Londres sanctionne «des colons extrémistes» israéliens en Cisjordanie

Des soldats israéliens retiennent les colons juifs après qu'ils ont pris d'assaut le village palestinien de Dayr Sharaf, en Cisjordanie, situé à environ sept kilomètres de la colonie juive d'Einav, après la mort d'un Israélien le 2 novembre 2023 (Photo, AFP).
Des soldats israéliens retiennent les colons juifs après qu'ils ont pris d'assaut le village palestinien de Dayr Sharaf, en Cisjordanie, situé à environ sept kilomètres de la colonie juive d'Einav, après la mort d'un Israélien le 2 novembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 12 février 2024

Londres sanctionne «des colons extrémistes» israéliens en Cisjordanie

  • Ces sanctions visent des colons israéliens qui ont «violemment attaqué des Palestiniens en Cisjordanie occupée», indique le Foreign Office
  • Londres entend lutter contre ces violences «qui menacent la stabilité de la Cisjordanie»

LONDRES: Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé lundi des sanctions contre quatre "colons extrémistes" israéliens ayant "violemment attaqué" des Palestiniens en Cisjordanie et appelé Israël à prendre des "mesures plus fermes" contre les colons.

Ces sanctions visent des colons israéliens qui ont "violemment attaqué des Palestiniens en Cisjordanie occupée", indique le Foreign Office dans un communiqué. Quatre colons vont ainsi se voir imposer des restrictions financières ainsi que des restrictions de voyage.

Londres entend lutter contre ces violences "qui menacent la stabilité de la Cisjordanie".

Les Etats-Unis ont annoncé des mesures similaires le 1er février.

"Depuis un an, les colons extrémistes ont commis des actes de violence d'une ampleur sans précédent en Cisjordanie", condamne le Foreign Office dans son communiqué.

Ces colons "menacent les Palestiniens, souvent sous la menace d'une arme, et les forcent à quitter des terres qui leur reviennent de droit", a dit le chef de la diplomatie britannique David Cameron, cité dans ce communiqué, évoquant un "comportement illégal et inacceptable".

"Israël doit prendre des mesures plus fermes et mettre un terme à la violence des colons", a-t-il ajouté. "Trop souvent, nous voyons des engagements pris et des promesses faites, mais qui ne sont pas suivis d'effets", a critiqué le ministre.

Parmi les quatre colons sanctionnés, figure Moshe Sharvit, décrit comme "un colon extrémiste qui a menacé, harcelé et agressé des bergers palestiniens et leurs familles dans la vallée du Jourdain". "En octobre 2023, une communauté de vingt familles a fui après que Sharvit a attaqué les résidents et leur a dit qu'ils avaient cinq heures pour partir", est-il expliqué dans le communiqué.

Yinon Levy, également sanctionné par les Etats-Unis, est lui aussi cité dans le communiqué. Il est accusé de diriger un groupe de colons autour de l'avant-poste de Meitarim, "dont les colons ont eu recours à la violence physique et à la destruction de biens pour déplacer des communautés palestiniennes".

La Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël, est secouée par un regain de violences depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le territoire israélien le 7 octobre.

Selon l'Autorité palestinienne, plus de 380 Palestiniens ont été tués depuis lors par des soldats ou des colons israéliens en Cisjordanie.

Plus de 2,9 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie occupée, séparée de la bande de Gaza par le territoire israélien.

Environ 490.000 Israéliens y vivent également, dans des colonies jugées illégales par le droit international.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.