Le gouvernement britannique fait pression sur l'Irak pour la libération d'un archéologue

Jim Fitton (à gauche) a été condamné à quinze ans de prison en juin pour avoir tenté de faire sortir clandestinement des objets anciens du pays (Photo, Reuters).
Jim Fitton (à gauche) a été condamné à quinze ans de prison en juin pour avoir tenté de faire sortir clandestinement des objets anciens du pays (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 02 juillet 2022

Le gouvernement britannique fait pression sur l'Irak pour la libération d'un archéologue

  • La famille de Fitton a critiqué le gouvernement britannique pour ce qu'elle qualifie de mauvaise réaction à cette affaire
  • Fitton a fait appel dans le but de réduire sa peine ou de faire annuler complètement sa condamnation

LONDRES: Le gouvernement britannique fait pression pour la libération d'un archéologue britannique emprisonné en Irak, a-t-on appris jeudi.

Jim Fitton a été condamné à quinze ans de prison en juin pour avoir tenté de faire sortir clandestinement des objets historiques du pays, un crime qui peut également entraîner la peine de mort.

La famille de Fitton a critiqué le gouvernement britannique pour ce qu'elle qualifie de mauvaise réaction à cette affaire. La secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Liz Truss, a toutefois déclaré à ITV News que des tractations étaient en cours pour convaincre le gouvernement irakien de libérer l'archéologue.

«Je sais que notre ambassadeur travaille sur ce dossier, tout comme notre équipe ministérielle, a-t-elle déclaré. En fin de compte, c'est une décision des autorités irakiennes, mais nous faisons tout notre possible pour obtenir cette libération.»

Fitton a été retrouvé par des responsables irakiens avec une dizaine de petites pierres et de morceaux de poterie provenant du désert le 20 mars, et a été arrêté alors qu'il tentait de quitter le pays.

Il a affirmé pour sa défense qu'il pensait que ces objets n'avaient aucune valeur et qu'il les prenait simplement en souvenir de son voyage en Irak.

Jim Fitton a été inculpé et condamné par le tribunal, alors qu’un autre homme qui a été également jugé avec lui, en l’occurrence le ressortissant allemand Volker Waldmann, a été déclaré non coupable.

Fitton a fait appel dans le but de réduire sa peine ou de faire annuler complètement sa condamnation.

La députée de la circonscription de Fitton, Wera Hobhouse, a affirmé que le ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth aurait dû adopter une position plus ferme envers l'Irak pour assurer sa libération.

«Il semble que les responsables allemands aient adopté une position beaucoup plus ferme, qu’ils soient intervenus beaucoup plus tôt, et qu’ils aient été beaucoup plus présents au niveau de leur opposition à cette affaire, comparativement au ministère des Affaires étrangères qui a adopté une approche en douceur», a-t-elle précisé à ITV.

«Nous avons deux résultats: un prisonnier est maintenant libre et Jim Fitton, notre citoyen britannique, ne l'est pas.

«Il y a donc un contraste assez clair, ce qui fait qu'on se demande si l'approche du ministère des Affaires étrangères a été la bonne», a-t-elle ajouté.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré: «Nous fournissons une assistance consulaire à un ressortissant britannique en Irak et continuons à soutenir sa famille. Nous sommes en contact avec les autorités locales.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.