête du département et tous ces titres bénéficient «du soutien de l’Etat en matière de papier et de publicité publique».

Or, il suffit de faire un tour aux plus achalandés des kiosques de la capitale, pour se rendre compte que le nombre de quotidiens n’atteint même pas la cinquantaine, dont une grande partie vit grâce à la publicité étatique, utilisée par les pouvoirs publics comme moyen de marchandage de la ligne éditoriale. Pourtant, la publicité est un produit commercial qui obéit aux règles du marché et de la concurrence.

Il ne doit en aucun cas être utilisé comme une arme de destruction des entreprises de presse qui font de «l’information un bien public» – le slogan utilisé cette année par les autorités pour célébrer la Journée de la liberté de la presse – et refusent d’obéir aux directives d’en haut.

Face à une telle situation, de nombreuses entreprises de presse ont fini par mettre la clé sous le paillasson. Fragilisées, d’autres tentent de survivre en réduisant drastiquement leurs équipes rédactionnelles, et le peu de journalistes qui subsistent sont sommés d’attendre les virements de leurs salaires durant des mois, souvent amputés de moitié, voire plus.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Affrontements à Jérusalem et horizons opposés

Une manifestation anti-Israël sur les tensions à Jérusalem près de la colonie juive de Beit El près de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 13 mai 2021 (Photo, AFP).
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  • Des résidents sont sur le point d’être chassés de leur terre, d’être amoindris, et toutes leurs croyances, même sacrées, humiliées
  • Pendant qu’Israël peine à surmonter les difficultés politiques internes, les auteurs du drame sont des colons, protégés

A Jérusalem, dans le quartier de Cheikh Jarrah, ou celui de Bab Dimachk, dit de la Porte de Damas, le sens le plus noble des valeurs qui définissent notre humanité se trouve aujourd’hui piétiné.

Des résidents sont sur le point d’être chassés de leur terre, d’être rabaissés, et toutes leurs croyances, même les plus sacrées, humiliées, simplement parce qu’ils sont arabes ou musulmans. D’autres, pour leur simple appartenance à la communauté juive, seront autorisés à les remplacer.

Pour compléter ce tableau, il convient de rappeler que pendant qu’Israël peine à surmonter les difficultés de former un nouveau gouvernement et mettre un terme au cercle vicieux électoral, les auteurs du drame sont des colons, protégés par les forces de l’ordre, et représentés dans les gouvernements israéliens par le biais de leurs partis extrémistes et fanatiques.

Dans cette conjoncture, les palestiniens deviennent doublement boucs émissaires. D’une activité coloniale en extrême effervescence avant tout, mais aussi de l’impasse politique considérable qui accable Israël.

Un vent de fascisme souffle sur cette équation, parrainé par un Benjamin Natanyahou en pleine crise.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


84% des marocains utilisent WhatsApp en 2021

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  • Le baromètre du Groupe Sunergia fait savoir que la messagerie se retrouve dans toutes les couches sociales et dans toutes les régions du Royaume
  • Seuls réfractaires, des personnes aux revenus très faibles qui travaillent dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche

Le système de messagerie WhatsApp est utilisé par 84% des Marocains en 2021 et 79% d'entre eux l'utilisent d'une manière quotidienne, révèle le baromètre des réseaux sociaux du Groupe Sunergia.

« Dans le milieu urbain, ce taux monte même à plus de 90% », indique le groupe dans sa cartographie des réseaux sociaux au Maroc en 2021, faisant savoir que WhatsApp se retrouve dans toutes les couches de la population et dans toutes les régions du Royaume.

Seuls quelques réfractaires, possiblement des personnes sans smartphone aux revenus très faibles qui travaillent dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Plus de 50% des entreprises sont menacées de disparition

Un café-restaurant fermé dans une déserte à Tunis: le secteur touristique a payé un lourd tribut durant les périodes de confinement liées à la pandémie. (Photo, AFP)
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  • Le patronat a été mis à l'écart dans la prise des décisions liées au confinement sanitaire général
  • La pandémie a lourdement impacté les petites et moyennes entreprises, notamment dans les régions

Plus de 50% des entreprises opérant dans plusieurs secteurs en Tunisie, font face à des difficultés financières et risquent de disparaître, a indiqué, mercredi, le président du conseil des présidents des Unions Régionales de l’UTICA, Hassine Maaouia.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le membre du bureau exécutif de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a affirmé que certaines entreprises ne sont plus en mesure d’honorer leurs engagements financiers.

Pour lui, « le gouvernement est le seul responsable de la dégradation de la situation dans la mesure où il ne dispose d’aucune stratégie claire pour faire face à la crise du Covid-19, outre le fait qu’il n’a pas fourni les doses de vaccins nécessaires au peuple tunisien ».

Maouia a également, déploré la mise à l’écart du patronat dans la prise des décisions liées au confinement sanitaire général, qui a lourdement impacté les petites et moyennes entreprises notamment, dans les régions.

 

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