Le conflit soudanais soulève le spectre d'un terrain contaminé par les mines

Le Soudan et le Sud-Soudan sont parmi les pays les plus touchés par les engins non explosés (Photo, UNMAS).
Le Soudan et le Sud-Soudan sont parmi les pays les plus touchés par les engins non explosés (Photo, UNMAS).
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Publié le Mardi 30 janvier 2024

Le conflit soudanais soulève le spectre d'un terrain contaminé par les mines

  • Les publications sur les réseaux sociaux et la récente tragédie indiquent que l'utilisation des mines est de plus en plus courante par les parties belligérantes
  • Les armes aveugles et autres engins non explosés ne font aucune distinction entre les combattants et les civils

NOUAKCHOTT, Mauritanie: Dix civils soudanais ont été tués le 20 janvier lorsque le bus dans lequel ils voyageaient a heurté une mine terrestre sur une route de l’État d’Al-Jazirah, au sud de la capitale soudanaise, Khartoum, où des combats entre factions militaires rivales se poursuivent depuis avril dernier.

Les suites de la tragédie ont été marquées par un silence assourdissant de la part des parties belligérantes, des forces armées soudanaises et des Forces de soutien rapide. Cependant, l'incident, qui serait le premier du genre dans cette guerre, a révélé une nouvelle réalité périlleuse pour le Soudan.

Le Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS) doit encore examiner le site de l'explosion, car le type d'engin explosif utilisé n'a pas été confirmé. Les internautes au Soudan affirment toutefois que l'utilisation de mines terrestres antipersonnel est de plus en plus courante, ce qui représente une nouvelle menace mortelle pour les civils.

« Avant le début de la crise actuelle, les Nations unies aidaient les victimes de mines terrestres et d’explosifs de guerre », affirme à Arab News Mohammad Sediq Rachid, chef du programme d'action contre les mines au Soudan, qui fait partie de l'opération de paix des Nations unies.

Alors que le Soudan subit le précédent inquiétant créé par la tragédie du bus du 20 janvier, son combat n'est que trop familier dans d'autres pays de la région (Photo, AFP/Archives).

« Depuis le début du conflit, nous menons des campagnes de sensibilisation auprès des personnes déplacées, des réfugiés et des acteurs humanitaires de première ligne en alertant sur les risques et en promouvant des comportements sûrs », indique-t-il.

Le véhicule pris dans l'explosion transportait apparemment des passagers de l'est de l'État, saisi par les Forces de soutien rapide en fin décembre, vers Shendi, une petite ville de l'État du Nil, connue pour ses anciennes pyramides.

Comme il n'y a pas d'antécédents d'utilisation de mines terrestres dans cette zone, des allégations circulent sur les réseaux sociaux, indiquant que l'engin pourrait avoir été posé relativement récemment par les forces armées soudanaises dans le but d'entraver l'avancée des Forces de soutien rapide dans la région.

Étant donné l'impossibilité de vérifier les faits de manière indépendante, il est impossible d'attribuer les responsabilités. Toutefois, si d'autres engins de ce type ont été placés à Al-Jazirah et ailleurs, l'expérience amère signifie que cette tragédie ne sera pas la dernière.

Produites pour seulement un dollar, ces armes aveugles ne font aucune distinction entre les combattants et les civils et restent amorcées dans le sol pendant plusieurs décennies, longtemps après la fin d'un conflit.

L'impact dévastateur des mines terrestres et autres engins non explosés va au-delà des pertes immédiates en vies humaines et en membres. Elles peuvent empêcher les communautés d'accéder à des terres précieuses, entravant ainsi les activités agricoles et la construction d'installations essentielles telles que les hôpitaux et les écoles.

Produites pour seulement un dollar, ces armes aveugles ne font aucune distinction entre les combattants et les civils (Photo, UNMAS).

Selon M. Rachid, l'éducation est un élément essentiel de la lutte contre les mines terrestres. « Les enfants, en particulier, sont vulnérables, attirés par l'aspect curieux des restes de mines sans en mesurer pleinement le danger », précise-t-il.

L'impact de l'explosion des mines antipersonnel peut être durable. « Les conséquences englobent non seulement les blessures physiques, mais aussi les traumatismes psychologiques, les privations économiques et l'exclusion sociale », indique-t-il.

Dans le contexte mondial, environ 61 pays et régions sont actuellement confrontés à la menace persistante de la contamination par les mines terrestres, exposant des milliers de personnes au risque quotidien de blessures et de décès qui peuvent changer leur vie.

Parmi ces pays, le Soudan est l'un des plus gravement touchés par les mines antipersonnel et les engins non explosés, selon la classification des Nations unies.

Malgré ce défi de taille, le Soudan n'a pas encore ratifié la convention d'Ottawa de 1997, communément appelée « Convention sur l'interdiction des mines ». Il en va de même pour la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Russie et les États-Unis. 

Les mines terrestres antipersonnel ont été utilisées par les combattants au Soudan lors de multiples conflits. Au cours de ces périodes de conflit prolongé, toutes les parties impliquées ont déployé ces engins, laissant derrière elles un héritage de contamination.

Le Soudan est l'un des pays les plus gravement touchés par les mines antipersonnel et les munitions non explosées, selon la classification des Nations unies (Photo, UNMAS).

Avant la crise actuelle, qui a fait plus de 13 000 morts, le Soudan avait entrepris la tâche ardue de déminer le pays. Mais avec une zone contaminée couvrant plus de 172 millions de mètres carrés, il a fallu plus de deux décennies pour en déminer seulement 80 %.

La dernière vague de violence a introduit une nouvelle contamination, prolongeant le calendrier de déminage, les experts estimant que le temps nécessaire pour éliminer toutes les engins explosifs au Soudan pourrait prendre des générations.

La complexité s'accroît lorsque les mines sont posées dans des zones urbaines. Les villes, qui joueront un rôle essentiel dans la reconstruction après le conflit, seront confrontées à la tâche colossale d'éliminer les restes d'explosifs après la fin de la guerre.

Étant donné que le déminage au Soudan s'est surtout concentré sur les zones rurales, une formation supplémentaire sera nécessaire pour gérer les opérations de déminage en milieu urbain.

De même, au Sud-Soudan, qui a déclaré son indépendance du Soudan en 2011, les engins non explosés continuent de mutiler et de tuer malgré les efforts louables déployés pour les éliminer.

« Nos communautés ont appris à vivre avec les mines terrestres et à les éviter. Pourtant, les mines terrestres continuent de ravager les vies humaines, les animaux et la végétation », révèle Suzanne Jambo, analyste politique du Sud-Soudan, à Arab News.

De plus, les engins non explosés compliquent l'acheminement déjà difficile de l'aide humanitaire et des marchandises.

Le Soudan a plongé dans le chaos après que des tensions de plusieurs mois entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan (à gauche), et les Forces de soutien rapide, commandées par Mohamed Hamdan Dagalo, ont dégénéré en combats ouverts en avril dernier (Photo, AFP/Archives).

Mukesh Kapila, l'ancien représentant des Nations unies au Soudan, qui a dirigé une initiative visant à déminer les principales routes menant au Sud-Soudan, a souligné « la nature cruciale de ces programmes pour le rapatriement des réfugiés des pays voisins en toute sécurité ».

Étant donné que le Soudan a vu le déplacement de quelque 1,4 million de personnes à travers ses frontières depuis la mi-avril, beaucoup d'entre elles cherchant la sécurité au Tchad, au Sud-Soudan et en Égypte, il est devenu impératif de rétablir ces efforts de déminage.

« À l'époque, nous devions renforcer les véhicules d'aide de l'ONU avec des couvertures balistiques avant d'envoyer des convois de nourriture », rappelle M. Kapila à Arab News. « Dans les monts Nouba, les mines terrestres étaient basiques et fabriquées au Soudan à l'aide de la technologie iranienne. »

EN BREF

- 13 000 morts au Soudan estimés par l'Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED).

- 10 mois de combats à partir de janvier entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide.

- 10,7 millions de personnes forcées de quitter leur foyer depuis avril 2023, selon l’Organisation internationale pour la migration.

La communauté internationale, par l'intermédiaire d'organisations telles que le Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS), a toujours joué un rôle dans l'assistance aux victimes d'explosions de mines terrestres et d'autres restes de guerre.

Les efforts de réhabilitation comprennent le soutien médical, la formation professionnelle et la sensibilisation de la communauté.

Toutefois, le conflit en cours au Soudan a rendu la situation encore plus compliquée. Les hôpitaux et les prestataires de services essentiels, déjà mis à rude épreuve par la violence, ont du mal à offrir leur aide.

La vulnérabilité des victimes des mines terrestres s'est intensifiée à mesure que l'accès à l'aide humanitaire devenait difficile.

La situation est similaire dans d'autres régions du monde arabe où les conflits ont laissé des terres saturées de restes d'explosifs.

Le général de division A.K. Bardalai, ancien chef de mission adjoint et commandant adjoint de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, a déclaré que l'un des principaux défis consistait à identifier avec précision les zones touchées et la quantité de mines.

« En l'absence d'archives, les agences de déminage doivent procéder avec prudence, ce qui rend le processus long et laborieux », a-t-il déclaré à Arab News. « Il est également difficile de déterminer des délais précis pour un déminage complet en Afrique. »

S'appuyant sur son expérience au Liban, où les armes à sous-munitions ont été laissées par les combats avec Israël, M. Bardalai a révélé que les efforts de déminage peuvent prendre des décennies, même lorsque les combattants fournissent aux équipes de déminage des dossiers détaillés sur les sites où les mines terrestres antipersonnel ont été posées et où les engins explosifs sont tombés.

Lorsque ces documents ne sont pas fournis ou ne sont pas du tout effectués, les opérations de déminage peuvent prendre encore plus de temps.

Le Service de lutte antimines des Nations unies doit encore examiner le site de l'explosion du 20 janvier dans l'État d'Al-Jazirah (Photo, UNMAS).

Alors que le Soudan absorbe le précédent inquiétant créé par la tragédie du bus du 20 janvier, son combat n'est que trop familier dans d'autres pays de la région. Les expériences parallèles du Liban, de l'Irak, de l'Afghanistan et de Gaza soulignent les défis universels posés par les mines terrestres.

Le Mines Advisory Group, une organisation non gouvernementale britannique, affirme que Gaza devra faire face à des années de travail de déminage en raison de la densité des engins non explosés. La Cisjordanie a, elle aussi, souffert de la contamination par les mines terrestres pendant plus de 60 ans.

À moins qu'un cessez-le-feu durable ne soit conclu entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien raide, le Soudan sera sans aucun doute contaminé davantage, ce qui retardera son redressement de plusieurs décennies et mettra en danger les générations futures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux explosions près de l'hôtel de Damas où Macron a passé la nuit

  • Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste
  • Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas

DAMAS: Une explosion a secoué mardi matin Damas, selon des journalistes de l'AFP, dans un secteur proche de l'hôtel du centre de la capitale syrienne où le président français Emmanuel Macron a passé la nuit.

Des témoins ont vu de la fumée s'élevant du quartier, alors que le dirigeant avait quitté l'hôtel Four Seasons et était arrivé au palais présidentiel pour un entretien avec son homologue Ahmad al-Chareh.

Des ambulances, sirènes hurlantes, se sont dirigées vers les lieux alors que les forces de sécurité ont bloqué plusieurs issues menant au secteur.

Emmanuel Macron est arrivé lundi soir en Syrie, la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste.

Sa visite est intervenue alors que dix personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

Lundi soir, Emmanuel Macron avait dîné avec le président syrien dans un restaurant du centre de Damas avant de se rendre avec lui à la célèbre mosquée des Omeyyades au cœur de la ville.


Israël: le Parlement adopte en première lecture la création d'une commission d'enquête sur le 7-Octobre défendue par Netanyahu

Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. (AFP)
  • "Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi
  • Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention

JERUSALEM: Le Parlement israélien a approuvé lundi en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Le vote a été boycotté par l'opposition qui estime que la commission proposée sera à la botte du gouvernement.

"Le principe de cette proposition de loi est de permettre de mener, en toute indépendance, des investigations poussées sur les évènements du (...) massacre du 7 octobre", précise une note explicative jointe à la proposition de loi.

Celle-ci a été adoptée avec 59 voix en sa faveur, sur les 120 sièges que compte la Knesset, Parlement israélien, sans voix contre ni abstention.

Telle que définie par cette loi, les six membres de la commission seraient nommés par la Knesset, à la majorité des deux tiers. En l'absence d'un consensus, trois membres seraient désignés par la coalition au pouvoir et trois par l'opposition.

D'anciens otages, enlevés par le Hamas lors du 7-Octobre, ou des membres de familles endeuillées auraient un rôle d'observateurs, tandis que les délibérations de la commission seraient diffusées et accessibles au grand public.

Ariel Kallner, parlementaire à l'initiative de la loi, a défendu la composition bipartisane de la commission.

"Seule une commission formée de façon égalitaire nous permettra de découvrir la vérité et de préserver la confiance de l'opinion publique. Cette commission pourra enquêter sur n'importe quelle entité qui a profondément influencé la politique sécuritaire d'Israël", a-t-il déclaré dans un communiqué publié par la Knesset.

Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon des données officielles.

En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.000 morts en deux ans, d'après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, jugés fiables par l'ONU. Un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis octobre.

Des personnalités d'opposition ont fait savoir qu'elles boycotteraient toute commission nommée par des hommes politiques.

Dans ce cas, le pouvoir de désigner des membres échoirait en dernière instance au président du Parlement, ce qui reviendrait à confier le contrôle du processus à la coalition au pouvoir.

L'opposition appelle depuis longtemps de ses voeux l'établissement d'une commission d'enquête nationale indépendante, mécanisme fréquemment mis en place par le passé lors de fiascos majeurs.

Les sondages indiquent qu'une majorité d'Israéliens, quelle que soit leur sensibilité politique, soutiennent un tel mécanisme pour conduire l'enquête.

Les membres de la commission seraient alors nommés par le président de la Cour suprême, actuellement en désaccord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur plusieurs sujets.

"L'opposition ne prendra pas part à une comédie dont le seul but est de blanchir et d'empêcher une réelle enquête sur le plus grand désastre qu'a connu le peuple juif depuis l'Holocauste", a expliqué le  chef de l'opposition Yaïr Lapid sur X.

La proposition de loi doit maintenant être examinée par la commission de la Constitution de la Knesset pour de plus amples débats, avant les lectures finales, qui devraient se tenir la semaine prochaine.

Mardi, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Tel-Aviv et ailleurs dans le pays pour commémorer les 1.000 jours depuis l'attaque du 7-Octobre, exigeant la création d'une commission nationale d'enquête.

glp/cgc/vl

 


Un tanker touché par un projectile non-identifié dans la région du détroit d'Ormuz

Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO. (AFP)
  • L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman
  • Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché

LONDRES: Un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d'Oman, dans la région du détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence maritime britannique UKMTO.

"Un tanker a indiqué avoir été touché par un projectile inconnu sur le côté bâbord, provoquant un incendie, alors qu'il naviguait vers le sud", a écrit l'UKMTO dans un communiqué, ajoutant que l'incident n'avait pas fait de blessé ni causé de dommage à l'environnement.

L'attaque a eu lieu à 8 milles nautiques à l'est de Limah, dans le sultanat d'Oman.

Le site américain Axios a rapporté lundi soir que l'Iran avait "tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux", citant deux responsables américains. Selon l'un de ces responsables, un deuxième bateau a été touché et présente des dégâts importants.

L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante.

Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes, les Etats-Unis imposant pour leur part un blocus des ports iraniens.

Le trafic maritime a repris après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin pour mettre fin au conflit. Mais l'Iran répète, en dépit de l'opposition des Etats-Unis, qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage du détroit était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

Fin juin, accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires, les Etats-Unis avaient bombardé le pays en retour, et l'Iran avait ciblé en représailles ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn. Iran et Etats-Unis s'étaient ensuite mis d'accord sur une pause des hostilités.

Le détroit d'Ormuz constitue la principale voie maritime connectant les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde, en particulier aux marchés asiatiques.

En 2024, environ 20 millions de barils de brut y circulaient quotidiennement, l'équivalent de près de 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide, selon l'Agence américaine de l'Energie (EIA).