Climat: Macron célèbre le «multilatéralisme» cinq ans après l'accord de Paris

Cinquième anniversaire de l'Accord de Paris sur le changement climatique - Dans ce fichier photo prise le 12 décembre 2015 Plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) se réunissent pour former une chaîne humaine lisant "+ 3 ° C SOS" sur le Champs de Mars près de la Tour Eiffel en Paris en marge de la COP21, la conférence des Nations Unies sur le réchauffement climatique. (AFP)
Cinquième anniversaire de l'Accord de Paris sur le changement climatique - Dans ce fichier photo prise le 12 décembre 2015 Plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) se réunissent pour former une chaîne humaine lisant "+ 3 ° C SOS" sur le Champs de Mars près de la Tour Eiffel en Paris en marge de la COP21, la conférence des Nations Unies sur le réchauffement climatique. (AFP)
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

Climat: Macron célèbre le «multilatéralisme» cinq ans après l'accord de Paris

  • Macron: «Nous pouvons être fiers de cet accord. En effet, 5 ans plus tard, il démontre aujourd'hui plus que sa pertinence, le fait qu’il a constitué une avancée forte du multilatéralisme, de la science, de la solidarité face aux défis climatiques»
  • L'une des premières annonces du candidat élu Joe Biden fut cependant de promettre le retour de la première puissance économique mondiale dans les accords de Paris

Les accords de Paris sur le climat, adoptés il y a cinq ans, ont «constitué une avancée forte du multilatéralisme», a défendu Emmanuel Macron vendredi, en clôture du Forum zéro carbone des villes organisé par la mairie de Paris.

«Nous pouvons être fiers de cet accord. En effet, 5 ans plus tard, il démontre aujourd'hui plus que sa pertinence, le fait qu’il a constitué une avancée forte du multilatéralisme, de la science, de la solidarité face aux défis climatiques», a déclaré le chef de l'Etat dans une vidéo enregistrée et diffusée lors de la cérémonie de clôture.

En juin 2017, les Etats-Unis de Donald Trump avaient annoncé leur intention de sortir de cet accord signé en décembre 2015 par 195 pays, portant ainsi un sérieux coup à l'objectif de contenir la hausse des températures à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

L'une des premières annonces du candidat élu Joe Biden fut cependant de promettre le retour de la première puissance économique mondiale dans les accords de Paris.

«Les années 2020 et 2021 marquent un nouveau tournant. Tous les pays doivent rehausser leurs engagements climatiques d'ici à la COP 26», a fait valoir Emmanuel Macron pour qui la France et l'Europe doivent être à «l'avant-garde de la transition écologique efficace et équitable».

Vendredi, les Vingt-Sept se sont mis d'accord pour relever leur objectif de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2030, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

Le chef de l'Etat a fait part de son espoir de voir également la Chine «dans les jours qui viennent aussi, marquer un accroissement» de ses objectifs. Responsable de plus d'un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la Chine avait créé la surprise en septembre en s'engageant à «commencer à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030» et atteindre «la neutralité carbone d'ici 2060».

L'accord sur le climat «a fixé une ambition, un cap» mais en ce qui est des émissions de CO2 «nous ne sommes pas aujourd’hui au rendez-vous», a cependant regretté M. Macron.

Sur un plan intérieur, M. Macron a rappelé vouloir poursuivre son ambition écologique «grâce à la contribution de la Convention citoyenne pour le climat». «Nous sommes à l'époque du concret», a-t-il souligné. 

Cinq ans après la COP21 qui a débouché sur un pacte climatique historique, un sommet sur le climat se tient samedi, co-organisé par l'ONU, le Royaume-Uni et la France.


Manifestation RN: Tondelier promet une mobilisation à gauche dimanche

La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative. (AFP)
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative. (AFP)
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  • "Il se passera quelque chose dimanche", a déclaré la responsable écologiste sur Franceinfo. "Nous sommes en train d'y travailler, nous sommes les maîtres des horloges de nos propres mobilisations"
  • Elle a précisé discuter "avec tous nos partenaires politiques", ainsi qu'avec des "personnes de la société civile avec lesquelles on a l'habitude de se mobiliser et d'autres avec lesquelles on avait jusque là moins l'habitude de se mobiliser"

PARIS: La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a assuré jeudi que la gauche préparait une mobilisation pour contrer la manifestation du Rassemblement national dimanche en soutien à Marine Le Pen condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate, mais n'a donné aucun détail sur cette initiative.

"Il se passera quelque chose dimanche", a déclaré la responsable écologiste sur Franceinfo. "Nous sommes en train d'y travailler, nous sommes les maîtres des horloges de nos propres mobilisations", a-t-elle déclaré.

Elle a précisé discuter "avec tous nos partenaires politiques", ainsi qu'avec des "personnes de la société civile avec lesquelles on a l'habitude de se mobiliser et d'autres avec lesquelles on avait jusque là moins l'habitude de se mobiliser, mais qui sont tout aussi choqués".

"Nous sommes en train d'y travailler sérieusement et il se passera quelque chose dimanche", a affirmé Marine Tondelier.

Mercredi soir, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait expliqué qu'une initiative pourrait être prise "peut être même dès ce dimanche à la place de la République" à Paris. C'est "une chose qui est en train de se discuter, je ne veux pas anticiper d'une quelconque manière", avait-il précisé lors d'une conférence diffusée sur les réseaux sociaux.

Le Rassemblement national a annoncé dès lundi, lorsque Marine le Pen a été condamnée pour détournement de fonds notamment à cinq ans d'inéligibilité avec application immédiate, l'empêchant de se présenter à la présidentielle, qu'il organiserait un rassemblement de soutien place Vauban à Paris.

Le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella a assuré mercredi qu'il ne s'agirait pas d'un "coup de force".

"Je ne veux pas que dimanche, sur toutes les chaînes de télé, la seule chose qu'on leur donne à voir, c'est la grande entreprise de victimisation de Marine Le Pen", a expliqué Marine Tondelier.

"Quelqu'un qui veut être présidente de la République, qui détourne 4,1 millions d'euros et qui, alors qu'elle prône des mesures beaucoup plus ferme et une justice moins laxiste pour tous les Français, ah, quand ça lui arrive à elle, là, c'est très compliqué", s'est-elle agacée.

Prévu depuis plusieurs semaines, un meeting de Renaissance viendra également en concurrence de celui du Rassemblement national. Le président du parti, Gabriel Attal, le Premier ministre François Bayrou et le candidat à la présidentielle Édouard Philippe doivent y intervenir.

 


La manifestation de soutien à Le Pen «n'est pas un coup de force», dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »