Un hold-up au cœur de Beyrouth revisite «La Casa de papel»

Des soldats de l'armée (derrière) et des forces de sécurité (devant) montent la garde devant une succursale de la «Banque fédérale» à Beyrouth, la capitale libanaise, le 11 août 2022. (AFP)
Des soldats de l'armée (derrière) et des forces de sécurité (devant) montent la garde devant une succursale de la «Banque fédérale» à Beyrouth, la capitale libanaise, le 11 août 2022. (AFP)
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Publié le Samedi 13 août 2022

Un hold-up au cœur de Beyrouth revisite «La Casa de papel»

  • En recevant une partie de ses économies (35 000 dollars), Bassam a, dans une certaine mesure, réussi à faire plier les responsables. Les hiérarchies elles-mêmes ont cette tendance à se dissoudre à force d’être contestées
  • Considéré comme un «Robin des bois» , Bassam Cheikh Hassan sort de la banque plusieurs heures plus tard sous escorte policière, acclamé par la foule aux cris de « Bassam, tu es un héros »

BEYROUTH: Dans un pays où les propriétaires de banques et les responsables au pouvoir prennent en otage tout un peuple, une situation inverse a pris place jeudi dernier.

A Beyrouth, jeudi, après avoir pris en otage les employés d'une succursale de la Federal Bank, un homme s'est finalement rendu. Ce qui ressemblait à un braquage est loin de ce qu’on pourrait imaginer : le quadragénaire, client de la banque, voulait récupérer sa propre épargne, qui se monte à 210 000 dollars (1 dollar américain = 0,97 euros), notamment pour payer les soins de son père malade.  

Il ne s'agit pas du premier incident du genre. Deux ans et onze mois après le début de la crise, les banques continuent à priver les déposants de leur épargne presque en toute impunité, n’autorisant à leurs clients que le retrait de sommes modiques, quel que soit le montant de leurs économies.

Derrière leurs écrans, les Libanais suivent de près l’action de Bassam Cheikh Hassan, diffusée en direct alors qu’il menace les employés de la banque avec une arme automatique et laisse entendre qu’il va s’immoler par le feu.

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés dans Beyrouth et devant l’établissement encerclé par la police tout au long de l’incident, scandant des slogans contre le gouvernement libanais et les banques, espérant que le braqueur allait obtenir gain de cause et récupérer ses économies.

Considéré comme un «Robin des bois» , Bassam Cheikh Hassan sort de la banque plusieurs heures plus tard sous escorte policière, acclamé par la foule aux cris de « Bassam, tu es un héros ».  

« La casa de papel »

Les internautes ont fait un parallèle spontané entre cette scène et la série espagnole « La Casa de papel» où les braqueurs sont perçus comme des héros.  

Cette série qui connaît un succès mondial met en scène un homme mystérieux, surnommé le Professeur. Celui-ci planifie le meilleur braquage jamais réalisé. Pour exécuter son plan, il recrute huit des meilleurs malfaiteurs en Espagne qui n'ont rien à perdre.

Le but est d'infiltrer la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre afin d'imprimer 2,4 milliards d'euros, en petites coupures de 50 € et cela en moins de onze jours, sans victimes — malgré la présence de 67 otages, dont la fille de l'ambassadeur du Royaume-Uni, Alison Parker.

Au fil des épisodes, les différences s’estompent et les conflits transgressent les lignes. A l’image des manifestants qui ont exprimé leur solidarité avec le preneur d’otages, la frontière entre les Libanais se dilue dans l’humanité de chacun. Selon eux, «il serait plutôt victime que criminel». 

En recevant une partie de ses économies (35 000 dollars), Bassam a, dans une certaine mesure, réussi à faire plier les responsables. Les hiérarchies elles-mêmes ont cette tendance à se dissoudre à force d’être contestées.

Du fait que le « braqueur » a adopté un mode opératoire proche de celui de la série espagnole, cet incident a illustré une volonté de vivre qui, face à l'austérité du gouvernement, se trouve érigée en éthique de la désobéissance.

En revisitant les codes de la contestation politique sur fond de vengeance sociale, en défendant le droits des hommes face à un monde rendu austère par ses politiques, La Casa de Papel propose une utopie de l’action où «Ce qui a été pris de force, ne peut être récupéré que de force».


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com