L’OCI lance un appel mondial à l’action afin de garantir l’accès des réfugiés à l’éducation

Des intervenants de plusieurs pays participent à un symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, à Kuala Lumpur, la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
Des intervenants de plusieurs pays participent à un symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, à Kuala Lumpur, la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
Des intervenants de plusieurs pays participent à un symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, à Kuala Lumpur, la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
Des intervenants de plusieurs pays participent à un symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, à Kuala Lumpur, la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
Une photo de groupe de plusieurs intervenants prise lors du symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, qui s’est tenu à Kuala Lumpur la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
Une photo de groupe de plusieurs intervenants prise lors du symposium organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI, qui s’est tenu à Kuala Lumpur la semaine dernière. (OCI/Commission permanente indépendante des droits de l’homme)
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Publié le Mercredi 12 octobre 2022

L’OCI lance un appel mondial à l’action afin de garantir l’accès des réfugiés à l’éducation

  • Les participants ont appelé à «identifier les lacunes et suggérer des voies à suivre, notamment le renforcement des compétences et des capacités des pays hôtes»
  • Selon les chiffres du HCR, il y avait environ 27,1 millions de réfugiés et 4,6 millions de demandeurs d’asile dans le monde à la fin de l’année dernière

RIYAD: L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a exhorté la communauté internationale à protéger les droits des réfugiés dans le monde, notamment en ce qui concerne leur accès à l’éducation.
L’appel a été lancé à la fin du 8e séminaire annuel organisé par la Commission permanente indépendante des droits de l’homme de l’OCI. Cet événement de deux jours, intitulé «Perspectives islamiques sur la protection des réfugiés: droits et accès à l’éducation», s’est tenu à Kuala Lumpur en collaboration avec le gouvernement malaisien. Des membres de cette commission, des experts du milieu universitaire et des organisations multilatérales et intergouvernementales ainsi que des représentants des États membres et observateurs de l’OCI y ont participé.
Les participants ont appelé à «identifier les lacunes et suggérer des voies à suivre, notamment le renforcement des compétences et des capacités des pays hôtes, afin d’offrir les meilleures possibilités éducatives aux enfants réfugiés; aborder les dimensions sexospécifiques dans l’éducation des réfugiés, y compris les possibilités d’apprentissage en ligne; renforcer la législation nationale et les plans de développement; améliorer l’accès des réfugiés à l’éducation et identifier les moyens de renforcer la coopération internationale pour résoudre les problèmes des réfugiés».
Ils ont recommandé l’adoption par la commission comme document final du symposium de la Déclaration de Kuala Lumpur sur les droits des réfugiés et l’accès à l’éducation. Ils ont également appelé à la création d’une institution, d’un mécanisme ou d’un fonds spécial au sein du système de l’organisation au moyen d’un mandat du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI. Le but est d'établir une base méthodologique pour améliorer le bien-être des communautés de réfugiés dans les pays de l’OCI sur la base d’un partage équitable des charges.
Le président de la commission, Haci Ali Acikgul, souligne la nécessité de développer des liens de coopération entre tous les États membres de l’OCI et la commission afin de promouvoir les meilleures pratiques pour assurer la pleine protection des droits des réfugiés, conformément aux enseignements islamiques et au droit international des droits de l’homme.

portrait
Dr Abdelrahim Almoghathawi.

Les participants ont également salué la création du Fonds mondial islamique pour les réfugiés «en tant qu’instrument innovant conforme à la charia pour investir dans la réponse humanitaire aux déplacements forcés». Il a été adopté par le Fonds de solidarité islamique pour le développement – la branche humanitaire de la Banque islamique de développement – en partenariat avec le Haut-Commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR). Ils ont également exhorté les États membres de l’OCI à soutenir l’initiative qui vise à résoudre les problèmes des réfugiés et à protéger leur bien-être; cela concerne notamment la coordination des ressources dans le but de fournir une éducation, des services de santé et des moyens de subsistance aux réfugiés.
Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Dato’ Sri Saifuddin ben Abdallah, a proposé la création d’une Fondation de l’OCI pour l’éducation des réfugiés afin de concevoir, d’encourager et de développer des interventions dans tous les domaines pertinents pour l’éducation des réfugiés.
D’après les chiffres du HCR, il y avait environ 27,1 millions de réfugiés et 4,6 millions de demandeurs d’asile dans le monde à la fin de l’année dernière. Selon l’Unesco, 50% des réfugiés et des demandeurs d’asile dans le monde ont moins de 18 ans.
Le Dr Abdelrahim Almoghathawi, ancien professeur d’études supérieures à l’Université islamique de Médine, souligne: «Les réfugiés souffrent d’un grand isolement; ils sont loin de leurs familles, de leurs amis et de leurs parents et, par conséquent, ils sont dans une situation anormale et ne peuvent vivre une vie décente.»
Offrir à tous les niveaux des possibilités d’éducation conformes aux besoins des réfugiés est l’un de leurs droits les plus fondamentaux, ajoute-t-il.
«Il existe de nombreux moyens pour parvenir à ce noble objectif. Par exemple, la création d’un fonds pour l’éducation des réfugiés dans le monde, qui devrait être soutenu par plusieurs organismes fiables.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.