AlUla annonce une collaboration avec le chef Alain Ducasse pour une entreprise gastronomique éphémère

AlUla, la cité oasis ancienne du nord-ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé Ducasse in AlUla, une collaboration passionnante avec le chef de renommée mondiale Alain Ducasse, le chef le plus étoilé du monde au Guide Michelin. (AFP)
AlUla, la cité oasis ancienne du nord-ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé Ducasse in AlUla, une collaboration passionnante avec le chef de renommée mondiale Alain Ducasse, le chef le plus étoilé du monde au Guide Michelin. (AFP)
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Publié le Mercredi 24 janvier 2024

AlUla annonce une collaboration avec le chef Alain Ducasse pour une entreprise gastronomique éphémère

  • Cette initiative mêle harmonieusement le développement durable aux saveurs de l'Arabie saoudite, de la France et de toute la région du Moyen-Orient
  • Ducasse a confié l'exécution des cuisines de son restaurant à l'un de ses jeunes protégés, Afonso Salvaçao Barreto

ALULA: AlUla, la cité oasis ancienne du nord-ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé Ducasse in AlUla, une collaboration passionnante avec le chef de renommée mondiale Alain Ducasse, le chef le plus étoilé du monde au Guide Michelin.

Ce partenariat marque le lancement très attendu d’une expérience culinaire éphémère qui a commencé le samedi 20 janvier et se déroule à proximité du site patrimonial ancien de Jabal Ikmah. Cette initiative mêle harmonieusement le développement durable aux saveurs de l'Arabie saoudite, de la France et de toute la région du Moyen-Orient pour une expérience unique et mémorable. Ducasse a confié l'exécution des cuisines de son restaurant à l'un de ses jeunes protégés, Afonso Salvaçao Barreto.

Niché contre le cadre pittoresque des palmiers emblématiques d'AlUla, le futur restaurant propose une combinaison d'ingrédients locaux, qui viennent de fermes avoisinantes, et de saveurs traditionnelles, avec une touche française exquise. Cette initiative est de nature à redéfinir le paysage de la gastronomie de luxe de la ville.

Phillip Jones est le directeur du tourisme pour la Commission royale d'AlUla. Il confie: «Ducasse in AlUla représente un bond significatif dans l'évolution d'AlUla en tant que destination culinaire de premier plan. Cette expérience est méticuleusement conçue pour captiver aussi bien les résidents que les visiteurs. Nous avons façonné le restaurant non seulement pour introduire une expérience culinaire raffinée inégalée dans la ville, mais aussi pour honorer et intégrer les précieuses ressources naturelles d'AlUla qui ont longtemps nourri les civilisations anciennes et nourrissent encore aujourd’hui la population locale.»

 

À propos d'AlUla

Située à 1 100 km de Riyad, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, AlUla est un lieu d'un patrimoine naturel et humain extraordinaire. Cette vaste région, couvrant 22 561 km², comprend une luxuriante vallée d'oasis, des montagnes de grès imposantes ainsi que des sites de patrimoine culturel ancien qui datent de milliers d'années, à l'époque des royaumes de Dadan et Lihyan.

Hégra est le premier site du patrimoine mondial de l'Unesco en Arabie saoudite. Ancienne cité de 52 hectares, Hégra était la principale ville du royaume nabatéen au Sud. Elle est composée de cent onze tombes bien préservées dont beaucoup ont des façades taillées dans les affleurements de grès qui entourent l'établissement urbain fortifié.

Des recherches récentes suggèrent que Hégra était le poste le plus méridional de l'Empire romain après la conquête des Nabatéens par les Romains en 106 av. J.C.

AlUla abrite également l'ancienne Dadan, la capitale des royaumes de Dadan et Lihyan, considérée comme l'une des villes du Ier millénaire av. J.-C. les plus développées de la péninsule Arabique, et Jabal Ikmah, une bibliothèque en plein air qui présente des centaines d'inscriptions dans de nombreuses langues différentes et a récemment été inscrite sur le registre de la mémoire du monde de l'Unesco.

On trouve en outre le village d'AlUla Old Town, un labyrinthe de plus de neuf cents maisons en briques de boue développées à partir du XII siècle. Il a été désigné comme l'un des meilleurs villages touristiques du monde en 2022 par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Enfin, le chemin de fer du Hedjaz et le fort de Hégra, liés à Lawrence d'Arabie, sont des sites historiques clés.

Ducasse a débuté sa carrière en France en 1972, à l'âge de 16 ans, avant de travailler pour des chefs tels que Michel Guérard, Gaston Lenôtre, Alain Chapel ou Roger Vergé, le propriétaire du célèbre Moulin de Mougins. Les restaurants de Ducasse détiennent actuellement 20 étoiles Michelin dans le monde entier.

Réputée pour son exceptionnelle expertise dans le domaine culinaire mondial, l'icône culinaire française a créé pour Ducasse in AlUla un menu méticuleux qui met en avant la palette de saveurs propres à AlUla. Chaque plat est une célébration du patrimoine culturel de la région, mettant l'accent sur l'intégration d'ingrédients locaux et de méthodes de cuisson dans les plus fines traditions culinaires françaises.

Alain Ducasse raconte: «Lorsque j'ai visité AlUla avec mon chef Afonso, nous étions curieux de goûter les produits des fermes locales. Vous avez ces oasis naturelles où tout est cultivé, des dattes, des agrumes, des légumes verts en tous genres. La région connaît un projet ambitieux destiné à diversifier l'économie et à créer des opportunités pour la communauté locale. Le programme de formation agricole offre une aide aux agriculteurs locaux pour fournir des ingrédients de la qualité et de l'échelle nécessaires pour l'offre d'accueil croissante.»

En accord avec l'engagement d'AlUla envers le développement durable et la préservation de sa beauté naturelle, Ducasse in AlUla a été spécialement conçu par les designers Aliénor Béchu et Donald Bovy, de Volume ABC, pour s'harmoniser parfaitement avec l'environnement. L'intégration architecturale du restaurant avec le paysage naturel reflète un profond respect pour le patrimoine naturel de la région, offrant aux convives une expérience culinaire inégalée qui relie l'histoire et l'innovation.


Chez le chef français Alain Passard, le végétal radical

Le chef français triplement étoilé Alain Passard, devenu depuis août le seul de cette lignée à ne cuisiner que des végétaux, rêve que l'on "fasse de la place" dans la haute gastronomie française à cette cuisine disruptive. (AFP)
Le chef français triplement étoilé Alain Passard, devenu depuis août le seul de cette lignée à ne cuisiner que des végétaux, rêve que l'on "fasse de la place" dans la haute gastronomie française à cette cuisine disruptive. (AFP)
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  • "Ça n'existait pas, un grand chef qui fait sans le beurre, la crème, les œufs", dit d'emblée le mythique chef
  • "Cet été, j'ai compris que j'étais prêt, culinairement, mentalement", poursuit à l'AFP le cuisinier de 70 ans

PARIS: Le chef français triplement étoilé Alain Passard, devenu depuis août le seul de cette lignée à ne cuisiner que des végétaux, rêve que l'on "fasse de la place" dans la haute gastronomie française à cette cuisine disruptive.

"Ça n'existait pas, un grand chef qui fait sans le beurre, la crème, les œufs", dit d'emblée le mythique chef.

"Cet été, j'ai compris que j'étais prêt, culinairement, mentalement", poursuit à l'AFP le cuisinier de 70 ans, quelques mois après avoir annoncé tourner une page dans l'histoire de son mythique restaurant parisien l'Arpège, ouvert il y a 40 ans dans le quartier des ministères.

La protéine animale était déjà devenue discrète dans les assiettes du chef, qui avait banni la viande rouge en 2001. Alain Passard, qui avait pourtant bâti sa carrière et sa réputation sur la grande tradition de la rôtisserie française, se disait "dés-inspiré".

Sa nouvelle religion, il la fonde depuis 2001 en cultivant ses potagers privés à travers la France, et dans la saisonnalité.

"La nature a tout écrit. Par exemple, le poireau en hiver, c'est un produit de la nature fait pour réchauffer. Une tomate, c'est un verre d'eau, c'est fait pour désaltérer", assure-t-il, l'œil bleu pétillant.

En cuisine, une heure avant le service, c'est l'heure des "potions magiques" : six chaudrons et casseroles, remplies à ras bord de légumes, fanes, herbes, jus et réductions, viennent former le rituel de base de cette cuisine végétale.

Bien-être animal 

En maître des lieux, le "consommé" : une marmite de 10 litres d'un peu tous les végétaux de saison, avec "très peu d'eau, à niveau", la manne qui viendra délayer et faire vivre les sauces du midi.

Ce jour-là, cela viendra nourrir un consommé de céleri, qui fait presque sentir la viande ou une sauce au vin jaune, grasse, épaisse, à en rappeler le beurre, et un velouté de cresson bien iodé, sans avoir jamais connu la moindre goutte d'eau de mer.

Dans la nouvelle cuisine d'Alain Passard, très peu d'épices. Aucune "poudre de perlimpinpin", dit-il, peu de condiments et, en dehors des légumes, feuilles et fruits du potager, quasiment pas de céréales ou légumineuses.

Alain Passard plonge dans cet inconnu au moment exact, l'été dernier, où le seul chef triplement étoilé vegan au monde, Daniel Humm, à New York, remet la protéine au menu.

"Le moment est bon, la société est réceptive au respect des saisons, à la lutte contre le gaspillage alimentaire ou le bien-être animal", répond Alain Passard.

"Mais ce n'est pas politique, c'est artistique", ajoute le patron de l'Arpège, collectionneur d'art et peintre à ses rares heures perdues.

Nouvelles bases 

Mais dans la profession, ce modèle de restaurateur indépendant qui travaille seul et ne quitte jamais son établissement, devient parfois incompris. "Ils ne m'ont pas épargné : à la cérémonie du (guide gastronomique) Michelin, il y en a que je connais depuis 40 ans qui ont refusé de me saluer", dit-il en serrant les lèvres.

"Ce n'est pas leur conception de la cuisine", poursuit-il, alors que s'affirme en France un courant de chefs plus "identitaire", replié sur les traditions culinaires.

"Quand on va chez Alain, il faut oublier tout ce que l'on sait, il faut arriver vierge et être prêt à vivre quelque chose d'unique", le défend auprès de l'AFP le chef triplement étoilé Emmanuel Renaut.

En octobre, le critique Stéphane Durand-Souffland repart de l'Arpège "furieux qu'on ait essayé, moyennant une addition à 495 euros pour un couvert, de nous faire prendre des rince-doigts pour des lanternes", écrit-il dans le Figaro.

À l'AFP, il explique quelques mois plus tard avoir attendu dans le médiatique parti-pris de l'Arpège "un manifeste, sans avoir la révolution espérée".

"Quand on change autant de paradigme, il faut remonter une cuisine, prendre d'autres bases", dit le chroniqueur, citant les traditions culinaires végétaliennes de l'Inde au Japon.

"Je suis dans ce métier depuis 40 ans, je connais ma musique, mon solfège", répond Alain Passard, persuadé qu'il faut qu'on "fasse une place" dans la cuisine française au végétalisme.


Azzedine Alaïa et Christian Dior : aux racines d’un maître tunisien de la haute couture

Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
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  • Le livre met en lumière un dialogue esthétique et technique entre Alaïa et Dior, fondé sur une vision commune de la forme et du savoir-faire
  • L’expérience fondatrice d’Alaïa chez Dior et son admiration durable ont profondément influencé son parcours et inspiré l’exposition et l’ouvrage

DHAHRAN : Le livre de table publié par Damiani, « Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la haute couture », tisse avec élégance un dialogue visuel entre ces couturiers emblématiques du XXe siècle.

À travers des photographies capturant ces vêtements sculpturaux, l’ouvrage offre un festin visuel d’une grande élégance, ponctué de quelques pages de textes soigneusement sélectionnés.

Disponible uniquement en anglais, le livre, paru ce mois-ci, se lit aisément, avec une préface de l’éditrice et galeriste italienne Carla Sozzani, qui écrit : « Il ne s’agit pas simplement d’un dialogue entre deux maîtres de la haute couture, mais d’un retour à une origine profondément humaine et formatrice.

Christian Dior et Azzedine Alaïa ont développé un langage commun fondé sur une discipline intérieure et un respect de la forme, un langage qui a inspiré, inspire encore et continuera d’inspirer des générations. » 

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Le livre est sorti le 21 avril. (Publié par et avec l’autorisation de Damiani Books)

D’autres éclairages sont apportés par des figures telles qu’Olivier Saillard, historien de la mode français et directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, ainsi qu’Olivier Flaviano, directeur de La Galerie Dior depuis son inauguration en 2022, entre autres.

L’ouvrage présente également 70 pièces textiles impeccablement mises en scène, issues des archives des années 1950 et conservées à la Fondation Alaïa.

L’histoire commence en Tunisie, où le jeune Alaïa (1935-2017) découvre pour la première fois les créations de Dior (1905-1957) en feuilletant des magazines de mode français fournis par Madame Pinault, une sage-femme locale qui l’avait pris sous son aile.

Fils d’agriculteurs céréaliers, Alaïa est envoyé vivre chez ses grands-parents avec sa sœur jumelle, Hafida. À 15 ans, il ment sur son âge pour intégrer l’Institut des Beaux-Arts de Tunis en tant qu’apprenti sculpteur.

Il finance ses études en aidant une couturière qui vendait des reproductions de créations de grands couturiers parisiens à une clientèle tunisienne aisée.

Encouragé par Habiba Menchari, figure de l’émancipation féminine en Tunisie, il approche Madame Zeineb Levy-Despas, cliente de la maison Dior alors dirigée par Yves Saint Laurent, qui lui obtient un stage intensif de quatre jours à la Maison Dior.

En juin 1956, Alaïa, âgé de 21 ans, arrive dans l’atelier de Christian Dior, alors âgé de 51 ans, situé rue François 1er, au cœur du Triangle d’Or, épicentre du luxe parisien.

Bien que trois décennies les séparent, leurs esthétiques et leurs silhouettes présentent des similitudes, renforcées par leur goût intemporel.

Tous deux discrets, ils étaient fascinés par un artisanat minutieux et somptueux, laissant leurs œuvres — véritables sculptures à porter — s’exprimer d’elles-mêmes. Ils partageaient un goût pour les textures, les constructions ingénieuses et une architecture du vêtement à la fois douce et puissante.

Cette expérience brève mais fondatrice — ainsi que des décennies de collection des chefs-d’œuvre de Dior — a largement contribué à cette exposition.

Si l’exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris s’achève le 21 juin, près de 70 ans après ce stage, les images et les chefs-d’œuvre détaillés présentés dans le livre, eux, perdureront toute une vie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire

Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
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  • Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive
  • Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e)

LENS: Lens n'est plus qu'à un match d'écrire une grande page de son histoire: les Sang et Or ont battu Toulouse (4-1) mardi soir au stade Bollaert pour rallier la finale de la Coupe de France, qu'ils n'ont encore jamais remportée.

Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.

Comment pouvait-il en être autrement? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu'il l'a rappelé avant le coup d'envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l'histoire: malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n'a jamais soulevé ce trophée.

Les Lensois auront l'occasion d'effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s'affrontent mercredi soir à la Meinau.

Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d'une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état, qui n'aura pas souvent eu l'occasion de vibrer pour sa coupe de la saison, en l'absence de compétition européenne, en n'accueillant que le 32e de finale avant cette rencontre. Alors les supporters en ont profité jusqu'au bout, chantant "on est en finale" quand le résultat était devenu inéluctable, avant d'envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.

Réalisme lensois froid 

Puni par une entame de match désastreuse lors de la "manche aller", les joueurs de l'Artois ont cette fois piqué d'entrée grâce à Florian Thauvin, d'un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (5e). Le champion du monde (2018) l'avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop.

Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d'une frappe à l'entrée de la surface avant de célébrer d'un salto devant le banc lensois (18e).

Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière qui a rappelé le début du match précédent, symbolisé par une première approximation de Samson Baidoo (2e), enfin de retour en tant que titulaire après une blessure, puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (21e).

Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou (21 ans) aussi a été hésitant, sans doute pris par l'enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.

Toulouse limité 

Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois.

Mais malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d'un centre de l'autre piston, Saud Abdulhamid (35e).

Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain.

En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n'aura pas montré grand-chose et s'est heurté aux limites d'un onzième de Ligue 1, face au deuxième. S'il n'a pas le championnat, Lens aura peut-être la Coupe.