L'Egypte riposte face à l'Éthiopie, pour qui le Grand barrage de la Renaissance est un litige arabo-africain

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lors de la première cérémonie de production d'électricité sur le site du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne à Guba, en Éthiopie, le 20 février 2022. (AFP)
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lors de la première cérémonie de production d'électricité sur le site du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne à Guba, en Éthiopie, le 20 février 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 26 mai 2023

L'Egypte riposte face à l'Éthiopie, pour qui le Grand barrage de la Renaissance est un litige arabo-africain

  • Le Caire affirme qu'Addis-Abeba veut «creuser un fossé» entre les nations arabes et le continent
  • L'Égypte tire plus de 90% de son eau douce du Nil et elle redoute que le barrage ne dévaste son économie

LE CAIRE: L'Égypte a critiqué l'Éthiopie, lui reprochant ses «fausses affirmations» après le soutien apporté par la Ligue arabe à l'Égypte et au Soudan au sujet du projet contesté du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd).

Une résolution de la Ligue arabe soutient l'appel de l'Égypte et du Soudan en faveur d'un accord juridiquement contraignant sur l'exploitation du barrage, qui, selon eux, permet injustement à l'Éthiopie de contrôler les ressources du Nil.

Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré lundi que la décision de l'Égypte d'impliquer la Ligue arabe constituait «un affront à l'Union africaine et à ses États membres» et une «déformation délibérée» de sa position.

Le Caire a répliqué mercredi en déclarant que cette déclaration était «une tentative désespérée pour creuser un fossé» entre les pays arabes et africains et que l'Éthiopie n'avait pas le droit de parler au nom de l'ensemble du continent.

L'Egypte et le Nil

Ahmed Abou Zeid, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s’est exprimé en ces termes: «L'histoire de l'Égypte en matière de soutien aux mouvements de lutte nationale et de libération du colonialisme en Afrique ainsi que ses efforts et les ressources qu'elle alloue pour soutenir le développement économique et social et les programmes de consolidation de la paix sur le continent ne sont pas du tout compatibles avec les allégations peu convaincantes selon lesquelles l'Égypte mobiliserait les pays arabes contre les intérêts africains.»

L'Égypte tire plus de 90% de ses maigres ressources en eau douce du Nil et elle redoute que le barrage ne dévaste son économie, tandis que l'Éthiopie affirme que le Gerd est essentiel à son développement économique et à sa production d'électricité.

Le Soudan s'inquiète de la sécurité du barrage et de la régulation des flux d'eau à travers ses propres barrages et ses stations d'épuration.

Par conséquent, le différend entre les trois pays au sujet du remplissage et l'exploitation du barrage n'est toujours pas résolu.

Les trois parties ont signé une déclaration de dix principes en mars 2015 à Khartoum. Cependant, Addis-Abeba refuse de signer un accord complet sur le fonctionnement du barrage.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.