Une exposition à Riyad a présenté un trésor inestimable de textes arabes et islamiques

L'exposition «Asfar» présente certains des textes arabes et islamiques les plus rares au monde (Photo, AN/ Huda Bashatah).
L'exposition «Asfar» présente certains des textes arabes et islamiques les plus rares au monde (Photo, AN/ Huda Bashatah).
De rares ouvrages religieux datant du 15e siècle sont exposés dans la section «Le monde de Gutenberg», qui retrace l'arrivée de la presse à imprimer (Photo, AN/ Huda Bashatah).
De rares ouvrages religieux datant du 15e siècle sont exposés dans la section «Le monde de Gutenberg», qui retrace l'arrivée de la presse à imprimer (Photo, AN/ Huda Bashatah).
Les manuscrits et les livres sont stockés dans des conditions climatiques contrôlées pour être protégés après avoir été examinés par des experts (Photo, AN/ Huda Bashatah).
Les manuscrits et les livres sont stockés dans des conditions climatiques contrôlées pour être protégés après avoir été examinés par des experts (Photo, AN/ Huda Bashatah).
Le Centre Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques (KFCRIS) applique les méthodes de conservation traditionnelles selon les normes de l'Unesco (Photo, AN/ Huda Bashatah).
Le Centre Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques (KFCRIS) applique les méthodes de conservation traditionnelles selon les normes de l'Unesco (Photo, AN/ Huda Bashatah).
Short Url
Publié le Dimanche 08 janvier 2023

Une exposition à Riyad a présenté un trésor inestimable de textes arabes et islamiques

  • L'exposition «Asfar» a offert aux visiteurs une expérience culturelle rare en présentant des manuscrits anciens
  • Fondé en 1983, le KFCRIS abrite l'une des plus importantes collections culturelles et religieuses d'Arabie saoudite

RIYAD: Les anciens manuscrits conservés par Le Centre Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques (KFCRIS) à Riyad constituent un trésor inestimable de connaissances religieuses, historiques, scientifiques et philosophiques permettant aux chercheurs de découvrir le remarquable passé de la région.

Créés bien avant l'invention de la presse à imprimer dans les années 1400, ces écrits ont fourni aux institutions religieuses et universitaires de riches informations sur la naissance, l'épanouissement et l'évolution des civilisations du Moyen-Orient au cours de nombreux siècles.

Ces textes manuscrits, dont beaucoup sont magnifiquement décorés par d'habiles calligraphes, avec des illustrations ornées et des cartes élaborées propres à leur époque, sont encore aujourd'hui étudiés par des bibliothécaires, des scientifiques, des archivistes et des conservateurs de musées.

Depuis les odes préislamiques suspendues jusqu’aux premières éditions de la Torah, de la Bible et du Coran, tout a été minutieusement compilé, souvent sur de nombreuses années et par plusieurs auteurs, dans le but de préserver l'histoire.

ds
Des cartes élaborées et des textes manuscrits donnent un aperçu de certains des événements les plus dramatiques de l'histoire du Moyen-Orient (Photo, AN/ Huda Bashatah).

Le KFCRIS dispose d'une vaste bibliothèque de ces objets, dont plus de 28 500 manuscrits physiques rares et 120 000 pièces photographiées.

Créé en 1983, le centre sert de dépôt pour les archives de la famille Fayçal et est considéré aujourd'hui comme l'une des principales collections culturelles du Royaume pour sa contribution aux sciences humaines et sociales. 

«Asfar», l'exposition d'un an du KFCRIS qui se terminera en février 2023, a présenté certains des textes arabes et islamiques les plus rares au monde, dont 36 manuscrits et ouvrages imprimés et soigneusement sélectionnés parmi 178 500 pièces originales et photographiées conservées dans ses archives.

L'exposition, qui tire son nom du pluriel de «sifr» en arabe, un mot coranique qui signifie «gros livre» ou «tome», présente certains des textes et manuscrits les plus rares au monde, datant de plusieurs centaines d'années.

«Le terme ‘Asfar’ pourrait signifier des voyages et des déplacements où le visiteur peut voyager à travers le contenu d'un livre», a déclaré à Arab News Racha Ibrahem al-Fawaz, directrice des musées au KFCRIS.

«L'exposition met en lumière les livres et manuscrits les plus distincts et uniques du KFCRIS.»

ds
Racha Ibrahem al-Fawaz, directrice des musées du KFCRIS (Photo, AN/ Huda Bashatah).

Divisée en six sections avec la première étant le voyage du savoir, l'exposition traite l'histoire de la transmission de la science à travers les civilisations, tout en présentant divers manuscrits, dont l'un «Kalila wa Dimna» qui appartenait au roi Fayçal.

La deuxième section présente trois manuscrits vieux de plus de mille ans, qui illustrent la calligraphie arabe à travers le temps, dont «Al-Bayan wa Al-Tabyin», qui se traduit par «Élégance de l'expression et clarté de l'exposition», par Al-Jahiz.

La section suivante présente trois œuvres reflétant les contributions des femmes à leurs sociétés respectives, notamment Bab Bachir, consort du calife abbasside al-Musta'sim et Om al-Hussein bent Chihab al-Din al-Makki.

La quatrième section, intitulée «De la main de l'auteur», expose neuf œuvres de copistes.

«Le plus remarquable des objets présentés dans cette exposition est un condensé du Coran datant du Salṭanat al-Mamalik , un don de Sitt Miska, la gardienne du sultan Ahmed Qalawun», a révélé Al-Fawaz.

ds
Le KFCRIS possède plus de 28 500 manuscrits rares (Photo, AN/ Huda Bashatah).

L'un des manuscrits les plus uniques de la quatrième section est le «Kitab al-Ibar wa Diwan al-Mubtada wa al-Khabar», d'Ibn Khaldoun.

La cinquième section, intitulée «Manuscrits rares», présente huit manuscrits, qui sont des exemplaires uniques au monde, écrits par leurs auteurs, d'où le titre. 

Parmi ces manuscrits, «Nouvelles des femmes» par Usamah ibn Munqidh, un équestre et un poète arabe qui a vécu jusqu'à l'âge de 96 ans pendant la dynastie ayyoubide, plus précisément pendant le règne de Salahuddin al-Ayyubi, le sultan d'Égypte.

«Le manuscrit est l'un des nombreux de sa biographie «Kitab al-I'tibar » et il y mentionne qu'il a écrit ‘Nouvelles des femmes’, que l'on croyait disparu pendant de nombreuses années jusqu'à ce que nous le découvrions dans le centre. Il a fait l'objet d'une étude et de recherches pour être bientôt imprimé et distribué.»

La sixième et dernière section, intitulée «Le monde de Gutenberg», présente dix livres imprimés par la première presse à imprimer moderne d'Allemagne au milieu du 15e siècle. Selon Al-Fawaz, la plus célèbre des premières impressions est le Coran de Hambourg, le deuxième plus ancien exemplaire imprimé du livre saint après celui de Venise.

EN BREF

Le KFCRIS possède plus de 28 500 manuscrits rares et 120 000 pièces photographiées.

• Créé en 1983, le centre abrite l'une des plus importantes collections culturelles du Royaume.

L'exposition «Asfar» est une vitrine de certains des textes arabes et islamiques les plus rares au monde

 

Les trésors obtenus par le centre constituent un bien national précieux. En outre, le centre a formé de nombreux universitaires saoudiens au processus de préservation et de restauration des manuscrits à l'aide de méthodes traditionnelles.

«En 1986, des chercheurs spécialisés dans la restauration de manuscrits en papier et d'œuvres d’art ont visité le centre pour former ceux qui y travaillent dans ce domaine», a indiqué Al-Fawaz.

ds
Les chercheurs du KFCRIS sont formés au processus de préservation et de restauration des manuscrits à l'aide de méthodes traditionnelles (Photo, AN/ Huda Bashatah).

«Depuis lors, le centre applique les méthodes de conservation traditionnelles selon les normes de l'Unesco. Le centre a dispensé 20 cours de formation à des institutions gouvernementales, privées et internationales et nous organisons chaque année des formations pour les hommes et les femmes désireux de travailler dans ce domaine. L'année dernière, nous avons formé huit hommes et femmes, dont certains sont des étudiants.»

«C'est un domaine important et rare qui permet d'atteindre la durabilité et de préserver les trésors à portée de main.»

Lorsque les visiteurs descendent au sous-sol du centre, où se trouve le département de traitement et de restauration, ils peuvent voir de leurs propres yeux le laboratoire propre et net où le personnel spécialisé teste l'encre, le papier et la reliure des anciens manuscrits.

Avec un soin extrême, chaque page délicate est examinée, photographiée et testée à l'aide de solutions chimiques pour s'assurer qu'aucun dommage n'est causé pendant le processus de préservation.

Pour minimiser le taux de détérioration, les experts vérifient d'abord la stabilité de l'encre, éliminent l'acidité, adoucissent les papiers secs et jaunis et renforcent les matériaux faibles. Les trous sont rebouchés et les déchirures réparées.

ds
Les manuscrits et les livres sont stockés dans des conditions climatiques contrôlées pour être protégés après avoir été examinés par des experts (Photo, AN/ Huda Bashatah).

La préservation de ces documents délicats dépend dans une large mesure des conditions physiques dans lesquelles ils sont stockés. Les fluctuations de la température et de l'humidité ambiante peuvent avoir un impact important sur les papiers et les tissus.

Le maintien d'un taux d'humidité constant d'environ 40 à 60% et d’une température variant entre 16 à 21 degré Celsius sous une lumière ultraviolette à faible énergie est essentiel pour préserver ces objets rares.

Dès que les documents ont été traités et réparés, ils sont immédiatement rangés dans des boîtes à l'abri de la lumière naturelle.

«Les manuscrits sont la principale source d'information permettant de connaître les faits historiques, les traditions culturelles et anciennes du passé», a souligné Al-Fawaz.

«Ils sont éparpillés dans le monde entier et nous avons le privilège d'en avoir une si grande variété ici au Centre Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques (KFCRIS). Il est de notre devoir de protéger ces trésors rares et de les exposer pour que tous puissent examiner leurs détails complexes», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Mondial-2026: l'Espagne vient à bout de la Belgique et défiera la France en demie

Le milieu de terrain espagnol n°06, Mikel Merino, célèbre son deuxième but lors du match de quart de finale de la Coupe du monde de football 2026 entre l’Espagne et la Belgique, au Los Angeles Stadium à Inglewood, le 10 juillet 2026. (AFP)
Le milieu de terrain espagnol n°06, Mikel Merino, célèbre son deuxième but lors du match de quart de finale de la Coupe du monde de football 2026 entre l’Espagne et la Belgique, au Los Angeles Stadium à Inglewood, le 10 juillet 2026. (AFP)
  • L’Espagne bat la Belgique 2-1 grâce à un but tardif de Mikel Merino et se qualifie pour les demi-finales du Mondial-2026, où elle affrontera la France
  • Malgré un match disputé et une forte performance de Thibaut Courtois, sorti sur blessure, la Belgique quitte le tournoi après avoir longtemps résisté à la Roja

LOS ANGELES: L'Espagne a souvent buté sur Thibaut Courtois, mais a encore pu compter sur une réalisation tardive de Mikel Merino pour dominer la Belgique (2-1) vendredi à Los Angeles, offrant un choc très attendu en demi-finale du Mondial-2026 contre l'équipe de France.

Annoncées parmi les grandes sélections favorites au titre depuis le début du tournoi, l'Espagne et la France vont s'affronter mardi à Dallas pour une place en finale, lors d'un choc qui fait saliver toute la planète football.

Si les Bleus ont impressionné face au Maroc jeudi (2-0), la Roja a mis du temps à faire la décision contre des Diables Rouges à la hauteur de l'enjeu. Comme au tour précédent face au Portugal (1-0), Mikel Merino a délivré sa formation grâce à un but dans les dernières minutes.

Merino est "un un footballeur très polyvalent, il peut jouer en six, en huit, en dix et en neuf, et il fait tout bien", a salué son sélectionneur Luis de la Fuente. "Il a une compréhension du jeu exceptionnelle, du calme pour lire les matchs", a-t-il ajouté.

Les Espagnols se qualifient ainsi en demies de la Coupe du monde pour la deuxième fois de leur histoire après 2010, l'année de leur titre mondial. Ils avaient participé au groupe final à quatre en 1950.

Les Belges pourront eux regretter la blessure de leur capitaine Youri Tielemans, forfait à la dernière minute, et surtout celle de leur gardien totem Thibaut Courtois, qui a quitté la pelouse blessé à une cuisse à la 71e.

Le portier du Real "voulait continuer" mais a été sorti par son sélectionneur Rudi Garcia parce qu'il ne pouvait plus "jouer long" au pied, même s'il a expliqué "ne pas se sentir gêné", pour plonger.

- L'erreur de Lammens -

Dix-sept minutes plus tard, son remplaçant Senne Lammens a commis l'erreur fatale: un ballon relâché sur une frappe de loin de Pau Cubarsi, dans les pieds de Mikel Merino (88e), une issue cruelle pour le portier de 24 ans, lors de sa troisième sélection seulement, après une belle saison avec Manchester United.

"Pour un gardien ce sont des sensations horribles, c'est un grand gardien, il reviendra plus fort", a compati Courtois.

Encore solide derrière, la Roja a toutefois encaissé son premier but du tournoi, sur la première vraie incursion belge du match: à la réception d'un centre de Timothy Castagne, Charles de Ketelaere a gagné son duel contre Pau Cubarsi pour une tête qui a trompé Unai Simon (41e).

Les Diables Rouges arrachaient là l'égalisation après l'ouverture du score de Fabian Ruiz qui avait bien suivi une parade mal dégagée, cette fois de Courtois (30e). Le milieu du Paris SG mettait ainsi à profit sa première titularisation depuis le premier match de l'Espagne face au Cap-Vert.

Après un début de match prudent, la Roja semblait alors prendre confiance, avec une action collective fantastique mais non conclue (38e).

Lamine Yamal, qui ne compte toujours qu'un seul but lors de la compétition, s'est démené, mais a manqué de précision, tirant trop à gauche (21e), trop à droite (40e et 52e), ou trop près de Courtois (61e) avant d'être frustré par de bonnes interventions défensives.

Les entrées de Romelu Lukaku et Axel Witsel n'ont pas suffit pour la sélection de Rudi Garcia, qui aura fait trembler l'un des favoris du Mondial.

"On aurait pu mieux faire avec le ballon (...) on n'a pas été assez dangereux", a toutefois regretté Castagne.

Avant le choc contre la France, l'Espagne a récupéré l'attaquant Nico Williams, rentré en fin de rencontre pour la première fois depuis sa blessure face à l'Uruguay.

Pour De la Fuente, ce n'est "pas exagéré de parler de finale avant l'heure", le technicien s'attend à "un super match", et la Roja se sent "capable de battre n'importe quelle équipe", a-t-il assuré pour lancer les hostilités.


Mondial-2026: le Maroc a confirmé son nouveau statut et regarde déjà vers 2030

Des supporters marocains réagissent en regardant le quart de finale de la Coupe du monde 2026 opposant leur équipe à la France, disputé aux États-Unis, depuis le stade Prince Moulay Abdellah, transformé en fan zone, à Rabat, au Maroc. (AFP)
Des supporters marocains réagissent en regardant le quart de finale de la Coupe du monde 2026 opposant leur équipe à la France, disputé aux États-Unis, depuis le stade Prince Moulay Abdellah, transformé en fan zone, à Rabat, au Maroc. (AFP)
  • Malgré son élimination face à la France (2-0), le Maroc confirme sa progression parmi les grandes nations du football
  • Les Lions de l'Atlas se projettent déjà vers la CAN 2027 et le Mondial 2030 avec de fortes ambitions

LOS ANGELES: Eliminé en quart de finale par la France (2-0) jeudi, le Maroc a néanmoins confirmé lors du Mondial-2026 son statut de nation forte et, certaine d'être sur la bonne voie, se projette déjà sur "sa" Coupe du monde dans quatre ans.

Comme en 2022, les Lions de l'Atlas ont en effet fini par plier face aux Bleus, sur le même score. Et avec cette fois le sentiment d'avoir été battus par une équipe qui leur a été assez largement supérieure, quand la demi-finale perdue sans démériter au Qatar avait pu à l'époque faire naître quelques regrets.

"Nous avons tout donné face à un adversaire très fort. Mais nous continuerons à construire une équipe capable de lutter pour les titres", s'empressait de déclarer à l'issue du match le sélectionneur Mohamed Ouahbi.

Car pour le Maroc, l'enseignement de cette Coupe du monde dépasse largement l'issue de ce quart de finale: après avoir créé la surprise lors de la précédente édition, il a confirmé qu'il fallait désormais bien compter sur lui sur l'échiquier mondial, dans la foulée d'une Coupe d'Afrique des nations remportée sur tapis vert (le Tribunal arbitral du sport doit encore statuer) à domicile, qui aurait pu jeter un voile sur ses prétentions.

Mohamed Ouahbi, qui a succédé à Walid Regragui, a réussi, en un peu plus de trois mois à peine, à transfigurer le style de jeu des Lions de l'Atlas, devenu plus proactif, offensif, basé sur la possession.

- "Croire en notre projet" -

"Je suis très fier de ce que nous avons réalisé. Je suis agréablement surpris par la vitesse avec laquelle les joueurs ont assimilé ma philosophie de jeu. Ils ont montré une immense envie de progresser", a souligné le technicien.

Son équipe, menée par le capitaine Achraf Hakimi, s'est montrée conquérante lors de ses cinq premiers matches. Elle a d'abord fait plus que jeu égal avec le Brésil (1-1) pour son entrée en lice, puis elle a su faire preuve de grandes ressources mentales pour renverser les Pays-Bas en 16es (1-1, 3-2 t.a.b.) et elle s'est montrée implacable en 8e face au Canada pays coorganisateur (3-0).

Tant et si bien que le Maroc était perçu comme un adversaire de taille pour la France et les paroles de Mohamed Ouahbi prononcées en début de tournoi - "Le Maroc est entré dans une nouvelle ère, une ère où nous devons croire en notre capacité à être sacrés champions du monde" - ont été prises au sérieux.

A commencer par les Bleus de Kylian Mbappé, qui n'ont pas pris de haut leurs adversaires et ont mis fin à leur aventure plus tôt qu'ils ne l'avaient envisagé.

"Cette défaite ne doit pas briser notre détermination", a déclaré Ouahbi. "Nous devons continuer à croire en notre projet, poursuivre notre travail et rester concentrés sur les fondamentaux."

- "L'avenir sera très beau" -

Un mot d'ordre venu rappeler la double stratégie au long cours mise en place par la Fédération.

La première se repose sur la formation des jeunes, qui a déjà porté ses fruits avec le titre glané au Mondial des moins de 20 ans l'an passé, déjà sous les ordres de Ouahbi à la tête d'une génération talentueuse appelée à jouer chez les A, Gessime Yassine ayant été le seul convoqué pour le tournoi.

La seconde vise à convaincre les binationaux de choisir le Maroc, à l'image d'Ayyoub Bouaddi, né à Senlis il y a 18 ans, passé par les sélections de jeunes en équipe de France et qui s'est décidé juste avant le Mondial à jouer pour le pays de ses parents.

"Nous disposons d’un grand vivier de jeunes joueurs et de toutes les conditions nécessaires pour continuer à progresser", a dit le sélectionneur.

Son homologue Didier Deschamps ne pouvait qu'abonder: "A part Achraf Hakimi, qui compte plus d’une centaine de sélections, beaucoup de joueurs sont encore au début de leur parcours international. Cela laisse penser que le Maroc aura un avenir avec le sourire".

Dans quatre ans, le Maroc coorganisera le prochain Mondial, avec l'Espagne et le Portugal. Et il n'y a aucune raison pour que ses ambitions viennent à baisser.

"Il y aura d'abord une Coupe d’Afrique des Nations (en 2027) avec des éliminatoires à bien préparer et puis une compétition que nous voulons remporter à domicile en 2030", a martelé Mohamed Ouahbi, convaincu que "l'avenir sera très beau si cette équipe continue sur cette voie".


Des photographies de la Coupe du Monde au Qatar exposées à Mexico

Mêlant photographie, installations multimédias et objets emblématiques du sport, l’exposition explore l’impact de la précédente Coupe du Monde bien au-delà du football. (Fourni)
Mêlant photographie, installations multimédias et objets emblématiques du sport, l’exposition explore l’impact de la précédente Coupe du Monde bien au-delà du football. (Fourni)
  • L’exposition « Journeys to Greatness: Qatar 2022 Legacy » à Mexico présente des photographies de Tasweer illustrant l’impact humain et culturel de la Coupe du Monde Qatar 2022
  • Ouverte jusqu’au 9 août au Centro de Cultura Digital, elle met en avant l’héritage du tournoi à travers la photographie, des installations multimédias et des objets sportifs

DUBAÏ : Des photographies mettant en lumière les histoires humaines qui ont marqué la Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022 sont arrivées à Mexico, où elles sont présentées dans le cadre d’une exposition qui établit un lien entre l’héritage du tournoi et la Coupe du Monde actuelle.

Une sélection d’images de « After the Game », l’une des expositions phares de la troisième édition du Tasweer Photo Festival Qatar en 2025, est présentée dans « Journeys to Greatness: Qatar 2022 Legacy ». Organisée par le Musée olympique et sportif 3-2-1 Qatar, en partenariat avec le ministère mexicain de la Culture à travers le Centro de Cultura Digital, l’exposition s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture Qatar-Canada-Mexique 2026.

Associant photographie, installations multimédias et souvenirs sportifs, l’exposition explore les répercussions de la précédente Coupe du Monde au-delà du terrain, en mettant l’accent sur les personnes, les cultures et les communautés réunies par cet événement.

--
Les photographies de Tasweer sont présentées dans différentes sections de l’exposition, notamment « Look of the Game », « Matches and Players » et « Unity in Diversity ». (Fourni)

Les photographies de Tasweer sont présentées dans différentes sections de l’exposition, notamment « Look of the Game », « Matches and Players » et « Unity in Diversity ». Plutôt que de documenter l’action sur le terrain, elles mettent en lumière les célébrations des supporters, les échanges culturels et les rencontres du quotidien.

« L’héritage de Qatar 2022 appartient non seulement aux joueurs et aux matchs, mais aussi aux supporters qui ont donné vie à cette compétition », a déclaré Abdulla Al-Mulla, directeur du Musée olympique et sportif 3-2-1 Qatar, soulignant que l’exposition illustre la manière dont le tournoi continue de créer des liens au-delà des frontières.

De son côté, Khalifa Al-Obaidli, directeur du Tasweer Photo Festival, a déclaré : « La photographie possède une capacité unique à préserver les émotions. Les œuvres présentées pour la première fois dans After the Game capturent les expériences, les rencontres et l’humanité partagée qui ont fait de Qatar 2022 une étape marquante et profondément transformatrice. »

L’exposition est présentée au Centro de Cultura Digital de Mexico jusqu’au 9 août. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com