Les défis des streamers professionnels au Moyen-Orient

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Publié le Mardi 18 août 2020

Les défis des streamers professionnels au Moyen-Orient

  • Peu de streamers peuvent vivre de leur métier, à moins d’avoir une forte communauté, de recevoir des dons et du sponsoring
  • Arab News s’est entretenu avec des streamers arabes pour connaître leur parcours, et comprendre comment ils en sont arrivés à obtenir un tel succès

RIYAD: Des milliers de personnes dans le monde regardent des vidéos de jeux en streaming. Les streamers deviennent de plus en plus populaires, mais la situation est plus complexe qu’il n’y paraît à première vue.

A l’aube de l’ère du streaming, et à l’ère d’internet où le contenu est roi, ils sont rares ce qui peuvent être assez chanceux pour pouvoir être payés quand ils jouent à des jeux vidéo. Pour pouvoir dépenser de l'argent, il faut d’abord en gagner, et cette maxime est particulièrement vraie pour les streamers.

Alors que les jeux vidéo et les sports électroniques obtiennent de plus en plus de succès dans la région, Arab News s’est entretenu avec des streamers arabes pour connaître leur parcours, et comprendre comment ils en sont arrivés à obtenir un tel succès.

Des milliers de dollars d’investissement

Le streamer omanais Ahmed Al-Maimani, partenaire de Twitch et youtuber connu sous le nom de Pistyization (ou Pisty en abrégé), a commencé le streaming il y a 5 ans pour obtenir plus de revenus, tout en essayant d’obtenir son master à Bristol. « Au début, je n’ai pas gagné beaucoup d’argent. En fait, je perdais même de l’argent, mais je m'en fichais, je suis tout simplement tombé amoureux des  jeux en ligne », raconte t-il. Pour commencer dans le streaming il suffit surtout d’avoir du charisme, c’est bien plus important que de disposer d’un équipement professionnel élaboré.

Le jeune homme a fini par abandonner son travail actuel pour poursuivre le streaming à plein temps, et a depuis considérablement développé sa plate-forme et son nombre de fans, avec plus de 300 000 abonnés sur YouTube et des contrats de partenariats passés avec des sociétés telles que Activision, Ubisoft, Asus et Logitech.

Pour le streamer saoudien Jemeel Alturkustani, surnommé Jemimaru, le streaming en ligne était au début un passe-temps, il y a environ 8 ans. « J'ai commencé le streaming pour me faire de la compagnie, interagir, m'amuser et me faire de nouveaux amis. C’est quasiment comme si vous invitez vos amis pour jouer ensemble à des jeux vidéo », explique t-il.

Mais ses factures ont augmenté aussi vite que son intérêt pour le streaming. « En huit ans, j’ai probablement investi bien plus de 10 000 ou 15 000 dollars, entre les achats de différentes générations de consoles, plusieurs PC et d’autres équipements. Il est en réalité difficile d’estimer le montant des dépenses annuelles, car cela dépend de ce qui sort chaque année ».

Pour Ahmed Al-Maimani, qui fait du streaming à plein temps, contrairement à M. Alturkustani, qui en fait à temps partiel, les coûts sont beaucoup plus élevés, même s’il reçoit le soutien de sponsors. « Je dépense plus de 10 000 $ par an entre les jeux et les équipements, mais expérience dans les relations publiques m’a permis d’obtenir de nombreuses choses gratuitement, précise le streamer. Je ne me souviens pas avoir payé un jeu depuis 2016 ou 2017. Et si je veux vraiment un équipement, je vais l’acheter moi-même. En tout et pour tout, j’ai dépensé personnellement 15 000 $ pour mes activités de streaming », explique t-il.   

Les équipements pour se lancer

Un streamer qui veut se lancer a juste besoin d’un PC ou d’une console de jeu sur laquelle il peut jouer et d’une connexion rapide et stable. Une caméra et un microphone sont optionnels, même si les streamers les plus populaires sont ceux que l’on peut voir jouer en direct au jeu et interagir avec les téléspectateurs lors de chat sur les plateformes de streaming.

D’autres équipements supplémentaires sont aussi possibles, par exemple une chaise de jeu capitonnée pour permettre de rester confortable pendant de longues périodes de jeu. On peut aussi mentionner un contrôleur pour les joueurs sur PC, un microphone et une caméra de bonne qualité et ce qu’Ahmed Al-Maimani « un bonbon pour les yeux », soit des installations d’éclairage avancées, qui indiquent aux téléspectateurs le niveau de sérieux du streamer.

Pour Jemeel Alturkustani, le coût du streaming varie selon l’implication des joueurs. « Le streaming est un passe-temps assez bon marché, car les joueurs possèdent déjà une console ou un PC. La plupart des consoles possèdent maintenant un support de streaming intégré. On peut commencer à faire du streaming gratuitement en appuyant sur un bouton », précise t-il. Pour les streamers professionnels, la donne est différente, et des équipements plus avancés sont nécessaires pour réussir.

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Pour Ahmed Al-Maimani, qui fait du streaming à plein temps, les coûts sont beaucoup plus élevés, même s’il reçoit le soutien de sponsors. (Photo Fournie)

« L'une des choses les plus importantes dont vous avez besoin est un bon micro. Vous pouvez vous en sortir avec peu de choses, mais si votre son est mauvais, c’est rédhibitoire, déclare le gamer saoudien. Il faut aussi disposer d’une webcam avec une image nette, et un second moniteur informatique pour voir les discussions et les statistiques. Une bonne installation d'éclairage, un mélangeur audio et une plate-forme de streaming pour les boutons de raccourci constituent aussi des avantages énormes »

Le talent avant tout

Pour M. Al-Maimani, l'équipement d'un streamer reste secondaire par rapport au talent, seul à même de conserver un public engagé, et à la capacité d’interagir avec les fans pendant un streaming. « Vous pouvez simplement utiliser une caméra et un microphone pour ordinateur portable tout en restant l'un des meilleurs streamers de la région. Il faut surtout être charismatique, savoir parler à votre public, prêter attention aux discussions sans que la qualité de votre jeu ne s’en ressente ». Il admet cependant qu’un équipement avec des effets visuels sophistiqués attire un bon nombre de nouveaux abonnés. C’est qui justifie pour le fait qu’il se permet des « extras » coûteux.

Il explique aussi que le streaming peut rapporter de l’argent, mais qu’il coûte aussi cher. « Je dépense presque autant d’argent pour mes investissements dans le streaming que j’en gagne en jouant. Plus votre streaming marche, plus une communauté commence à vous soutenir, et grâce à elle, vous attirez de plus en plus d’entreprises désireuses de collaborer avec vous lorsqu’elles réalisent que vous être professionnel. »

M. Alturkustani partage le même point de vue. « Plus vous investissez dans des améliorations, plus votre chaîne devient attractive pour les téléspectateurs. »

Ahmed Al-Maimani, fort de son expérience, met en garde ceux qui voudraient se lancer dans le streaming uniquement pour gagner de l’argent, car les grandes réussites dans le secteur se font rares. « La plupart des gens qui commencent à faire du streaming uniquement pour gagner de l'argent réussissent rarement. Si certains streamers reçoivent des dons ou du sponsoring, c'est parce qu'ils ont travaillé très dur pendant longtemps pour en arriver là. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Nawal Al-Anazi, une étoile montante des courses épiques

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
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  • L'objectif ultime de Nawal Al-Anazi est de participer à la Coupe du monde de 2025 à Al-Ula et de représenter l'Arabie saoudite dans le monde entier.
  • Selon elle, l'équitation forge le caractère, apprend la patience, le courage, la rapidité d'esprit et la responsabilité.

MAKKAH :  dans le monde de l'équitation, où le courage et l'endurance règnent en maîtres, la cavalière saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante. 

Avec une détermination inébranlable et une ambition sans limite, elle a transformé sa passion d'enfance en une activité professionnelle. Elle est désormais une cavalière certifiée par la Fédération saoudienne et une fière propriétaire de chevaux qui rêve de représenter son pays sur la scène internationale. 

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)

« Je fais de l'équitation depuis mon enfance, mais j'ai décidé de m'y consacrer sérieusement il y a environ cinq ans », explique Mme Al-Anazi. « Ce qui a commencé comme un hobby s'est transformé en un style de vie après que je me sois engagée à suivre un entraînement intensif sous la direction d'un professionnel. 

Le chemin vers le professionnalisme a été semé d'embûches, mais la passion de Mme Al-Anazi l'a poussée à aller de l'avant. Grâce à un entraînement rigoureux et à l'acquisition de ses propres chevaux, elle a franchi une étape importante en participant à la prestigieuse Custodian of the Two Holy Mosques Endurance Cup à AlUla.

« Participer à ce championnat a permis de réaliser un rêve, mais je vise plus haut », a-t-elle déclaré. « Mon objectif ultime est de participer à la Coupe du monde 2025 à AlUla et de représenter l'Arabie saoudite au niveau mondial.

Pour Mme Al-Anazi, l'équitation transcende le sport ; il s'agit d'établir des liens profonds avec ces animaux. « Chaque cheval a une personnalité unique », dit-elle. 

Ce ne sont pas de simples véhicules de course, mais de véritables partenaires qui comprennent leurs pilotes et réagissent en conséquence. Cette relation doit être fondée sur la confiance et le respect mutuels.

L'Égyptienne a souligné que la société saoudienne soutient de plus en plus les femmes dans ce sport traditionnellement dominé par les hommes. « J'ai reçu d'énormes encouragements de ma famille, de mes amis et de la Commission royale du gouvernorat d'Al-Ula », a-t-elle déclaré. « C'est un sport qui s'adresse à tous ceux qui ont la passion de le pratiquer.

Aux aspirantes cavalières, elle donne des conseils simples. Suivez votre passion, entraînez-vous assidûment et relevez les défis. L'équitation renforce la confiance en soi et la force de caractère. 

Pour Mme Al-Anazi, l'équitation est un mode de vie qui exige un engagement et une passion durables. Selon elle, une équitation réussie exige de la patience et une compréhension intuitive des caractéristiques distinctes de chaque animal.

« L'essence de la véritable équitation n'est pas la domination », explique-t-elle. « Il s'agit de cultiver un partenariat fondé sur la confiance et le respect mutuels.

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)

Elle est convaincue que l'équitation forge le caractère, en enseignant la patience, le courage, la vivacité d'esprit et la responsabilité - des qualités qui s'étendent au-delà du manège, dans la vie de tous les jours. Ses ambitions ne sont pas seulement personnelles ; elle espère inspirer d'autres femmes saoudiennes à se lancer dans ce domaine. 

La cavalière a déclaré que les Saoudiennes d'aujourd'hui ont les moyens de réaliser leurs aspirations dans tous les domaines, l'équitation bénéficiant désormais d'un soutien substantiel dans tout le Royaume. » 

« Le voyage vers n'importe quelle ambition commence par un seul pas en avant. Lorsque vous croyez vraiment en votre vision et que vous la poursuivez avec une détermination inébranlable, aucun obstacle ne peut finalement empêcher votre réussite », a-t-elle déclaré. 

Alors qu'Al-Anazi poursuit son chemin vers la compétition internationale, elle reste fidèle à sa philosophie : « Le cheval est une créature magnifique qui mérite notre plus grand respect. Si vous avez un rêve, poursuivez-le sans relâche. Avec de la détermination, vous pouvez surmonter n'importe quel obstacle et atteindre le sommet. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com