Le Burencirque s’installe sur le parvis de l’IMA

Le Burencirque est un spectacle imaginé par l’artiste Daniel Buren et conçu par les pionniers du cirque contemporain, Dan et Fabien Demuynck. Photo Anne Ilcinkas
Le Burencirque est un spectacle imaginé par l’artiste Daniel Buren et conçu par les pionniers du cirque contemporain, Dan et Fabien Demuynck. Photo Anne Ilcinkas
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Publié le Vendredi 23 septembre 2022

Le Burencirque s’installe sur le parvis de l’IMA

  • Le Burencirque est un spectacle imaginé par l’artiste Daniel Buren et conçu par les pionniers du cirque contemporain, Dan et Fabien Demuynck
  • Les numéros d’artistes épousent le rythme de la musique arabo-andalouse

PARIS: Dans la lumière rouge du chapiteau, la danseuse s’élève dans de gracieux mouvements sur le tissu blanc, une musique arabo-andalouse emplissant l’espace. Il reste trois jours avant la première du spectacle baptisé «Rotation», nouvelle création du Burencirque, sur le parvis de l’Institut du monde arabe (IMA), et Silvana Sanchirico répète son numéro. Mais elle se pose encore de nombreuses questions. «Je me suspends dans un tissu, alors que des femmes dans le monde arabe sont cachées dans un tissu. Qu’est-ce que c’est qu’un tissu?», se demande ainsi l’artiste chilienne de 31 ans, seule femme du Burencirque, et qui cherche sa place en tant que telle dans le programme. «J’essaie de représenter les femmes, dans ce lieu particulier. Il y a plus de profondeur que dans une simple performance telle que je fais d’habitude», confie la jeune femme, qui n’a comme lien avec le monde arabe qu’un grand-père italien d’Égypte.

Rima Abdul-Malak a assisté à la première du spectacle jeudi soir

«Pour moi, c'est un bonheur, ce soir.» La ministre de la Culture est venue assister à la première représentation du spectacle baptisé «Rotation» du Burencirque. Assise au premier rang aux côtés de Jack Lang, le président de l’Institut du monde arabe (IMA), elle n’a pas caché son enthousiasme à la vue des numéros de cirque, applaudissant même en rythme dans la salle comble du chapiteau abritant les musiciens.

«Ça m'a touchée, parce que ce sont des musiques qui ont bercé ma vie et que je continue à écouter», déclare la ministre franco-libanaise à Arab News en français, au sortir de la représentation. «Ce sont des monuments de la culture, du patrimoine musical du monde arabe.»

Rima Abdul-Malak se dit également impressionnée par les performances des artistes de cirque, elle qui a travaillé comme directrice des programmes de Clowns sans Frontières. «Ça m'a touchée de découvrir des artistes de cirque qui réinventent le cirque, qui inventent des nouveaux agrès, des nouvelles écritures, des nouvelles formes», confie-elle encore.

 

 

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Silvana Sanchirico sur le parvis de l'IMA. Photo Anne Ilcinkas

Le Burencirque est un spectacle imaginé par l’artiste Daniel Buren et conçu par les pionniers du cirque contemporain, Dan et Fabien Demuynck. Mêlant artistes de cirque, originaires pour beaucoup du Maroc et de l’Algérie, musiciens et vidéos, c’est la première fois qu’il est joué au cœur de Paris, et pas n’importe où. La boucle est bouclée: Jack Lang, président de l’IMA, accueille en effet dès ce jeudi soir et pour une dizaine de dates le cirque de Daniel Buren, l’artiste qui, en 1986, avait investi la cour d’honneur du Palais-Royal avec ses colonnes, à l’initiative du même Jack Lang, alors ministre de la Culture.

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Ce lundi, Jack Lang assiste d’ailleurs aux répétitions, passant d’un chapiteau à l’autre.  Photo Anne Ilcinkas


Ce lundi, Jack Lang assiste d’ailleurs aux répétitions, passant d’un chapiteau à l’autre. Dans le chapiteau orange, Youcef Mecheri, alias «Bboy Haiper», a succédé à Silvana Sanchirico. Né en 1991 à Tizi Ouzou, en Algérie, l’acrobate et danseur a su tracer son chemin à bout de bras, malgré son handicap. Le voilà qui tourne et tourne sur ses mains au tempo de la derbouka et de la voix envoûtante de Fouad Didi.

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Silvana Sanchirico. Photo Anne Ilcinkas.


Le virtuose de la musique arabo-andalouse est en effet venu de Marseille pour accompagner les artistes de cirque. Billehi ya hamani, Lamouni ligharou Meni, Sama’i Bayati, Fi layali… le violoniste et chanteur a puisé dans le riche patrimoine arabe pour offrir un répertoire diversifié, des chants arabo-andalous aux mouachachats orientaux, en passant par la musique chaabi berbère.

Image retirée.Embedded Video (Adaptatif).

Il a ensuite envoyé des enregistrements aux artistes pour que ceux-ci s’imprègnent de la musique et se l’approprient. Cette collaboration avec des artistes de cirque «est une première» pour lui.

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Le spectateur peut déambuler à sa guise entre les trois «cabanons». Photo Anne Ilcinkas


Les numéros d’artistes épousent ainsi le rythme de la musique. Et le spectateur peut déambuler à sa guise entre les trois «cabanons», ces petits chapiteaux intimistes conçus par Daniel Buren. Celui-ci assure d’ailleurs pour la première fois la régie des images filmées et diffusées en direct dans les cabanons.

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Daniel Buren en régie. Photo Anne Ilcinkas.


Ainsi, trois spectacles se déroulent simultanément dans les trois cabanons, des structures inspirées de l’architecture foraine.

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Ainsi, trois spectacles se déroulent simultanément dans les trois cabanons, des structures inspirées de l’architecture foraine. Photo Anne Ilcinkas.

Le cabanon orange et le cabanon jaune abritent les numéros de trois artistes de cirque, alors que le cabanon rouge est celui des musiciens: Fouad Didi au violon et chant, Nidhal Jawa au qanun et Yousri Ghiat aux percussions; leur musique est diffusée dans l’ensemble des cabanons.

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Fouad Didi au violon et chant, Nidhal Jawa au qanun et Yousri Ghiat aux percussions. Photo Anne Ilcinkas


Alors que les premières notes s’échappent du qanun dans le cabanon rouge, Youssef Salmane entre sur scène dans le cabanon jaune, qui abrite aussi la régie vidéo de Daniel Buren.

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Youssef Salmane entre sur scène dans le cabanon jaune. Photo Anne Ilcinkas.

Concentré, l’équilibriste sur les mains, originaire de Salé au Maroc, s’apprête à effectuer son numéro. Au même moment, dans le cabanon orange, son collègue Youness Sajid, qui a fait la même École nationale de cirque contemporain Shems’y au Maroc, pénètre sur la scène, poussant sa roue Cyr tel un Sisyphe. Lui qui a délaissé l’école à l’âge de 13 ans pour travailler dans un garage, maîtrise désormais ce grand cerceau métallique, mais aussi la danse et l’art du funambule.

Image retirée.Embedded Video (Adaptatif).

Installé en région parisienne depuis six ans, il est serein quant au spectacle, heureux de partager son art avec le public.

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Youness Sajid sur le parvis de l'IMA. Photo Anne Ilcinkas

 

Informations pratiques

Le calendrier :
Les 22, 23 et 24 septembre à 20 h 30 et le 25 septembre à 16 h.
Les 30 septembre et 1er octobre à 20 h 30, et le 2 octobre à 16 h.
Les 7 et 8 octobre à 20 h 30, et le 9 octobre à 16 h.
Tarifs:
Tarif plein: 20 €
Tarif réduit: 16 €
Tarifs - de 26 ans: 12 €


Shiras Galería ouvre 2026 avec une réflexion sur la fragilité et la reconstruction

El Titán en el Laboratorio de la Gracia : couture et peinture deviennent symboles de réparation et de résilience. (Fournie)
El Titán en el Laboratorio de la Gracia : couture et peinture deviennent symboles de réparation et de résilience. (Fournie)
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  • El Titán en el Laboratorio de la Gracia explore la fragilité, la réparation et la résilience à travers peinture et couture, transformant la vulnérabilité en force
  • L’exposition invite à réfléchir sur la construction de l’identité et la transformation des fractures en espaces de force et de beauté

DUBAÏ: Shiras Galería ouvre l’année 2026 avec l’inauguration de la première exposition personnelle en Espagne de l’artiste libanaise Lana Khayat. Intitulée El Titán en el Laboratorio de la Gracia, l’exposition sera présentée dans la salle principale de la galerie à partir du vendredi 16 janvier à 19h.

Dans cette nouvelle collection artistique, Lana Khayat invite à repenser les notions de fragilité, de réparation et de force dans une perspective humaine. Au cœur de sa démarche se trouve la figure du lys, traditionnellement associée à la pureté et à la délicatesse, que l’artiste transforme en métaphore du corps féminin et de l’expérience vécue. La fleur devient un organisme traversé par des tensions, des blessures et des processus de reconstruction, incarnant une force qui ne repose pas sur l’invulnérabilité mais sur la persistance.

Peinture et couture se conjuguent dans son travail comme des gestes de résistance. Les fils et les points de suture révèlent les lieux de rupture tout autant que les décisions de rester et de reconstruire. Pour l’artiste, chaque point est un acte conscient qui transforme la vulnérabilité en solidité. La réparation n’est ni dissimulée ni corrigée : elle est visible et affirmée.  

L’exposition propose ainsi une réflexion sur la construction de l’identité au seuil de la désintégration, et sur la capacité des fractures à devenir des espaces de transformation. El Titán en el Laboratorio de la Gracia célèbre la beauté de la réparation et la dignité de celles et ceux qui choisissent de se recomposer avec intention et soin.

Lana Khayat s’inscrit dans un héritage artistique profond. Son arrière-grand-père, Mohamad Suleiman Khayat, était reconnu pour la restauration des salons ajami syriens, aujourd’hui conservés dans des institutions majeures comme le Metropolitan Museum of Art à New York et Shangri La à Hawaï. Formée à l’American University of Beirut puis à la School of Visual Arts de New York, Lana Khayat a exposé à New York, Londres, Venise, Abu Dhabi et Riyad. Ses œuvres figurent dans d’importantes collections privées et ses collaborations avec des institutions telles que le Guggenheim témoignent de sa reconnaissance croissante sur la scène artistique internationale.


Les designers arabes brillent aux Golden Globes

L'animatrice Nikki Glaser a foulé le tapis rouge de l'événement dans une robe rose pâle du créateur libanais Zuhair Murad. (Getty Images)
L'animatrice Nikki Glaser a foulé le tapis rouge de l'événement dans une robe rose pâle du créateur libanais Zuhair Murad. (Getty Images)
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  • Les designers arabes, du Liban à l’Arabie saoudite, se sont illustrés sur le tapis rouge des Golden Globes, habillant plusieurs stars de premier plan
  • Le noir et les matières métalliques ont dominé la cérémonie, entre hommages aux grandes maisons et affirmations stylistiques audacieuses

DUBAÏ / LOS ANGELES : Les designers arabes ont marqué le tapis rouge de la 83e cérémonie des Golden Globes, dimanche, habillant plusieurs stars grâce à des talents venus du Liban, d’Égypte et d’Arabie saoudite.

L’animatrice de la soirée, Nikki Glaser, est apparue sur le tapis rouge dans une robe rose poudré signée du designer libanais Zuhair Murad. Cette tenue, l’un de ses nombreux changements de costume au cours de la soirée, est issue de sa collection Resort 2026.

De son côté, Kylie Jenner a été aperçue lors de la cérémonie dans une robe argentée sur mesure imaginée par le couturier saoudien Mohammed Ashi, fondateur de la maison parisienne Ashi Studio.

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Kylie Jenner a été aperçue à la cérémonie de remise des prix dans une robe argentée sur mesure créée par le couturier saoudien Mohammed Ashi. (Getty Images) 

La personnalité de la télévision irlandaise Maura Higgins a, quant à elle, affiché une élégance affirmée dans une robe noire moulante, accompagnée d’un accessoire texturé doré façon châle, créé par la designer égyptienne basée à Dubaï, Marmar Halim.

Timothée Chalamet et une multitude d’autres stars ont également tourné le dos à la couleur cette année, optant majoritairement pour le noir. Ariana Grande a laissé de côté le rose emblématique de son personnage dans Wicked pour une robe de haute couture noire Vivienne Westwood, tout en conservant sa célèbre queue-de-cheval. Ayo Edebiri, Selena Gomez, Miley Cyrus et Mia Goth figuraient aussi parmi les célébrités vêtues de noir.

Ayo Edebiri portait une robe Chanel noire aux épaules dénudées, ornée de bijoux sur les épaules, issue du défilé Métiers d’Art 2026 de Matthieu Blazy.

Les célébrités tenaient fermement leurs robes et faisaient attention où elles marchaient tandis qu'elles posaient pour les photos sur les hauts escaliers qui servaient de tapis rouge. Comme au Met Gala, elles faisaient la queue en bas et devaient monter les marches périlleusement.

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Maura Higgins, élégante, dans une robe noire moulante, accessoirisée d'un châle doré texturé créé par le designer égyptien Marmar Halim, basé à Dubaï. (Getty Images) 

La 83e édition des Golden Globes offre un aperçu des choix stylistiques que les célébrités adopteront tout au long de la saison des prix. Depuis 1944, la cérémonie récompense le meilleur du cinéma et de la télévision.

Le tapis rouge, installé au Beverly Hilton à Beverly Hills, en Californie, constitue une vitrine pour les nominés, même si certains sont liés contractuellement à des maisons de mode en tant qu’ambassadeurs.

Plusieurs stars, dont George Clooney, portaient des créations Giorgio Armani. Le monde de la mode a perdu Armani en septembre, mais sa maison éponyme continue de rayonner.

« C’était émouvant de voir autant de participants, dont Julia Roberts et Kate Hudson, porter la marque et lui rendre hommage », a déclaré Véronique Hyland, directrice des rubriques mode du magazine Elle.

Les stars ont également brillé en tenues métalliques. L’actrice de Sentimental Value, Renate Reinsve, a virevolté sur le tapis rouge dans une robe argentée scintillante à franges, signée Nicolas Ghesquière pour Louis Vuitton. Sa partenaire à l’écran, Elle Fanning, portait une robe Gucci brodée de fleurs norvégiennes, en hommage à leur film dramatique norvégien. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Golden Globes conquis par «Une bataille après l'autre»

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
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  • Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson
  • "Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans

BEVERLY HILLS: La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d'ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.

Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson.

"Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est en revanche incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

"Hamnet" surprend "Sinners" 

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film.

Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleur actrice.

Côté comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Succès international pour "L'Agent Secret" 

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées.

Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gage sous la dictature brésilienne des années 70, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leurs valeurs dans les moments difficiles."

Un discours à la tonalité politique qui s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la Justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".