Une Britannique pro-Daesh comparaît devant un tribunal de Londres

Le tribunal de Westminster Magistrates’ Court à Londres a entendu la jeune femme de 28 ans qui a partagé des vidéos extrémistes avec un policier infiltré sur le service de messagerie Telegram (Reuters/File Photo)
Le tribunal de Westminster Magistrates’ Court à Londres a entendu la jeune femme de 28 ans qui a partagé des vidéos extrémistes avec un policier infiltré sur le service de messagerie Telegram (Reuters/File Photo)
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Publié le Mercredi 02 décembre 2020

Une Britannique pro-Daesh comparaît devant un tribunal de Londres

  • Les vidéos partagées contiennent des photos de têtes décapitées et des scènes de combats entre autres
  • Elle sera appelée à comparaître lors d’une seconde audience à Old Bailey à Londres le 18 décembre

LONDRES: Accusée de terrorisme, une femme britannique qui a envoyé de la propagande de Daech à un policier infiltré a comparu devant un tribunal britannique mardi.

Aaminah Amatullah, une musulmane convertie qui portait précédemment le nom d’Alison Claire Beech, a démenti deux chefs d'accusation ayant trait à la diffusion de publications terroristes, a rapporté l'Independent.

La Magistrates’ Court de Westminster à Londres a entendu la jeune femme de 28 ans qui avait partagé des vidéos extrémistes sur le service de messagerie Telegram avec un agent infiltré, qu'elle croyait être un contact terroriste, en septembre 2019.

L'audience a été informée du fait que la première vidéo est un clip de propagande officielle de Daech. Elle contiendrait des photos de têtes décapitées, des scènes de combats, et des messages qui appellent les sympathisants de Daech à mener des attaques terroristes.

La seconde montre des images de frappes aériennes et d’autres séquences de combat dans la ville syrienne de Baghouz, dernier bastion de l’organisation dans le pays, ainsi que des militants avec le drapeau de Daech.

Amatullah a été arrêtée le 24 novembre dans son appartement de Birmingham, la deuxième ville du Royaume-Uni en termes de population, dans le cadre d'une enquête en cours de la West Midlands Counter Terrorism Unit.

La juge Nina Tempia a renvoyé Amatullah en garde à vue. Elle sera appelée à comparaître lors d’une seconde audience à Old Bailey à Londres le 18 décembre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Kabuga accusé d'avoir eu un rôle «substantiel» dans le génocide au Rwanda

Une croix rouge est dessinée sur le visage d'Augustin Bizimana (à droite), l'un des fugitifs les plus recherchés du génocide rwandais de 1994, à côté du visage croisé rouge de Félicien Kabuga (à gauche) sur une affiche au bureau de l'Unité de suivi des fugitifs du génocide à Kigali, Rwanda, le 22 mai 2020. (AFP)
Une croix rouge est dessinée sur le visage d'Augustin Bizimana (à droite), l'un des fugitifs les plus recherchés du génocide rwandais de 1994, à côté du visage croisé rouge de Félicien Kabuga (à gauche) sur une affiche au bureau de l'Unité de suivi des fugitifs du génocide à Kigali, Rwanda, le 22 mai 2020. (AFP)
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  • «28 ans après les événements, ce procès vise à demander des comptes à Félicien Kabuga pour son rôle substantiel et intentionnel dans ce génocide»
  • Félicien Kabuga est notamment accusé de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, et de crimes contre l'humanité, dont persécution et extermination

LA HAYE : Félicien Kabuga, financier présumé du génocide au Rwanda en 1994, a eu un rôle "substantiel" dans le massacre ethnique de la minorité tutsi, a déclaré jeudi l'accusation lors de l'ouverture de son procès à La Haye.

"28 ans après les événements, ce procès vise à demander des comptes à Félicien Kabuga pour son rôle substantiel et intentionnel dans ce génocide", a affirmé le procureur Rashid S. Rashid devant un tribunal des Nations unies.

L'ancien homme d'affaires, aujourd'hui âgé de 87 ans, apparu affaibli et en chaise roulante lors d'une audience en août, n'était pas présent jeudi devant les magistrats.

Félicien Kabuga, l'un des derniers principaux suspects du massacre qui a déchiré le pays africain, était en 1994 l'un des plus riches du Rwanda. Il est jugé pour avoir mis sa fortune et ses réseaux au service du génocide qui a fait plus de 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

En 1994, M. Kabuga était président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui a diffusé des appels au meurtre des Tutsi.

Arrêté en 2020 près de Paris après 25 ans de cavale, il est notamment accusé d'avoir participé à la création des milices hutu Interahamwe, bras armé du régime génocidaire hutu.

Livraison d'armes

"Pour soutenir le génocide, Kabuga n'a pas eu besoin de brandir un fusil ou une machette à un barrage routier, au lieu de cela il a livré des armes en masse et a facilité la formation qui a préparé les Interahamwe à les utiliser", a déclaré M. Rashid.

"Il n'a pas eu besoin de prendre un microphone pour appeler à l'extermination des Tutsi à la radio, il a plutôt fondé, financé et servi comme président de la station de radio RTLM qui diffusait la propagande génocidaire à travers le Rwanda", a-t-il ajouté.

Son procès s'est ouvert jeudi à 10H00 (08H00 GMT) devant le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (le "Mécanisme"), chargé d'achever les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Il a débuté avec les déclarations liminaires, qui seront suivies, à partir du 5 octobre, par la présentation des moyens de preuve.


Birmanie: Aung San Suu Kyi condamnée à trois ans de prison supplémentaires

Aung San Suu Kyi avait déjà été condamnée à 20 ans d'emprisonnement après avoir été reconnue coupable d'importation et de possession illégales de talkies-walkies, de violation des restrictions liées au coronavirus, de sédition, de fraude électorale et de cinq accusations de corruption. (AP)
Aung San Suu Kyi avait déjà été condamnée à 20 ans d'emprisonnement après avoir été reconnue coupable d'importation et de possession illégales de talkies-walkies, de violation des restrictions liées au coronavirus, de sédition, de fraude électorale et de cinq accusations de corruption. (AP)
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  • Arrêtée au moment du putsch en février 2021, qui a mis fin à une décennie de transition démocratique en Birmanie, Aung San Suu Kyi a été placée à l'isolement dans une prison de Naypyidaw fin juin
  • C'est dans cet établissement de la capitale birmane que se poursuit son procès, qui a débuté il y a plus d'un an, à huis clos, ses avocats ayant interdiction de parler à la presse et aux organisations internationales

RANGOUN : La junte birmane a condamné jeudi Aung San Suu Kyi à trois ans de prison supplémentaires pour violation de la loi sur les secrets officiels, selon une source proche du dossier, au cours d'un procès fleuve dénoncé comme politique par la communauté internationale.

Cette nouvelle sentence vient s'ajouter aux 20 ans de prison déjà prononcés contre l'ex-dirigeante, notamment pour corruption et fraude électorale, motif pour lequel la peine a été assortie de travaux forcés.

La prix Nobel de la paix, âgée de 77 ans, encourt en tout plus de 120 ans de prison pour les multiples infractions dont les militaires l'accusent.

Le tribunal a également condamné son ex-conseiller, l'économiste australien Sean Turnell, ainsi que trois autres prévenus, des anciens ministres, à une peine identique, a précisé la même source.

Le professeur australien, arrêté quelques jours après le putsch de février 2021, a été aussi condamné à trois autres années pour violation de la loi sur l'immigration, mais purgera les deux peines simultanément.

Les autorités birmanes ont aussi condamné fin août une ex-ambassadrice du Royaume-Uni en Birmanie et son mari artiste à un an de prison pour avoir enfreint la loi sur l'immigration.

"Sean Turnell, Daw Aung San Suu Kyi et les trois autres ont été condamnés à trois ans de prison chacun en vertu de la loi sur le secret d'Etat", a déclaré cette source à l'AFP sous couvert d'anonymat, ajoutant que Mme Suu Kyi ferait appel de son verdict.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a rejeté la condamnation de M. Turnell et demandé sa "libération immédiate".

L'accumulation de condamnations démontre que la junte n'a "aucun scrupule à assumer son statut de paria international", a déclaré Elaine Pearson, directrice pour l'Asie de Human Rights Watch.

L'épouse de M. Turnell a évoqué "un crève-coeur" pour sa famille et exhorté la junte à faire preuve d'indulgence. "Veuillez prendre en compte les contributions qu'il a apportées à la Birmanie et expulsez-le maintenant", a appelé Ha Vu.

Arrêtée lors du coup d'Etat militaire qui a mis fin à une décennie de transition démocratique en Birmanie, Aung San Suu Kyi a été placée à l'isolement dans une prison de Naypyidaw fin juin.

C'est dans cet établissement de la capitale birmane que se poursuit son procès qui a débuté il y a plus d'un an, à huis clos, ses avocats ayant interdiction de parler à la presse et aux organisations internationales.

«Acharnement judiciaire»

De nombreuses voix dénoncent un acharnement judiciaire qui serait fondé sur des motifs politiques, avec pour but d'écarter définitivement la fille du héros de l'indépendance, grande gagnante des élections de 2015 et de 2020.

Plusieurs de ses proches ont été condamnés à de lourdes peines. Un ancien député de son parti condamné à mort, Phyo Zeya Thaw, a été exécuté fin juillet.

La junte se défend de ces accusations et promet même d'ouvrir des négociations avec Aung San Suu Kyi une fois son procès terminé.

"Bien que nous aurions pu prendre des mesures plus sévères, nous sommes indulgents avec elle", a déclaré le chef de la junte Min Aung Hlaing, lors d'un entretien en août avec l'émissaire des Nations unies, dans des propos relayés par un journal d'Etat.

Aung San Suu Kyi reste une figure populaire en Birmanie, même si son image internationale a été écornée par son incapacité à défendre la minorité musulmane des Rohingyas, victimes d'exactions de l'armée en 2016 et 2017 - un "génocide" selon Washington.

Elections en 2023?

Les envoyés spéciaux de l'ONU et de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est) n'ont pas été autorisés à la rencontrer lors de leur dernière visite, comme un symbole de l'échec des efforts diplomatiques entrepris depuis plusieurs mois qui n'ont pas sorti la Birmanie du chaos.

L'armée espère organiser des élections à l'été 2023, dès que le pays sera "en paix et stable", selon Min Aung Hlaing qui a aussi annoncé une "réforme" du système électoral.

Les Etats-Unis ont déjà appelé la communauté internationale à ne pas soutenir ce projet, un "simulacre" électoral, selon le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

Depuis le putsch, plus de 2.200 civils ont été tués par les forces de sécurité et plus de 15.000 arrêtés, selon une ONG locale.


Afghanistan: des talibans tirent en l'air pour disperser une manifestation de soutien aux femmes iraniennes

Les forces talibanes ont tiré des coups de feu en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes soutenant les protestations qui ont éclaté en Iran. (AFP)
Les forces talibanes ont tiré des coups de feu en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes soutenant les protestations qui ont éclaté en Iran. (AFP)
Les forces talibanes ont tiré des coups de feu en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes soutenant les protestations qui ont éclaté en Iran. (AFP)
Les forces talibanes ont tiré des coups de feu en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes soutenant les protestations qui ont éclaté en Iran. (AFP)
Les forces talibanes ont tiré des coups de feu en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes soutenant les protestations qui ont éclaté en Iran. (AFP)
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  • "L'Iran se soulève, maintenant c'est à notre tour", "De Kaboul à l'Iran, dites non à la dictature !", ont scandé les manifestantes, derrière des banderoles que les talibans leur ont arrachées des mains
  • Les femmes, dont certaines avaient dissimulé leur visage derrière des lunettes de soleil et des masques chirurgicaux, ont ramassé les débris de leurs bannières pour en faire des boules de papier et les jeter sur les talibans qui leur faisaient face

KABOUL : Les talibans ont tiré en l'air jeudi pour disperser un rassemblement de femmes organisé devant l'ambassade d'Iran à Kaboul en soutien aux Iraniennes qui manifestent dans leur pays depuis plusieurs jours, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Aux cris de "Femme, vie, Liberté", quelque 25 femmes ont manifesté pendant une quinzaine de minutes sur la route en face de l'ambassade iranienne, avant d'être dispersées par des coups de feu tirés en l'air par les talibans postés devant le bâtiment. Ils ont également tenté de frapper les manifestantes à coup de crosse.

"L'Iran se soulève, maintenant c'est à notre tour", "De Kaboul à l'Iran, dites non à la dictature !", ont également scandé les manifestantes, derrière des banderoles que les talibans leur ont arrachées des mains.

Les femmes, dont certaines avaient dissimulé leur visage derrière des lunettes de soleil et des masques chirurgicaux, ont ramassé les débris de leurs bannières pour en faire des boules de papier et les jeter sur les talibans qui leur faisaient face.

Des manifestations ont lieu tous les soirs en Iran depuis le 16 septembre, date à laquelle la jeune Mahsa Amini est morte à l'hôpital, trois jours après son arrestation à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique d'Iran, qui doivent se couvrir les cheveux en public.