We Are From There, film intimiste et bouleversant, couronné au Festival du Caire

L'affiche du film primé au Caire. (Photo fournie).
L'affiche du film primé au Caire. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 29 décembre 2020

We Are From There, film intimiste et bouleversant, couronné au Festival du Caire

  • Le film We Are From There, du Libanais Wissam Tanios, a remporté le prix du meilleur film arabe et le prix du meilleur film de non-fiction à la 42e édition du Festival international du film du Caire
  • L'histoire de deux frères syriens qui rejoignent illégalement l’Europe, We Are From There est un film qui questionne les notions de chez-soi, d’intimité, d’identité et de métamorphose

PARIS: L’émotion perçait dans la voix de Wissam Tanios à la remise de ses deux prix lors de la 42e édition du Festival international du film du Caire. Une émotion d’autant plus grande que les deux frères – Milad et Jamil Khawam – sont ses cousins germains, du côté maternel. Arab News en français s’est entretenu avec le jeune réalisateur en pleine tournée de promotion.

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Wissam Tanios à la remise de ses deux prix lors de la 42e édition du Festival international du film du Caire. (Photo fournie).

Une histoire familiale

Les Khawam sont des Damascènes. Une famille de menuisiers, où l’atelier joue un rôle prépondérant dans la construction identitaire. C’est là que Milad Khawam va s’inspirer du bruit du travail sur le bois pour créer sa propre musique. Quant à Jamil, il se découvre une passion pour la matière. Cet atelier symbolise pour Wissam Tanios les souvenirs de leur enfance, conservés par les vidéos VHS de son oncle.

La guerre en Syrie et l’insoluble sortie de crise vont conduire ces deux frères à vouloir partir illégalement vers l’Europe à bord de bateaux de fortune depuis la Turquie.

We Are From There est d’abord une histoire familiale.

En 2015, l’annonce de leur projet va provoquer un choc pour Wissam Tanios. «J’ai reçu une véritable gifle. J’ai agi par pur instinct. Filmer leur histoire était pour moi un mécanisme d’autodéfense.»

L’hybridité créative

L’intelligence de Wissam Tanios est d’utiliser les archives familiales en opérant un parallèle subtil avec les séquences contemporaines. «J’ai longtemps voulu ne pas utiliser ces images, car il était difficile de montrer ces moments d’intimité.»

Ce parallèle n’avait pas pour objectif d’opérer un retour en arrière, mais de servir comme un outil pour renforcer les caractères des deux protagonistes.

Les personnalités parfois divergentes des deux frères sont accentuées avec finesse par le réalisateur. Wissam Tanios propose un récit intimiste qui ne se veut pas pour autant larmoyant. Les frères vont eux-mêmes se filmer durant leurs périples respectifs. Cette authenticité est aussi visible lors des échanges via Skype. La caméra permet aux deux frères d’exprimer leurs émotions à l’état brut. «Je ne voulais pas faire un film uniquement sur l’immigration. Je voulais vraiment m’intéresser à la jeunesse et en particulier à la procédure de métamorphose.» 

Une histoire arabe et universelle

Wissam Tanios a aussi eu comme objectif de créer des ponts entre les spectateurs et les deux frères. «J’ai souhaité montrer que ce sont deux individus ordinaires, l’un rationnel et l’autre plus mû par l’émotion, auxquels il est aisé de s’identifier.»

Au Festival international du film du Caire, une intervenante tunisienne lui a déclaré que ce film est aussi une histoire arabe. «Le film est très politique sans parler implicitement de politique. Le film concerne la Syrie, mais aussi de la même manière la Tunisie, la Libye, le Soudan, et le Liban.»

Le réalisateur ne cache pas la volonté qu’il a eue de donner à son film une approche universelle. «We Are From There pose la question de savoir ce que cela signifie de recommencer à zéro. Cela peut tous nous concerner.»

Ainsi va le monde.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.