Irak: «la famille» du premier chef de l'EI entendue par la justice

La famille du chef du groupe Daesh assassiné, Abou Bakr al-Baghdadi, a été ramenée en Irak pour y être interrogée, ont annoncé jeudi des responsables judiciaires (Photo, AP).
La famille du chef du groupe Daesh assassiné, Abou Bakr al-Baghdadi, a été ramenée en Irak pour y être interrogée, ont annoncé jeudi des responsables judiciaires (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 15 février 2024

Irak: «la famille» du premier chef de l'EI entendue par la justice

  • Le communiqué publié sur le site Internet du Conseil suprême de la magistrature irakien ne précise ni l'identité de ces personnes, ni leur nombre
  • La Turquie avait annoncé en novembre 2019 l'arrestation d'une épouse d'al-Baghdadi, interpellée en compagnie de dix autres personnes

BAGDAD: Un juge d'instruction en Irak a interrogé "la famille" du premier chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, ont annoncé jeudi les autorités judiciaires irakiennes, assurant que ces proches avaient été rapatriés de l'étranger.

Le communiqué publié sur le site Internet du Conseil suprême de la magistrature irakien ne précise ni l'identité de ces personnes, ni leur nombre, ni de quel pays elles ont été extradées.

Une source judiciaire a confié à l'AFP sous couvert d'anonymat qu'il s'agissait d'une épouse d'Abou Bakr al-Baghdadi "détenue en Turquie" et extradée vers l'Irak avec ses enfants.

Dans le cadre des efforts menés pour "récupérer les accusés impliqués dans des affaires de terrorisme en fuite hors d'Irak", les autorités judiciaires irakiennes ont obtenu "le rapatriement de la famille du terroriste Abou Bakr al-Baghdadi", selon le communiqué.

Sous la supervision d'un juge d'instruction spécialisé du tribunal al-Karkh, "la famille du terroriste Abou Bakr al-Baghdadi a été interpellée et entendue", ajoute le communiqué, précisant que "les investigations se poursuivent avec eux, pour mettre au jour les secrets les plus importants de l'organisation terroriste Daech", acronyme arabe de l'EI.

Ce communiqué intervient alors que la chaîne d'information panarabe saoudienne Al-Arabiya a annoncé la diffusion jeudi d'un entretien inédit avec "l'épouse d'Al-Baghdadi", présentée comme étant "Asmaa Mohamed".

Arrestation d'une épouse d'al-Baghdadi

La Turquie avait annoncé en novembre 2019 l'arrestation d'une épouse d'al-Baghdadi, interpellée en compagnie de dix autres personnes, dont une fille de l'ex-chef polygame de l'EI.

A l'époque, un responsable turc avait précisé que cette épouse était la "première femme" de l'ancien chef de l'EI, et qu'elle avait été arrêtée un an plus tôt, en juin 2018, dans la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie.

La presse turque avait présenté cette épouse sous le nom d'Asmaa Fawzi Mohamed Al-Koubaïsi.

En octobre 2019, les Etats-Unis avaient annoncé la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi lors d'un raid nocturne mené dans le nord-ouest de la Syrie.

Après une montée en puissance fulgurante et la conquête de vastes territoires en Irak et en Syrie voisine, l'EI a vu son "califat" autoproclamé s'écrouler sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

Bagdad a proclamé sa "victoire" contre l'EI fin 2017, mais les jihadistes continuent d'attaquer sporadiquement l'armée et de la police, particulièrement dans les zones rurales et reculées.

Dans le nord-est de la Syrie, plusieurs camps accueillent des dizaines de milliers de ressortissants étrangers accusés d'affiliation avec l'EI: il s'agit des femmes et des enfants des combattants jihadistes.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.