Riyad affiche à Davos ses ambitions pour réduire sa dépendance au pétrole

Participants lors d'une session de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos le 17 janvier 2023. (Photo Fabrice COFFRINI / AFP)
Participants lors d'une session de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos le 17 janvier 2023. (Photo Fabrice COFFRINI / AFP)
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Publié le Mercredi 18 janvier 2023

Riyad affiche à Davos ses ambitions pour réduire sa dépendance au pétrole

  • Huit officiels saoudiens ont fait le déplacement en Suisse à l'occasion du rendez-vous annuel des dirigeants politiques et du monde des affaires, soit l'une des plus grosses délégations nationales
  • Ryad cherche à ouvrir davantage son économie aux investissements dans d'autres secteurs que le pétrole, traditionnelle vache à lait du régime qui lui a permis en 2022 de dégager son premier excédent budgétaire en neuf ans grâce à la flambée des

DAVOS: "Nous voulons réduire notre dépendance au pétrole", affirme le ministre de l'Economie et de la Planification d'Arabie saoudite dans un entretien à l'AFP à Davos, où le royaume a envoyé cette année une délégation fournie pour plaider sa cause.

Huit officiels saoudiens ont fait le déplacement en Suisse à l'occasion du rendez-vous annuel des dirigeants politiques et du monde des affaires, soit l'une des plus grosses délégations nationales. Ils ont installé leur camp de base tout près du centre où se déroulent les échanges.

Parmi eux, les ministres des Affaires étrangères, de l'Investissement, des Finances, de la Communication, ainsi que l'ambassadrice saoudienne aux Etats-Unis.

"Nous voulons diversifier notre économie, c'est important, c'est essentiel", a souligné auprès de l'AFP le ministre Faisal Al-Ibrahim, rencontré aux abords du Forum de Davos.

Ryad cherche à ouvrir davantage son économie aux investissements dans d'autres secteurs que le pétrole, traditionnelle vache à lait du régime qui lui a permis en 2022 de dégager son premier excédent budgétaire en neuf ans grâce à la flambée des cours après l'invasion russe en Ukraine.

"Il ne s'agit pas de faire de la publicité ou de se mettre en avant, les gens sont très intéressés par la croissance saoudienne", assure le ministre, qui met en avant la progression du PIB de 8,5% enregistrée l'an dernier en pleine déprime économique mondiale.

Le pays veut poursuivre sur la lancée de la visite en décembre du président chinois Xi Jinping, au cours de laquelle ce dirigeant et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman avaient entériné des accords sur l'hydrogène et un programme de diversification avec l'initiative chinoise des "nouvelles routes de la soie".

"Nous nous intéressons aussi à d'autres secteurs, comme le secteur minier et l'industrie", souligne M. Al-Ibrahim.

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Le pays veut aussi imprimer sa marque dans des domaines "qui démarrent de rien" dans le royaume, selon lui, citant le tourisme, la culture, le divertissement et le sport.

L'Arabie saoudite vient de recruter le footballeur portugais Cristiano Ronaldo au sein du club Al-Nassr et pourrait être candidate à l'organisation du Mondial de football 2030. Elle a aussi organisé plusieurs rencontres avec la presse à Davos, visant à faire la promotion de sa candidature à l'Exposition universelle de 2030.

Le royaume a par ailleurs affirmé mardi avoir lancé avec les organisateurs du Forum de Davos une initiative visant à accélérer l'innovation en Arabie saoudite, en se servant du métavers.

Lors de cette réunion a également été abordée la question de la transition énergétique, l'engagement climatique et la place des femmes.

"Nous nous sommes ouverts bien plus qu'avant et cela a permis aux gens d'observer", veut croire M. Al Ibrahim, citant "les valeurs, les progrès, et le fait que l'on s'attaque à de nombreuses problématiques à l'échelle régionale et internationale".

Concernant l'énergie toutefois, le ministre prévient: la diversification économique "ne veut pas dire que nous ne continuerons pas à être un des plus gros producteurs d'énergie. Nous continuerons d'être devant dans le domaine des hydrocarbures traditionnels".


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.