Raid aérien israélien près de Damas

Une capture d'image tirée d'une vidéo de l'AFP montre ce qui semble être de la fumée s'échappant des bâtiments près de la capitale syrienne Damas. (Photo, AFP/Archives)
Une capture d'image tirée d'une vidéo de l'AFP montre ce qui semble être de la fumée s'échappant des bâtiments près de la capitale syrienne Damas. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 08 avril 2021

Raid aérien israélien près de Damas

  • Cette attaque a causé « des dégâts matériels » et « quatre soldats ont été blessés », a déclaré l'agence Sana, citant une source militaire
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que les frappes aériennes avaient « détruit un dépôt d'armes appartenant aux Iraniens »

BEYROUTH : Trois combattants des milices pro-Iran ont été tués en Syrie dans des raids aériens nocturnes imputés à Israël et ayant visé les environs de Damas, a annoncé jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en territoire syrien, ciblant des positions des forces iraniennes et du mouvement libanais du Hezbollah, grands alliés du régime de Damas.

Citant une source militaire, l'agence étatique syrienne Sana a aussi fait état d'une "agression" de "l'ennemi israélien" peu après minuit, évoquant "des dégâts matériels" et "quatre soldats blessés".

"Nos défenses aériennes ont intercepté l'agression et abattu la plupart" des missiles, a affirmé Sana, précisant que l'attaque avait été menée depuis l'espace aérien du Liban voisin.

Elle n'a pas précisé la nature des cibles.

Les frappes aériennes près de la région de Dimas, au nord-ouest de Damas, ont visé une position militaire du régime syrien et un entrepôt où sont stationnées des troupes iraniennes et des milices alliées, a indiqué l'OSDH, précisant qu'elles avaient "détruit un dépôt d'armes appartenant aux Iraniens".

"Trois combattants des milices pro-Iran ont été tués", a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire.

Israël déclare régulièrement qu'il ne permettra pas à la Syrie de devenir la tête de pont des forces iraniennes.

Déclenchée en mars 2011 par la sanglante répression de manifestations en faveur de la démocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances étrangères et une multiplication des factions armées.

Elle a fait plus de 388.000 morts et entraîné le déplacement de millions de personnes.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.