Diriyah Gate est ancré dans l’humanité, la culture et l’interaction

Kiran Haslam, directeur marketing de l’Autorité de développement de Diriyah Gate, participe au podcast The Mayman Show d’Arab News. (Photo AN)
Kiran Haslam, directeur marketing de l’Autorité de développement de Diriyah Gate, participe au podcast The Mayman Show d’Arab News. (Photo AN)
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Publié le Mercredi 30 août 2023

Diriyah Gate est ancré dans l’humanité, la culture et l’interaction

  • M. Haslam souligne que «l’environnement de travail unique» de l’autorité a été récemment reconnu comme étant l’un des meilleurs endroits pour travailler dans le Royaume
  • At-Turaïf a été construit avec de la boue d’adobe et d’autres matériaux naturels dans les années 1700

RIYAD: Le 5e anniversaire du lancement de l’Autorité de développement de Diriyah Gate est une étape remarquable, a déclaré Kiran Haslam, directeur du marketing de l’organisation, dans le podcast The Mayman Show d’Arab News.

Ce programme place en vedette des acteurs, des humoristes, des mannequins et des athlètes, entre autres. «C’est une étape importante dont nous pouvons nous vanter encore plus à l’interne qu’en dehors du bureau», nous a confié Kiran Haslam.

Ce dernier souligne que «l’environnement de travail unique» de cette autorité a été récemment reconnu comme l’un des meilleurs endroits pour travailler dans le Royaume, ajoutant: «C’est remarquable, mais pas réellement surprenant».

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L’Autorité de développement de Diriyah Gate figure sur la liste des «meilleurs environnements de travail» de l’Arabie saoudite, dans la mesure où elle propose un «cadre de travail unique», soutient son directeur marketing, Kiran Haslam, au Mayman Show, à l’occasion du 5e anniversaire du lancement de l’autorité. (Photo Arab News)

Il a expliqué que, en tant qu’organisation, les membres de l’autorité interagissent les uns avec les autres de manière rafraîchissante, dynamique et énergique.

«Parfois, l’enthousiasme est à son comble. Sans vouloir citer de marques, je dirai que j’ai visité les bureaux de Google, qui a la réputation de disposer de lieux de travail très ouverts, passionnants et dynamiques, où les gens s’amusent», a-t-il poursuivi.

«Le travail et la façon dont nous voulons vivre se chevauchent de plus en plus. L’Autorité de développement de Diriyah Gate est comme Google à cet égard, avec beaucoup moins de poufs autour du bureau – cette société est célèbre pour avoir des poufs un peu partout. Notre colonne vertébrale est bien droite, parce que nous travaillons toujours sur de bonnes chaises et parce que nous sommes toujours capables d’interagir de manière positive.»

M. Haslam, qui est l’auteur de deux livres pour enfants, a rejoint l’Autorité de développement de la Diriyah Gate dans un état d’esprit d’anthropologue. Il est également musicien et compositeur, titulaire d’une maîtrise en guitare et dispose d’une grande expérience dans les industries nautique et automobile.

Selon lui, ce qui est exceptionnel au niveau de l’autorité, c’est le type d’actifs qu’elle crée pour une ville qui se situe à l’intérieur de Riyad. «Chez Diriyah, nous créons des actifs à usage mixte», a-t-il souligné.

«Historiquement, les gens en ont parlé presque uniquement du point de vue du développement: les hôtels cinq étoiles, les académies, les concepts universitaires et tout ce qui favorise une certaine façon de vivre dans une ville au sein de la capitale, Riyad.»

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Le 5e anniversaire du lancement de l’Autorité de développement de Diriyah Gate constitue une étape remarquable, a déclaré Kiran Haslam dans le podcast The Mayman Show. (Photo Arab News)

Mettant en avant des exemples de l’attention portée par l’autorité aux détails lors du développement de Diriyah, il a précisé: «Il y a une sorte d’humanité qui relie l’ensemble de ces projets, de ces actifs, de ces lieux et de ces initiatives. Tout le projet est à dimension humaine.»

«Ainsi, tout fait référence à l’architecture de Najd et la construction en adobe. Nous avons déjà créé 180 millions de briques de boue pour exécuter la première phase de Diriyah.»

At-Turaïf a été construit avec de la boue d’adobe et d’autres matériaux naturels dans les années 1700 et il y a dans ce quartier des cours, des ruelles et des tours qui mettent en valeur l’architecture typique de Najd; ce cadre somptueux raconte l’histoire du mode de vie saoudien traditionnel. En 2010, près de trois siècles plus tard, les ruines d’At-Turaïf ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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At-Turaïf a été construit avec de la boue d’adobe et d’autres matériaux naturels dans les années 1700 et il y a dans ce quartier des cours, des ruelles et des tours qui mettent en valeur l’architecture typique de Najd. (Photo fournie)

M. Haslam a expliqué que les briques de boue seraient utilisées pour reproduire l’atmosphère d’At-Turaïf en restant fidèle à son esprit et à sa signification.

«Pour vous donner une petite idée, si vous mettez bout à bout 180 millions de briques de boue, ce sera 3,7 fois plus long que la Grande Muraille de Chine.»

«Il s’agit donc d’un projet immense et complexe, mais qui reste ancré dans l’humanité, la culture et l’interaction. Voilà essentiellement ce qui le distingue des autres», a-t-il ajouté.

L’épisode du Mayman Show auquel Kiran Haslam a participé sera diffusé le 5 août à 18h, heure de Riyad.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des «dizaines de munitions chimiques non déclarées» découvertes en Syrie, selon l'OIAC

L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué mardi que des "dizaines de munitions chimiques non déclarées" ont été découvertes en Syrie, dans un rapport mensuel sur ses activités dans le pays. (AFP)
L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué mardi que des "dizaines de munitions chimiques non déclarées" ont été découvertes en Syrie, dans un rapport mensuel sur ses activités dans le pays. (AFP)
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  • L'OIAC a déclaré être "déjà en mesure d'indiquer que, entre autres, des dizaines de munitions chimiques non déclarées (...) ont été retrouvées sur plusieurs de ces sites non déclarés, aux côtés de milliers de pages de documents"
  • La Syrie avait rejoint l'OIAC en 2013, et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des Etats-Unis

LA HAYE: L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué mardi que des "dizaines de munitions chimiques non déclarées" ont été découvertes en Syrie, dans un rapport mensuel sur ses activités dans le pays.

L'organisation a indiqué avoir déployé en début de mois une équipe chargée de mener des activités "visant à vérifier l'exactitude et l'exhaustivité" de la déclaration de la Syrie concernant son stock d'armes chimiques dans des sites "hautement prioritaires" et "non déclarés", dans les régions côtières du nord ainsi que dans le centre du pays.

L'OIAC a déclaré être "déjà en mesure d'indiquer que, entre autres, des dizaines de munitions chimiques non déclarées (...) ont été retrouvées sur plusieurs de ces sites non déclarés, aux côtés de milliers de pages de documents".

La Syrie avait rejoint l'OIAC en 2013, et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des Etats-Unis, et pour écarter la menace de frappes aériennes des Etats-Unis et de leurs alliés.

L'OIAC estime cependant que la déclaration était incomplète et que d'autres armes n'ont toujours pas été recensées.

Les munitions récemment découvertes comprennent des "bombes aériennes et des roquettes", ainsi que des "produits chimiques et du matériel connexe découverts séparément, dont la nature fait actuellement l'objet d'une analyse", a précisé le rapport.

L'OIAC, dont le siège se situe à La Haye (Pays-Bas), a indiqué que le déploiement de son équipe en Syrie était toujours en cours, et que ses activités étaient menées en coordination avec les autorités nationales compétentes, conformément aux exigences du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations unies.

Les résultats de ce déploiement feront l'objet d'un rapport plus détaillé "en temps voulu", a précisé l'organisation.

L'ancien président syrien Bachar al-Assad avait été accusé à plusieurs reprises d'avoir employé des armes chimiques au cours des 13 années de guerre civile en Syrie. Depuis son éviction en 2024, le sort des stocks syriens suscite de vives inquiétudes.

Le ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement syrien s'est engagé l'an dernier à démanteler tout vestige du programme d'armes chimiques d'Assad.


Les fidèles musulmans sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Quelque 30.000 pèlerins iraniens ont fait le voyage à La Mecque, soit beaucoup moins que les 86.000 initialement annoncés, en raison des tensions, selon la compagnie Iran Air, citée par l'agence de presse officielle Irna. (SPA)
Quelque 30.000 pèlerins iraniens ont fait le voyage à La Mecque, soit beaucoup moins que les 86.000 initialement annoncés, en raison des tensions, selon la compagnie Iran Air, citée par l'agence de presse officielle Irna. (SPA)
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  • Plus de 1,5 million de personnes participent au hajj cette année, à l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran
  • Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril

LA MECQUE: Une foule de musulmans a prié mardi sur le mont Arafat, pour l'étape phare du grand pèlerinage à La Mecque, bravant la chaleur brûlante du désert pour accomplir le rêve d'une vie.

Dès l'aube, les fidèles se sont rassemblés pour réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, située à environ 20 kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet a prononcé, selon la tradition musulmane, son dernier sermon.

Le site offrant peu ou pas d'ombre, des bénévoles distribuaient de l'eau, des parasols et des collations aux pèlerins, tandis que des hélicoptères survolaient régulièrement la zone.

"C'est un sentiment indescriptible", a affirmé Ahmed Abou al-Ezz, un ingénieur égyptien de 35 ans, en marchant vers le mont Arafat pour la première fois de sa vie.

Plus de 1,5 million de personnes participent au hajj cette année, à l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril.

Quelque 30.000 pèlerins iraniens ont fait le voyage à La Mecque, soit beaucoup moins que les 86.000 initialement annoncés, en raison des tensions, selon la compagnie Iran Air, citée par l'agence de presse officielle Irna.

Malgré la situation régionale, la ville sainte a accueilli plus de fidèles étrangers que l'année dernière, selon les autorités saoudiennes.

Pour Karim Hazem, un pèlerin tunisien de 40 ans, "cet endroit est celui où le Seigneur rassemble la communauté des croyants, et nous rappelle que nous pouvons être réunis en tant que peuples".

Chaleur intense 

Le pèlerinage, l'un des cinq piliers de l'islam, est censé être accompli par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens. Il consiste en une série de rites codifiés sur plusieurs jours au cœur de La Mecque et dans ses environs.

Avec des températures atteignant les 44 degrés ces derniers jours, les autorités saoudiennes ont exhorté les pèlerins à boire beaucoup d'eau et à se protéger du soleil pendant les rites qui se déroulent principalement en plein air.

Les scientifiques affirment que le changement climatique causé par l'activité humaine amplifient les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur intenses.

Le port de chapeaux étant interdit pour les hommes durant le hajj, de nombreux pèlerins utilisent des parasols pour se protéger du soleil.

Après la mort de plus de 1.300 personnes en 2024, sous des températures dépassant les 50 degrés, les autorités saoudiennes ont mis en place des mesures visant à limiter les effets de la chaleur, notamment davantage de zones ombragées.

Plus de 50.000 agents de santé et 3.000 ambulances ont également été déployés pour aider les pèlerins dans le besoin, a indiqué le ministère saoudien de la Santé.

Après le mont Arafat, les fidèles se rendent à Muzdalifah, où ils ramassent des cailloux afin de procéder à la symbolique "lapidation du diable" mercredi.

L'Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l'islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d'autres moments de l'année.


Liban: frappes sur la ville de Nabatiyé dans le sud, 11 morts dans un raid sur l'est

Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités. (AFP)
Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités. (AFP)
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  • A Nabatiyé, un correspondant de l'AFP a fait état de plusieurs frappes après l'avertissement d'Israël, et a pu voir de la fumée s'élever de plusieurs endroits
  • "Vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous déplacer au nord de la rivière Zahrani", avait indiqué plus tôt sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee, en s'adressant aux habitants de cette grande ville du sud

BEYROUTH: Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités.

Dans le même temps, l'armée israélienne a annoncé étendre ses opérations terrestres contre le Hezbollah au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du Liban.

Cette pression accrue intervient au lendemain de la menace du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'intensifier les frappes pour "écraser" le mouvement pro-iranien.

A Nabatiyé, un correspondant de l'AFP a fait état de plusieurs frappes après l'avertissement d'Israël, et a pu voir de la fumée s'élever de plusieurs endroits.

"Vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous déplacer au nord de la rivière Zahrani", avait indiqué plus tôt sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee, en s'adressant aux habitants de cette grande ville du sud.

Désertée par une grande partie de ses habitants depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, Nabatiyé continue d'être pilonnée malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

D'autres frappes dans le sud ont fait au moins un mort et deux blessés parmi des secouristes affiliés au mouvement Amal, allié du Hezbollah, à Srifa, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à 120 le nombre de secouristes tués dans le conflit.

Plusieurs localités du sud, notamment dans la région de Tyr, ont aussi été ciblées, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

La veille, des ordres d'évacuation pour Tyr avaient provoqué la panique et un mouvement d'exode parmi les habitants encore présents dans la ville millénaire, d'après un correspondant de l'AFP.

Un barrage menacé 

L'armée israélienne a également émis mardi un ordre d'évacuation pour Machghara et Sohmor, deux localités dans l'est du Liban, où elle a en outre visé les environs du barrage de Qaraoun, selon l'Ani.

L'organisme chargé du barrage a appelé les autorités libanaises à faire pression sur la communauté internationale pour empêcher toute attaque aux "risques catastrophiques pour les habitants".

Des bombardements avaient eu lieu lundi soir dans cette région du pays, faisant au moins 11 morts à Machghara, dont deux enfants et une femme, et 15 blessés, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

L'armée israélienne avait indiqué avoir frappé dans la nuit plus de 100 cibles du Hezbollah.

De son côté, le Hezbollah a annoncé que ses combattants avaient fait barrage mardi à l'aube à "une force israélienne (...) qui avançait en direction de Zaoutar", village surplombant Nabatiyé, situé à une dizaine de kilomètres de la frontière.

Le groupe a dit avoir eu recours notamment à "des obus et drones d'attaques", ajoutant que les "combats directs" se poursuivaient dans la zone.

"Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser" le Hezbollah, a averti lundi soir Benjamin Netanyahu.

"Pour chaque drone explosif, dix immeubles doivent tomber à Beyrouth", a estimé pour sa part le ministre des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes et opérations au Liban en disant viser le Hezbollah et son infrastructure, alors que les chances d'un accord rapide entre les Etats-Unis et l'Iran semblent s'amenuiser.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 3.213 morts depuis le début du conflit début mars, selon le dernier bilan du ministère de la Santé publié mardi, soit 28 morts de plus par rapport au bilan de la veille.