La haine et l’hostilité façonnent l’idéologie politique des Houthis

Un combattant fidèle aux rebelles houthis du Yémen monte la garde lors d'un rassemblement commémorant la mort de l'imam chiite Zaid bin Ali dans la capitale Sanaa, le 14 septembre 2020 (Photo, AFP / Archives)
Un combattant fidèle aux rebelles houthis du Yémen monte la garde lors d'un rassemblement commémorant la mort de l'imam chiite Zaid bin Ali dans la capitale Sanaa, le 14 septembre 2020 (Photo, AFP / Archives)
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Publié le Samedi 06 mars 2021

La haine et l’hostilité façonnent l’idéologie politique des Houthis

  • L'administration Biden a annulé la désignation terroriste de la milice malgré de nombreuses preuves de sa nature extrémiste
  • Les leaders de cette milice n’ont jamais essayé de dissimuler leur mépris et leur antipathie envers les États-Unis, Israël, les Juifs et les États du Golfe

LE CAIRE: Hussein Badreddin Al-Houthi, fondateur éponyme de la milice houthie du Yémen, a prononcé un sermon le 17 janvier 2002, dans lequel il a inventé le slogan «Dieu est plus grand, la mort pour l'Amérique, la mort pour Israël, la malédiction pour les juifs, la victoire pour l’islam ».

C’est un slogan que les Houthis, officiellement connus sous le nom d’Ansar Allah, prétendent qu’il ne faut pas le prendre à la lettre, mais qui s’est répandu parmi les membres de la milice depuis la mort de Hussein Badreddin.

Abdul-Malik Badreddin Al-Houthi, qui est devenu le chef d'Ansar Allah après la mort de son frère en 2004, est connu pour être le cerveau derrière l'insurrection sanglante du groupe et la prise de Sanaa en 2015. Il a longtemps adopté les opinions toxiques de Hussein Badreddin, notamment son antipathie envers l’Amérique, Israël et les États arabes qu’il considérait comme des collaborateurs de l’Occident.

Et pourtant, malgré les connotations extrémistes évidentes du slogan, faisant écho à la rhétorique venimeuse d'Al-Qaïda et des talibans, la nouvelle administration américaine de Joe Biden a choisi de supprimer la désignation des Houthis en tant qu'organisation terroriste étrangère - une désignation qui lui a été attribuée quelques jours à peine avant que l'administration Trump ne quitte ses fonctions.

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Un discours du leader houthi Abdul-Malik Al-Houthi est projeté dans un stade de football de la capitale yéménite, Sanaa, le 23 décembre 2015 (Photo, AFP / Archives)

Cette semaine, il est apparu que l'administration Biden était allée plus loin en envoyant des négociateurs pour rencontrer des représentants houthis à Oman. L'objectif déclaré était d'ouvrir des voies vers la paix entre les occupants de Sanaa soutenus par l'Iran et le gouvernement yéménite reconnu par l'ONU à Aden.

Selon Reuters, Timothy Lenderking, le principal envoyé américain responsable de la crise au Yémen, a rencontré le négociateur en chef des houthis, Mohammed Abdul-Salam à Mascate le 26 février.

Avec une grande partie du nord-ouest du Yémen au bord de la famine et un engagement prévisiblement renouvelé des États-Unis avec Téhéran sur l’accord nucléaire, la nouvelle administration n'a pas caché sa volonté de parvenir à une solution non militaire à ce conflit oppressif.

Ces pourparlers se poursuivent en dépit du fait que les pensées et les actions des Houthis reflètent la définition même d’une entité terroriste mondiale - depuis ses attaques sans remords contre des civils jusqu’à son fanatisme idéologique, bien documenté dans les sermons et les écrits de ses leaders.

Dès le 8 mars 2002, Hussein Badreddin a prononcé un sermon dans la province de Saada, au nord du Yémen, incitant à des actes terroristes contre des non-musulmans. Dans un tract intitulé «Terrorisme et paix», il a faussement affirmé: «Musulmans, c'est ce que dit le Saint Coran. Croyants, vous devez faire tout ce que vous pouvez pour terroriser les ennemis de Dieu.

«Cela est du terrorisme légitime. Mais au lieu de parler de terrorisme légitime, c'est nous qui écoutons les médias et les leaders, et nous permettons au mot (terrorisme) de résonner dans son sens américain et non dans son sens coranique».

Dans le même sermon incendiaire, Hussein Badreddin a identifié les non-musulmans comme la racine de tout mal et l'Amérique comme un état terroriste.

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Des partisans yéménites du mouvement houthi tenant des pancartes anti-américaines et anti-israéliennes lors d'un rassemblement commémorant la mort de l'imam chiite Zaid bin Ali dans la capitale Sanaa, le 14 septembre 2020 (Photo, AFP / Archives)

«Nous devons toujours parler des Juifs et des Chrétiens comme Dieu en a parlé dans le Saint Coran, qu'ils sont les sources du mal, et que ceux qui les soutiennent sont les sources de la   bassesse, et que ce sont eux qui recherchent la corruption sur Terre».  Il a faussement affirmé, en plaidant qu'il est nécessaire «d'incruster nettement dans l'esprit des musulmans que les États-Unis sont des terroristes, que les États-Unis sont mauvais, que les juifs et les chrétiens sont méchants pour qu'ils ne parviennent pas à nous dépasser».

Hussein Badreddin a également exprimé de manière virulente des opinions antisémites sur Israël en affichant une attitude puritaine à l’égard de l’éducation des femmes, considérant cette dernière comme une conspiration sioniste contre les musulmans.

Dans un autre sermon, publié dans un tract de décembre 2001 intitulée «Qui sommes-nous et qui sont-ils», il a lancé le faux avertissement que les femmes éduquées «finiront par apprendre à devenir des femmes qui sont loin de donner naissance à des véritables arabes musulmans et loin d'élever des héros musulmans. Elles élèveront plutôt des soldats sionistes et donneront naissance à une société et à des générations qui deviendront leurs serviteurs».

Dans un sermon de décembre 2001, intitulé «Loyauté et hostilité», Hussein Badreddin a affirmé sans fondement que la confrontation avec l'Occident était un devoir religieux, car la culture juive et chrétienne ne fait que corrompre les jeunes musulmans: «Lorsqu'une personne devient corrompue, elle laisse ses enfants devenir corrompus ou peut corrompre les autres, elle est considérée comme recruteuse pour le service des États-Unis et d'Israël, et ainsi pour le service des juifs et des chrétiens. Cela prouve la volonté des juifs et des chrétiens d'obtenir ce qu'ils veulent et que leur corruption atteigne chaque maison et chaque personne, comme le diable le veut. C'est tout simplement le plan du diable».

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Un milicien fidèle au mouvement Houthi lève son arme à feu lors d'une manifestation devant l'ambassade américaine fermée dans la capitale Sanaa, le 18 janvier 2021 (Photo, AFP/Archives)

Dans plusieurs de ses sermons et ses écrits, Hussein Badreddin a fait l'éloge de la théocratie chiite iranienne et du Hezbollah libanais, qu'il a autrefois appelé «les maîtres les plus importants du djihad dans ce monde».

Abdul-Malik, le leader actuel, est taillé dans la même étoffe. Comme son défunt frère, il a accusé les États arabes du Golfe de soutenir les États-Unis et Israël. Lors d'un sermon du 20 septembre 2020, il a décrit les accords d'Abraham, en vertu desquels les Émirats arabes unis et Bahreïn ont établi des relations diplomatiques formelles avec Israël, comme «une allégeance aux ennemis de l'islam».

Dans un autre sermon un mois plus tôt, Abdul-Malik a réutilisé la fausse croyance de son frère selon laquelle le djihad contre les États-Unis et leurs alliés est un devoir sacré. Pour le dire avec ses propres mots: «Notre position face à l'agression brutale américaine, saoudienne, émiratie et sioniste contre notre pays est une position de principe fondée sur notre foi et notre religion. En vertu de l’identité de notre foi, c’est un djihad sacré, un devoir religieux, humain et patriotique, et quiconque ne respecte pas ce devoir ou trahit cette position, il trahit et abuse donc de l’identité de sa foi».

Le 3 janvier 2020, le président américain de l'époque, Donald Trump, a autorisé l'assassinat de Qassem Soleimani, le commandant iranien de la force extraterritoriale Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et Abu Mahdi Al-Muhandis, chef du groupe paramilitaire chiite irakien Kataib Hezbollah. Les deux hommes ont été tués dans une frappe de drone américain pendant que leur convoi quittait l'aéroport de Bagdad.

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Des partisans houthis scandant des slogans lors d'une manifestation contre la décision de l'administration américaine sortante de désigner les rebelles soutenus par l'Iran comme terroristes, dans la capitale Sanaa, le 20 janvier 2021 (Photo, AFP / Archives)

Téhéran et ses alliés irakiens ont depuis riposté avec des roquettes et des missiles balistiques sur des cibles de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak, tuant plusieurs militaires et entrepreneurs civils occidentaux et déstabilisant davantage le pays.

Dans un sermon prononcé le 20 août 2020, Abdul-Malik approuvait sans réserve les attaques aveugles, déclarant: «Nous saluons l'escalade des opérations de résistance contre la présence américaine en Irak».

«À ce stade tardif, les Américains voulaient rentrer en Irak, rétablir leur statut de colonisateur et de prendre les choses en main. Les choses se sont aggravées après leur crime odieux et terrible d'assassiner les deux martyrs Qassem Soleimani et Abu Mahdi Al-Muhandis en Irak».

Sans surprise, le slogan des Houthis, «Dieu est plus grand, mort à l'Amérique, mort à Israël, la malédiction pour les juifs, la victoire pour l'islam», a le même ton violent aujourd'hui que lorsque Hussein Badreddin l'a inventé en janvier 2002 - quatre mois seulement après les attaques du 11 septembre d'Al-Qaïda contre les États-Unis.

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Un enfant tient une banderole montrant le leader houthi Abdul-Malik Al-Houthi lors d'une manifestation de ses partisans pour marquer le quatrième anniversaire de l'attaque du «Vendredi de la dignité» le 18 mars 2015 à Sanaa. (Photo, AFP / Archives)

À l’occasion de l’anniversaire de la première déclaration publique du slogan, Abdul-Malik a rappelé aux Houthis que son défunt frère affirmait que l’hostilité envers les juifs et les chrétiens était un impératif religieux.

«Le Saint Coran nous a fourni une évaluation exacte, précise, réelle et certaine de nos ennemis représentés par des personnes perverses, perfides, trompeuses, haineuses et hostiles du Livre (juifs et chrétiens)», a signalé Abdul-Malik, essayant de justifier les ravages causés par les milices soutenues par l'Iran pour des raisons religieuses.

«Leurs plans, leurs positions, leurs dispositions et leurs méthodes, seront basés sur la prémisse qu'ils ne souhaitent pas du tout le bien à la communauté musulmane».

Au moment où les États-Unis réexaminent leur position sur l'Iran et ses alliés chiites radicaux dans tout le Moyen-Orient, la conviction que l'allègement des sanctions, les négociations ou les désignations alternatives peuvent amener les leaders houthis à changer leurs positions semblent au mieux délirant, au pire dangereux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Ministère saoudien des AE: La décision d'Israël sur la Cisjordanie sape les efforts déployés pour la paix et la stabilité

Le Palestinien Ameed Dusouki, membre du conseil du village de Burqa, se tient devant une clôture installée par des colons juifs après qu'ils ont annoncé leur contrôle sur la gare historique Al-Masoudiya de l'époque ottomane, qui fonctionnait entre les villes palestiniennes de Naplouse et de Tulkarem dans les années 1920, juste au nord de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée par Israël, le 15 février 2026. (FILE/AFP)
Le Palestinien Ameed Dusouki, membre du conseil du village de Burqa, se tient devant une clôture installée par des colons juifs après qu'ils ont annoncé leur contrôle sur la gare historique Al-Masoudiya de l'époque ottomane, qui fonctionnait entre les villes palestiniennes de Naplouse et de Tulkarem dans les années 1920, juste au nord de la ville de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée par Israël, le 15 février 2026. (FILE/AFP)
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  • Le ministère a déclaré qu'Israël n'avait aucun droit sur les territoires palestiniens et qu'il compromettait la solution des deux États, réaffirmant le soutien du royaume à un État palestinien indépendant
  • Le cabinet israélien a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie occupée et à faciliter l'achat de terres par les colons, ce que les Palestiniens ont qualifié d'"annexion de facto"

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné la décision d'Israël de prendre le contrôle de certaines parties de la Cisjordanie, avertissant que cette décision saperait les efforts pour parvenir à la paix et à la stabilité, dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères le X.

"Le ministère des Affaires étrangères exprime la condamnation du Royaume d'Arabie saoudite de la décision des autorités d'occupation israéliennes de renommer la Cisjordanie "terres d'État", affiliées aux autorités d'occupation, dans le cadre de plans visant à imposer une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, et à saper les efforts en cours pour parvenir à la paix et à la stabilité dans la région", a déclaré le ministère des Affaires étrangères lundi.

Le ministère a déclaré qu'Israël n'avait aucun droit sur les territoires palestiniens et qu'il compromettait la solution des deux États, réaffirmant le soutien du royaume à un État palestinien indépendant.

Le cabinet israélien a approuvé dimanche de nouvelles mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie occupée et à faciliter l'achat de terres par les colons, ce que les Palestiniens ont qualifié d'"annexion de facto". Cette mesure a été largement critiquée par les pays arabes, notamment le Qatar, l'Égypte et la Jordanie.


Nucléaire: le chef de la diplomatie iranienne à Genève pour négocier avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé à Genève où doit s'ouvrir un nouveau cycle de négociations avec les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien, a indiqué lundi la télévision d'Etat iranienne. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé à Genève où doit s'ouvrir un nouveau cycle de négociations avec les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien, a indiqué lundi la télévision d'Etat iranienne. (AFP)
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  • "Le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Genève à la tête d'une délégation diplomatique et d'experts pour participer au deuxième cycle de négociations sur le nucléaire", a annoncé lundi sur Telegram la télévision d'Etat iranienne
  • "Ce qui n'est pas sur la table: la soumission face aux menaces", a insisté le chef de la diplomatie iranienne sur X lundi, affirmant être à Genève "avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable"

GENEVE: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé à Genève où doit s'ouvrir un nouveau cycle de négociations avec les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien, a indiqué lundi la télévision d'Etat iranienne.

Ce nouveau volet de discussions "indirectes" doit débuter mardi, selon Téhéran, après que l'Iran et les Etats-Unis ont renoué le dialogue début février à Oman dans un contexte de menace d'intervention militaire américaine.

"Le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Genève à la tête d'une délégation diplomatique et d'experts pour participer au deuxième cycle de négociations sur le nucléaire", a annoncé lundi sur Telegram la télévision d'Etat iranienne.

"Ce qui n'est pas sur la table: la soumission face aux menaces", a insisté le chef de la diplomatie iranienne sur X lundi, affirmant être à Genève "avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable".

M. Araghchi a également annoncé qu'il rencontrera lundi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, "pour une discussion technique approfondie", puis son homologue omanais mardi.

De son côté, la Maison Blanche a confirmé dimanche que son émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, se rendraient à Genève cette semaine pour ces pourparlers.

Ils doivent également y participer à des discussions avec la Russie et l'Ukraine.

Après la répression meurtrière d'un important mouvement de contestation en janvier par les autorités iraniennes, le président Donald Trump a multiplié les menaces d'une intervention militaire, tout en laissant la porte ouverte à un règlement diplomatique, portant notamment sur le programme nucléaire iranien.

Une première session de négociation s'est ouverte le 6 février à Mascate, la capitale d'Oman, plusieurs mois après l'échec de précédentes discussions.

Ces dernières avaient été interrompues en juin en raison de la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël, déclenchée par des frappes israéliennes contre des sites nucléaires et militaires.

Les Etats-Unis avaient alors également bombardé des sites nucléaires iraniens.

Soupçons 

Les pays occidentaux et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire.

Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile.

Faute d'accord, Donald Trump a menacé Téhéran de conséquences "traumatisantes" et a même évoqué ouvertement vendredi l'hypothèse d'un renversement du pouvoir.

Des habitants de la capitale iranienne ont scandé dimanche des slogans anti-gouvernement depuis leurs fenêtres et leurs toits, au lendemain de vastes rassemblements contre la République islamique d'Iraniens vivant à l'étranger.

Washington a déployé d'importants moyens militaires dans la zone. Après l'envoi en janvier dans la région du Golfe du porte-avions USS Abraham Lincoln, un deuxième porte-avions, le Gerald Ford, doit les rejoindre, à une date qui reste incertaine.

Etats-Unis et Iran divergent sur la teneur de leurs nouvelles discussions.

L'Iran ne veut discuter que de son programme nucléaire. Washington, comme Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés régionaux.

Sur l'aspect nucléaire, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué que "la première condition" pour qu'un accord soit conclu entre les Etats-Unis et l'Iran, "est que tout le matériel enrichi doit quitter l'Iran".

Plusieurs pays, dont la Russie, ont proposé à Téhéran de prendre en charge ce stock.

"La seconde condition est qu'il ne doit y avoir aucune capacité d'enrichissement, il ne s'agit pas simplement d'arrêter le processus d'enrichissement, mais de démanteler les équipements et les infrastructures qui permettent d'enrichir l'uranium", a ajouté Benjamin Netanyahu.

Dans une interview à la BBC publiée dimanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a indiqué que son pays était prêt à un compromis concernant son stock d'uranium hautement enrichi si Washington levait les sanctions qui pénalisent l'économie iranienne.

Avant les frappes israélo-américaines sur ses sites nucléaires en juin 2025, l'Iran enrichissait l'uranium à 60%, soit bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l'accord nucléaire de 2015, désormais caduc, conclu avec les grandes puissances.

L'uranium enrichi à un taux très élevé (90%) peut servir à fabriquer la bombe A, communément appelée bombe atomique.


La Syrie annonce avoir pris le contrôle d'une autre base américaine

 Le ministère syrien de la Défense a annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la base d'al-Chaddadi, dans le nord-est du pays, en coordination avec les forces américaines, quelques jours après la reprise par Damas d'une autre installation près des frontières jordanienne et irakienne. (AFP)
Le ministère syrien de la Défense a annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la base d'al-Chaddadi, dans le nord-est du pays, en coordination avec les forces américaines, quelques jours après la reprise par Damas d'une autre installation près des frontières jordanienne et irakienne. (AFP)
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  • Des forces américaines déployées dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) étaient stationnées sur cette base, située à la périphérie de la ville du même nom
  • Elle abrite une prison où les forces kurdes détenaient des membres de l'organisation jihadiste, avant l'avancée des forces gouvernementales dans la région le mois dernier

DAMAS: Le ministère syrien de la Défense a annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la base d'al-Chaddadi, dans le nord-est du pays, en coordination avec les forces américaines, quelques jours après la reprise par Damas d'une autre installation près des frontières jordanienne et irakienne.

"Les forces de l'armée arabe syrienne ont pris le contrôle de la base militaire d'al-Chaddadi dans la campagne de Hassaké après coordination avec la partie américaine", indique un communiqué du ministère.

Des forces américaines déployées dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) étaient stationnées sur cette base, située à la périphérie de la ville du même nom.

Elle abrite une prison où les forces kurdes détenaient des membres de l'organisation jihadiste, avant l'avancée des forces gouvernementales dans la région le mois dernier.

Cette annonce intervient après la confirmation par Washington, jeudi, du retrait de ses forces de la base d'al-Tanf, près des frontières syriennes avec la Jordanie et l'Irak, qui constituait un point d'appui stratégique pour les Etats-Unis.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont été un partenaire majeur de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre l'EI et ont joué un rôle central dans la défaite du groupe en Syrie en 2019.

Mais après la chute fin 2024 du président Bachar al-Assad, les Etats-Unis se sont rapprochés du nouveau pouvoir de Damas, estimant récemment que la nécessité de leur alliance avec les forces kurdes s'était largement estompée.

Malgré sa défaite territoriale, l'EI demeure actif en Syrie.

Samedi, le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué avoir frappé plus de 30 cibles de l'organisation en Syrie depuis le début du mois.

Les frappes aériennes menées entre le 3 et le 12 février ont visé des infrastructures et des dépôts d'armes du groupe, selon un communiqué du Centcom.