L’OMS s’apprête à annoncer le succès de l’Égypte dans l’éradication de l’hépatite C

Le 11 février 2020, une photo montre une vue d’ensemble du quartier Al-Atba au Caire, la capitale égyptienne. (AFP)
Le 11 février 2020, une photo montre une vue d’ensemble du quartier Al-Atba au Caire, la capitale égyptienne. (AFP)
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Publié le Dimanche 11 juin 2023

L’OMS s’apprête à annoncer le succès de l’Égypte dans l’éradication de l’hépatite C

  • Naima al-Qaseer, la représentante de l’OMS pour l'Égypte, déclare que la nation nord-africaine a soumis des documents montrant qu’elle avait réussi à se débarrasser complètement de la maladie
  • Selon les données du ministère de la Santé, l’Égypte a atteint un taux de guérison de près de 99% en matière d’hépatite C ces dernières années

LE CAIRE: L’Égypte est sur le point de devenir l’un des premiers pays au monde à éradiquer l’hépatite C, selon un responsable de l’Organisation mondiale de la santé.

Naima al-Qaseer, la représentante de l’OMS pour l'Égypte, déclare que la nation nord-africaine a soumis des documents montrant qu’elle avait réussi à se débarrasser complètement de la maladie. Une annonce serait par ailleurs faite par l’organisation de santé basée à Genève dans les prochaines semaines, rapporte l’agence de presse officielle égyptienne.

«Nous travaillons également avec le ministère égyptien de la Santé pour répondre aux exigences et combler toutes les lacunes dès que possible afin de pouvoir faire l’annonce», dit-elle.

L’Égypte a travaillé «de manière intensive» pour se débarrasser de l’hépatite C grâce à une initiative présidentielle connue sous le nom de «100 millions de vies saines», saluée dans le monde entier, ajoute-t-elle.

EN BREF

• L’Égypte a travaillé «de manière intensive» pour se débarrasser de l’hépatite C grâce à une initiative présidentielle connue sous le nom de «100 millions de vies saines», saluée dans le monde entier

• Selon les données du ministère de la Santé, l’Égypte a atteint un taux de guérison de près de 99% en matière d’hépatite C ces dernières années.

• Le succès de l’Égypte dans la mise au point de médicaments efficaces a fait chuter le coût du traitement à 100 dollars (1 dollar = 0,93 euro) par patient.

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi déclare cette semaine, lors de l’ouverture de la «deuxième conférence et exposition médicale africaine», que l’annonce sera faite dans les prochaines semaines.

Selon les données du ministère de la Santé, l'Égypte a atteint un taux de guérison de près de 99% en matière d’hépatite C ces dernières années.

Son succès dans la mise au point de médicaments efficaces a fait chuter le coût du traitement à 100 dollars par patient, contre 64 000 dollars en 2013, ce qui a permis à l’État d'économiser plus de 2,5 milliards de dollars, déclare à Arab News Ahmed el-Sayed, qui travaille pour l’Autorité égyptienne des médicaments.

Il affirme qu’une campagne lancée en 2014 par le gouvernement égyptien pour détecter et traiter l’hépatite C – qui a permis à plus de 60 millions de personnes d’être soumises à des tests de dépistage et à 4 millions de recevoir un traitement – avait été essentielle pour que le pays réussisse à vaincre la maladie.

Le gouvernement a investi 442,5 millions de dollars dans la campagne, auxquels s’ajoutent 530 millions de dollars provenant de la Banque mondiale, conclut-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.