Darfour: Cinq membres des forces de sécurité soudanaises tués dans une embuscade

Le Soudan est sous le choc de l'aggravation des troubles depuis un coup d'État militaire en octobre dernier, dirigé par le chef de l'armée Abdel Fattah Al-Burhan (Photo, AFP).
Le Soudan est sous le choc de l'aggravation des troubles depuis un coup d'État militaire en octobre dernier, dirigé par le chef de l'armée Abdel Fattah Al-Burhan (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 06 août 2022

Darfour: Cinq membres des forces de sécurité soudanaises tués dans une embuscade

  • Le Soudan ne cesse de s'enfoncer dans le marasme depuis le putsch
  • Un mois plus tôt, des combats entre les Fallata ont fait au moins 45 morts

KHARTOUM: Cinq membres des forces de sécurité soudanaises ont été tués dans l'embuscade d'un groupe armé "illégal" au Darfour, dans l'ouest frontalier du Tchad, rapporte vendredi la police.

"Une unité des forces de sécurité composée de militaires, de policiers et de (paramilitaires) des forces de soutien rapide (FSR) a été la cible d'une attaque lâche d'un groupe au Darfour-Central", précise le communiqué de la police sans identifier le groupe.

Cette attaque "a fait cinq morts dont un officier", est-il précisé dans le communiqué, qui ne fait pas état de blessés ni d'éventuelles victimes parmi les assaillants.

Le Soudan, l'un des pays les plus pauvres au monde où plane désormais le spectre de la famine, ne cesse de s'enfoncer dans le marasme depuis le putsch mené en octobre par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane.

En raison du vide sécuritaire que ce coup d'État a créé, les attaques de groupes armés et les conflits entre tribus, elles aussi armées, ont augmenté, de même que le nombre de morts, particulièrement au Darfour.

Vendredi, Khartoum a ainsi fait état de "18 civils tués dans une embuscade tendue par des hors-la-loi tchadiens" au Darfour-Ouest la veille, le long de la frontière.

Le numéro deux du pouvoir militaire, le chef des paramilitaires des FSR, Mohammed Hamdane Daglo, dit "Hemedti", qui a quitté Khartoum pour le Darfour depuis plusieurs jours, a assisté vendredi à leurs funérailles, rapporte l'agence officielle Suna.

Le général Daglo s'était rendu jeudi au Tchad pour une visite officielle, aux côtés de plusieurs responsables des services de sécurité soudanais, selon le Conseil souverain, plus haute autorité de la transition dont il est vice-président. Il y a notamment rencontré le chef de la junte Mahamat Idriss Déby Itno.

En avril, plus de 200 personnes ont été tuées au Darfour dans des affrontements opposant des tribus arabes à la minorité Massalit dans la région de Krink. Selon l'ONU, plus de 125.000 personnes ont été déplacées durant ces violences.

Un mois plus tôt, des combats entre les Fallata, une minorité ethnique africaine, et la communauté arabe des Rizeigat au Darfour-Sud, ont fait au moins 45 morts.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.