Trump condamné à verser 83 millions de dollars à une autrice pour l'avoir diffamée

L'ancien président américain Donald Trump salue son départ pour son procès pour diffamation à New York le 25 janvier 2024 (Photo, AFP).
L'ancien président américain Donald Trump salue son départ pour son procès pour diffamation à New York le 25 janvier 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 27 janvier 2024

Trump condamné à verser 83 millions de dollars à une autrice pour l'avoir diffamée

  • Donald Trump a été condamné vendredi par un tribunal civil de New York à verser un dédommagement énorme de 83,3 millions de dollars
  • L'ancien président des Etats-Unis, en campagne pour être réélu, a immédiatement fustigé sur son réseau social Truth Social une condamnation «ridicule» et promis de faire appel

NEW YORK: Donald Trump a été condamné vendredi par un tribunal civil de New York à verser un dédommagement énorme de 83,3 millions de dollars, à l'autrice E. Jean Carroll pour l'avoir diffamée, sur fond d'accusations de viol dans les années 1990.

L'ancien président des Etats-Unis, en campagne pour être réélu, a immédiatement fustigé sur son réseau social Truth Social une condamnation "ridicule" et promis de faire appel.

Le grand favori des primaires républicaines et très probable adversaire de Joe Biden à la présidentielle de novembre, a dénoncé une nouvelle fois "une chasse aux sorcières dirigée par Biden contre (lui) et le Parti républicain".

Ce montant astronomique de plus de 83 millions de dollars, décidé par un jury populaire, comprend notamment 65 millions de dollars de dommages et intérêts "punitifs".

Les jurés ont reconnu l'intention de "nuire" de M. Trump, 77 ans, déjà reconnu responsable par le juge de propos diffamatoires à l'encontre de Mme Carroll, 80 ans, qui réclamait au moins 10 millions de dollars de dédommagements pour préjudice moral et professionnel.

Elizabeth Jean Carroll est une ancienne chroniqueuse de l'édition américaine du magazine Elle qui a accusé Donald Trump de viol en 1996 dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais.

Sur la foi d'une autre plainte au civil en 2022 pour viol et diffamation, elle l'avait déjà fait reconnaître responsable en mai dernier au civil d'agression sexuelle il y a 28 ans et de propos diffamatoires tenus en 2022.

M. Trump avait été alors condamné à verser cinq millions de dollars de réparation.

Le total de ce qu'il doit verser après les procès de 2023 et 2024 s'élève donc à plus de 88 millions de dollars.

Ce second procès, uniquement pour diffamation, découle d'une première plainte civile en 2019 et avait commencé le 16 janvier, dans une ambiance électrique, en présence le plus souvent de l'ex-locataire de la Maison Blanche qui rêve d'y retourner.

Trump quitte le prétoire

A peine avaient commencé les plaidoiries finales que le tempétueux homme d'affaires s'était soudainement levé vendredi de sa chaise et avait bondi hors de la salle d'audience, selon un journaliste de l'AFP.

Donald Trump était resté toutefois revenu dans le prétoire.

L'avocate de Mme Carroll, Roberta Kaplan, (sans lien de parenté avec le juge Kaplan), venait de dire que l'ancien président des Etats-Unis avait "continué durant tout le procès à diffamer" sa cliente.

"L'homme qui a agressé sexuellement (Mme Carroll) fait ce qu'il veut: il ment, il diffame", a tonné l'avocate pour qui le septuagénaire "continue de lui faire du mal sur sa puissante plateforme", Truth Social et ses dizaines de millions d'abonnés.

De fait, le magnat a posté vendredi une vingtaine de messages accusant une nouvelle fois Mme Carroll d'avoir monté "une FAUSSE histoire à la Monica Lewinsky" -- du nom du scandale de la stagiaire de la Maison Blanche qui avait failli emporter le président Bill Clinton à la fin des années 1990 --  et de "chercher à EXTORQUER" de l'argent.

Jeudi, l'ex-président s'était brièvement défendu au procès mais sa liberté de parole était strictement limitée par le juge pour éviter tout dérapage verbal.

Il a simplement indiqué par un "oui" qu'il avait tenu les propos visés par une première plainte en 2019 contre des accusations de viol que venait de lancer, pour la première fois publiquement, E. Jean Carroll dans un livre.

"Elle a dit quelque chose que j'ai considéré comme faux", a dit M. Trump.

Mais encore mercredi soir, il avait lancé sur Truth Social 37 attaques contre Mme Carroll qu'il continue de dénigrer et d'insulter en la traitant de "tarée", à l'"histoire bidon", qu'il n'a "jamais vue de (sa) vie".

"Elle est malade", avait-il répété durant la procédure.

Le juge Kaplan, qui avait présidé le premier procès l'an passé, avait ordonné que ce second ne porte que sur les propos diffamatoires de Donald Trump et pas sur les accusations de viol de la plaignante.

En plus de cette affaire, quatre procès au pénal attendent l'ancien président des Etats-Unis.


Le gouvernement taliban annonce sa participation aux pourparlers de Doha sous égide de l'ONU

Une délégation talibane participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, le 6 juin 2024. (AFP).
Une délégation talibane participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, le 6 juin 2024. (AFP).
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  • Les autorités talibanes participeront au troisième cycle de pourparlers sur l'Afghanistan organisé par les Nations unies au Qatar, après avoir décliné la précédente invitation
  • La délégation talibane - dont la composition reste à annoncer - y participera car l'ordre du jour semble "bénéfique pour l'Afghanistan", a déclaré M. Mujahid à des médias afghans

KABOUL: Les autorités talibanes participeront au troisième cycle de pourparlers sur l'Afghanistan organisé par les Nations unies au Qatar, après avoir décliné la précédente invitation, a annoncé dimanche un porte-parole du régime.

"Une délégation de l'Emirat islamique participera à la prochaine conférence à Doha. Elle y représentera l'Afghanistan et exprimera la position de l'Afghanistan", a déclaré le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, à propos de ces pourparlers prévus les 30 juin et 1er juillet.

La délégation talibane - dont la composition reste à annoncer - y participera car l'ordre du jour semble "bénéfique pour l'Afghanistan", a déclaré M. Mujahid à des médias afghans.

L'ordre du jour inclut des "sujets comme l'aide à l'Afghanistan et la création d'opportunités pour les investisseurs en Afghanistan, ce qui est important", a-t-il dit.

Des émissaires pour l'Afghanistan s'étaient réunis mi-février à Doha, pour aborder le renforcement de l'engagement de la communauté internationale en Afghanistan, sous l'égide de l'ONU et en compagnie de représentants de la société civile afghane dont des femmes.

Le gouvernement taliban, qui a repris les rênes du pouvoir en Afghanistan en 2021 et avait été exclu d'une première réunion à Doha en mai 2023, avait refusé d'y participer à moins que ses membres ne soient les seuls représentants du pays.

Il exigeait également un tête-à-tête avec le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Des conditions jugées à l'époque "pas acceptables".

Selon des sources diplomatiques à l'AFP, une consultation des groupes de la société civile est cette fois prévue avant et après le troisième cycle de pourparlers, auquel n'assistera pas M. Guterres, mais pas dans des réunions avec les autorités talibanes.

"Il est impensable que des diplomates puissent se réunir pour discuter de l'Afghanistan au milieu d'une telle crise et qu'ils le fassent sans que les droits des femmes ne soient la principale question à l'ordre du jour et sans que les femmes afghanes soient pleinement associées à la discussion", a réagi auprès de l'AFP Heather Barr, directrice adjointe des droits des femmes pour l'ONG Human Rights Watch.

Les réunions doivent porter sur des sujets économiques et financiers ainsi que sur les efforts de lutte contre le trafic de stupéfiants, selon des sources diplomatiques.

Plusieurs autres groupes de la société civile ont également pressé l'ONU de donner la priorité aux sujets concernant les droits des femmes.

Depuis leur retour au pouvoir, les autorités talibanes n'ont été officiellement reconnues par aucun pays et appliquent une interprétation ultra-rigoriste de l'islam, multipliant les mesures liberticides à l'encontre des femmes, une politique qualifiée d'"apartheid de genre" par l'ONU.

De nombreux gouvernements et organisations humanitaires ont suspendu ou réduit leurs financements dans ce pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 15 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire, selon la Banque mondiale.


Grèce: trois touristes étrangers retrouvés morts en une semaine

Le 9 juin, le journaliste et médecin britannique Michael Mosley, connu pour ses apparitions dans des émissions phare de la télévision britannique, avait été retrouvé mort sur l'île de Symi, plusieurs jours après sa disparition le 4 juin. (AFP).
Le 9 juin, le journaliste et médecin britannique Michael Mosley, connu pour ses apparitions dans des émissions phare de la télévision britannique, avait été retrouvé mort sur l'île de Symi, plusieurs jours après sa disparition le 4 juin. (AFP).
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  • Le corps d'un touriste américain de 55 ans a été découvert dimanche sur l'île de Corfou, ce qui porte à trois le nombre de touristes étrangers retrouvés morts en Grèce en une semaine
  • La plupart de ces touristes avaient entrepris des randonnées sous un soleil écrasant, alors que la canicule sévit en Grèce

ATHENES: Le corps d'un touriste américain de 55 ans a été découvert dimanche sur l'île de Corfou, ce qui porte à trois le nombre de touristes étrangers retrouvés morts en Grèce en une semaine, tandis que des recherches étaient en cours pour retrouver trois autres touristes étrangers sur d'autres îles grecques, selon les medias grecs.

La plupart de ces touristes avaient entrepris des randonnées sous un soleil écrasant, alors que la canicule sévit en Grèce.

Le corps de l'Américain, qui a été découvert en mer près du port de Mathraki par un touriste, doit être transféré à l'hôpital de Corfou pour être autopsié, ont indiqué l'agence grecque Athens News Agency et la télévision publique ERT.

Selon Athens News Agency, le cinquantenaire était en vacances à Mathraki. Il a été vu pour la dernière fois par des habitants dans un café mardi dernier.

Il s'agit de la dernière découverte du corps d'un touriste étranger, après celle du médecin star de la télévision britannique Michael Mosley, retrouvé mort le 9 juin sur l'île grecque de Symi en mer Egée puis celle samedi d'un touriste néerlandais sur l'île de Samos.

Deux femmes françaises sont par ailleurs portées disparues sur l'île de Sikinos et un autre touriste sur l'île d'Amorgos.

Le corps du touriste néerlandais de 74 ans a été repéré samedi matin sur l'île de Samos par un drone des pompiers, gisant dans un ravin à quelques centaines de mètres de l'endroit où il a été vu pour la dernière fois dimanche dernier, en train de marcher avec difficulté.

Vendredi, deux femmes françaises ont été portées disparues à Sikinos, une petite île des Cyclades en mer Egée. Les deux femmes, âgées de 73 et 64 ans, avaient quitté leurs hôtels respectifs pour se rencontrer, selon les medias locaux.

Le 9 juin, le journaliste et médecin britannique Michael Mosley, connu pour ses apparitions dans des émissions phare de la télévision britannique, avait été retrouvé mort sur l'île de Symi, plusieurs jours après sa disparition le 4 juin.

Son corps sans vie a été repéré par une équipe de la chaîne publique grecque ERT qui était en train de filmer la zone où avait disparu cet homme de 67 ans. Michael Mosley avait entrepris une promenade sur la côte, en pleine chaleur.

Selon les météorologues, la Grèce a connu la vague de chaleur d'une durée d'au moins trois jours - ce qui pour la Grèce signifie des températures dépassant 38 degrés - la plus précoce jamais enregistrée.


Les musulmans d'Asie célèbrent l'Aïd al-Adha par des sacrifices et des fêtes traditionnelles

Bien que l’Indonésie compte le plus grand nombre de musulmans au monde, ses traditions pour célébrer l’Aïd al-Adha ont été influencées par d’autres religions. (AFP)
Bien que l’Indonésie compte le plus grand nombre de musulmans au monde, ses traditions pour célébrer l’Aïd al-Adha ont été influencées par d’autres religions. (AFP)
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  • De nombreux fidèles ont participé aujourd’hui aux prières communes dans la capitale indonésienne, Djakarta
  • Dans leurs sermons, les prédicateurs ont appelé les gens à prier pour les musulmans de Gaza et de Rafah

DJAKARTA: Aujourd’hui, les musulmans d’Asie ont célébré l’Aïd al-Adha («la fête du sacrifice») en mangeant et en priant pour les habitants de Gaza qui souffrent de la guerre entre Israël et le Hamas.

Cette fête, l’une des plus importantes de l’islam, commémore la force de la foi du prophète Ibrahim (Abraham) par l’abattage de bétail et la distribution de viande aux pauvres. C’est une occasion joyeuse où la nourriture constitue un élément essentiel: les musulmans pieux achètent et abattent des animaux et partagent deux tiers de la viande avec les pauvres. Cette fête coïncide avec les derniers rites du pèlerinage du Hajj en Arabie saoudite.

Une grande partie de l’Asie, notamment l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde et le Bangladesh, a célébré l’Aïd al-Adha aujourd’hui, tandis que les musulmans d’autres régions du monde, notamment l’Arabie saoudite, la Libye, l’Égypte et le Yémen, ont célébré la fête dimanche.

De nombreux fidèles ont participé aujourd’hui aux prières communes dans la capitale indonésienne, Djakarta. Dans leurs sermons, les prédicateurs ont appelé les gens à prier pour les musulmans de Gaza et de Rafah.

«Nos prières et nos pensées vont à nos frères et sœurs qui souffrent actuellement en Palestine», a déclaré le fidèle Adi Prasetya après avoir prié dans un champ dans le sud de Djakarta. «Nous avons aujourd'hui de nombreuses possibilités d’envoyer notre aide par l’intermédiaire d’organisations caritatives.»

«Qu’Allah donne de la force à ceux qui sont victimes de la guerre. Que ceux qui sont divisés puissent à nouveau vivre en paix», a prié Berlina Yustiza, une autre fidèle.

Bien que l’Indonésie compte le plus grand nombre de musulmans au monde, ses traditions pour célébrer l’Aïd al-Adha ont été influencées par d’autres religions.

Les habitants de Yogyakarta, ancien centre de la culture javanaise et siège de dynasties royales depuis des siècles, pensent que s’ils parviennent à récupérer les récoltes disposées sous la forme d’une montagne conique appelée «gunungan», qui défile du palais royal à la grande mosquée de Kauman, cela peut leur porter chance. Ils se précipitent alors pour récupérer diverses offrandes de nourriture, composées de fruits, de légumes et d’en-cas traditionnels.

Un jour avant le festival du sacrifice, les habitants de la ville de Pasuruan, dans l’est de Java, expriment leur gratitude et leur respect pour les animaux sacrifiés en les habillant aussi joliment qu’une mariée. La vache à sacrifier est vêtue d’une couronne de sept fleurs, d’un tissu blanc, d’un turban et d’un tapis de prière et défile dans les rues avant d’être remise au comité des sacrifices. Cette tradition est appelée «manten sapi» («vache mariée»).

Les habitants de Demak, un village de la province de Java, ont célébré l’Aïd al-Adha par une procession de bétail appelée «apitan», en signe de gratitude pour la nourriture et les récoltes. Ils apportent de la nourriture dans des récipients en bambou sur la place du village et ils mangent ensemble après avoir prié. Les habitants croient que cette procession apportera la prospérité et qu’un désastre surviendrait si elle n’avait pas lieu.

L’Aïd al-Adha commémore le récit coranique de l’acceptation par Ibrahim de sacrifier son fils Ismaël par obéissance à Dieu. Avant qu’il ne puisse procéder au sacrifice, Dieu lui fournit un bélier en guise d’offrande. Dans les récits chrétiens et juifs, Abraham reçoit l’ordre de tuer un autre fils, Isaac.

En Malaisie, le Premier ministre, Anwar Ibrahim, s’est joint à des milliers de fidèles, dont des touristes étrangers, pour effectuer la prière du matin dans une mosquée proche de son bureau à Putrajaya, au sud de la capitale Kuala Lumpur.

Par ailleurs, dans un marché de gros à Selayang, à l’extérieur de la capitale, des travailleurs musulmans se sont agenouillés sur des tapis placés sur un grand tissu blanc posé à l’extérieur du marché pour accomplir leurs prières.

Dans son message, Anwar Ibrahim affirme que la possibilité d’effectuer le pèlerinage du Hajj à La Mecque est l’un des plus grands dons de Dieu et que cette occasion devrait faire de nous des personnes plus simples et authentiques.

«J’invite les musulmans à vivre le message de simplicité que prêche le Hajj, à rester toujours humbles et à ne pas se laisser envoûter par l’attrait des richesses terrestres temporaires. Ne nous écartons pas de cet objectif. Le monde devrait être un pont vers la terre éternelle», ajoute le Premier ministre.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com