L’Égypte évacue plus de 1 500 ressortissants du Soudan

Des personnes traversent le Nil à bord d’un ferry, après avoir été évacuées vers la ville d’Abou Simbel, sur le cours supérieur du Nil à Assouan, en Égypte, le 26 avril 2023. (Reuters)
Des personnes traversent le Nil à bord d’un ferry, après avoir été évacuées vers la ville d’Abou Simbel, sur le cours supérieur du Nil à Assouan, en Égypte, le 26 avril 2023. (Reuters)
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Publié le Mercredi 26 avril 2023

L’Égypte évacue plus de 1 500 ressortissants du Soudan

  • Jusqu’à présent, 1 539 personnes ont pu être évacuées du Soudan
  • Des antennes du Croissant-Rouge égyptien ont été ouvertes dans deux ports soudanais et plusieurs ambulances ont été mises à disposition des personnes évacuées

LE CAIRE: Mardi, l’Égypte a évacué du Soudan 446 ressortissants et 189 autres personnes, dont un citoyen soudanais dans un état critique, par voie terrestre.

Ahmed Abou Zeid, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que l’ambassade égyptienne à Khartoum, les consulats à Khartoum et à Port-Soudan, ainsi que le bureau consulaire à Wadi Halfa, travaillaient jour et nuit pour évacuer les Égyptiens. Jusqu’à présent, 1 539 personnes ont été évacuées du Soudan.

Des efforts sont en cours pour évacuer un certain nombre d’Égyptiens et leurs familles depuis un aéroport proche de Khartoum dès que la situation sécuritaire s’améliorera, a-t-il ajouté. Soha Gendi, ministre d’État à l’Émigration et aux Affaires des expatriés égyptiens, a assuré que les citoyens étaient évacués conformément aux directives du président Abdel Fattah el-Sissi. 

Le processus est supervisé par un comité national composé de toutes les agences et institutions compétentes de l’État afin de garantir la sécurité des citoyens, a ajouté Mme Gendi. Elle a appelé les Égyptiens bloqués au Soudan à rejoindre les ports et les aéroports, en coordination avec les consulats de Port-Soudan et le bureau de Wadi Halfa, afin de préparer leur évacuation.

L’Autorité générale des ports terrestres et secs, affiliée au ministère des Transports, fournit tous les services nécessaires aux Égyptiens et aux autres nationalités qui reviennent par les postes-frontières de Qastal et d’Arqin, selon des sources.

Des antennes du Croissant-Rouge égyptien ont été ouvertes dans les deux ports et plusieurs ambulances ont été mises à disposition. Toutes les agences travaillant dans les ports se coordonnent pour accueillir le nombre croissant de rapatriés de diverses nationalités, ont-elles ajouté.

Le ministère des Transports a déclaré que les personnes sans argent avaient été exemptées des frais d’accès.

Les pays étrangers ayant une ambassade en Égypte, notamment la Chine et la Hongrie, se sont coordonnés avec le ministère égyptien des Affaires étrangères pour que le pays accueille leurs ressortissants.

Tous les services ont été fournis au premier groupe de ressortissants chinois à leur arrivée au port terrestre de Qastal, indique un communiqué du ministère des Transports. Le ministère des Affaires étrangères a présenté ses condoléances à la famille de Mohammed el-Gharawi, assistant de l’attaché administratif de l’ambassade égyptienne à Khartoum, qui a été tué lundi alors qu’il se rendait à l’ambassade pour superviser les procédures d’évacuation.

Le ministère a affirmé que la mission égyptienne au Soudan continuerait à assumer sa responsabilité d’évacuer les personnes et d’assurer leur retour en toute sécurité dans le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.