Retour sur 40 ans de relations spéciales entre l’Algérie et les présidents français

Le président français Emmanuel Macron passe en revue la garde d'honneur à son arrivée à Alger, le 6 décembre 2017 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron passe en revue la garde d'honneur à son arrivée à Alger, le 6 décembre 2017 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 31 août 2022

Retour sur 40 ans de relations spéciales entre l’Algérie et les présidents français

  • La France et l'Algérie s'efforcent depuis plusieurs mois de donner un nouvel élan à leurs relations après une grave crise diplomatique
  • Le 16 février 2017, Emmanuel Macron s'est rendu à Alger durant la campagne présidentielle, qualifiant la colonisation de «crime contre l'humanité»

PARIS: Emmanuel Macron sera en visite en Algérie du 25 au 27 août. Le chef de l’État entend «relancer» le partenariat entre les deux pays avec son homologue, Abdelmadjid Tebboune.

La France et l'Algérie s'efforcent depuis plusieurs mois de donner un nouvel élan à leurs relations après une grave crise diplomatique. Au fil des années, malgré des couacs, les chefs d’État n’ont jamais cessé d’évoquer la sensibilité de la mémoire franco-algérienne, de Valéry Giscard d'Estaing à Emmanuel Macron, en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Le 16 février 2017, Emmanuel Macron s'est rendu à Alger durant la campagne présidentielle, qualifiant la colonisation de «crime contre l'humanité» et suscitant de la sympathie en Algérie et une polémique en France. Dans son livre Révolution, publié en novembre 2016, il avait noté: «Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisations et des éléments de barbarie.»

Nous vous proposons de passer en revue les précédentes visites des chefs d'État français.

Giscard: «La France historique salue l'Algérie indépendante»

Le 10 avril 1975, un an après son entrée en fonction, Valéry Giscard d’Estaing entame la première visite officielle d'un président français dans l’Algérie indépendante. Il est accueilli par celui qui préside le Conseil de la révolution algérienne depuis 1965, Houari Boumédiène.

Pour la première fois depuis l'été 1962, des drapeaux français ornent les grandes artères d'Alger.

Au cours d’une réception, le président français déclare: «La France historique salue l’Algérie indépendante.» Boumédiène réagit en affirmant: «La page est tournée; l’Algérie est fille de son histoire.»

Mitterrand: «C'est cette confiance que je suis venu témoigner à l'Algérie»

Figure marquante de la guerre d’Algérie, François Mitterrand se rend à Alger en visite officielle le 30 novembre 1981. Il est accueilli par son homologue algérien, Chadli Bendjedid.

Le 1er décembre, le président de la république française prononce un discours à l'Assemblée populaire nationale algérienne: «La France et l'Algérie sont capables de surmonter et de dépasser les déchirements du passé» et elles «peuvent désormais fonder leur rapprochement et leur amitié sur une donnée nouvelle: la confiance.»

Le chanteur d'origine algérienne Enrico Macias (2e à partir de la gauche), au côté de son épouse, embrasse le président algérien Abdelaziz Bouteflika (à droite), sous le regard amusé du président Jacques Chirac (2e à partir de la droite), le 14 juin 2000 à l'Élysée à Paris, avant le dîner offert en l'honneur du président algérien, alors en visite officielle en France. (Photo: Archives, AFP)

Chirac: «Les destins de l’Algérie et de la France s’entrecroisent»

Le 2 mars 2003, Jacques Chirac, en visite d'État en Algérie est reçu à Alger avec les plus grands honneurs. Il est accueilli par des centaines de milliers de personnes qui l'acclament tout en réclamant, pour certaines, «des visas» pour la France. Jacques Chirac signe avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, la «déclaration d'Alger», qui prône le renforcement de la coopération entre la France et l'Algérie.

Le 3 mars, le président français s'exprime devant les deux chambres du Parlement algérien. Il évoque l'«histoire commune» des deux pays, «avec ses ombres et ses déchirures», ce «passé complexe» que l'on ne doit ni «oublier» ni «renier» afin de construire un «partenariat d'exception». Il adresse un «message d'amitié, d'estime et de respect» à tous les musulmans, algériens et français, qui «vivent leur foi au travers d'un islam ouvert sur le monde».

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika et son homologue français, Nicolas Sarkozy, assistent à une cérémonie de signature de l'accord commercial, le 4 décembre 2007 à Alger. (Photo: Archives, AFP)

Sarkozy: «Beaucoup d'hommes et de femmes ont aimé l'Algérie avant de devoir la quitter»

Le 3 décembre 2077, Nicolas Sarkozy entame sa première visite d'État en Algérie. Il est accueilli par M. Bouteflika.

Dans un discours prononcé devant le patronat algérien, Nicolas Sarkozy déclare que «le système colonial a été profondément injuste», mais que, «à l'intérieur de ce système [...], il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie avant de devoir la quitter». Il dit vouloir honorer les victimes que la guerre d'indépendance a faites «des deux côtés», affirmant être venu «pour construire l'avenir» et non pour la «nostalgie».

Le président français François Hollande et son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, se promènent à Tlemcen lors du deuxième jour de la visite officielle de deux jours du chef de l’État français, le 20 décembre 2012. (Photo, AFP)

Hollande: «Je reconnais les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien»

Le 19 décembre 2012, François Hollande, en visite d'État, reconnaît solennellement à la tribune du Parlement algérien les «souffrances que la colonisation française» a infligées à ce pays, sans pour autant formuler les excuses de la France.

«Pendant cent trente-deux ans, l'Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal», lance le président français dans un discours historique devant les deux chambres du Parlement algérien réunies.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.