Kurdistan d'Irak: Un ancien étudiant tue par balle deux professeurs

La police pense que le tireur n'avait pas initialement l'intention de tuer le professeur d'ingénierie (Photo, AFP).
La police pense que le tireur n'avait pas initialement l'intention de tuer le professeur d'ingénierie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

Kurdistan d'Irak: Un ancien étudiant tue par balle deux professeurs

  • Les violences par armes à feu sont fréquentes en Irak
  • Les Assaïch, la police du Kurdistan d'Irak, ont annoncé l'arrestation du suspect

ERBIL, Irak: Deux professeurs d'université ont été tués par balle mardi à Erbil, capitale du Kurdistan d'Irak, et le suspect, un ancien étudiant qui a été interpellé, aurait agi après son renvoi, a-t-on appris auprès des autorités de la région autonome.

Tôt dans la matinée, le suspect, dont on ignore l'identité, s'est rendu au domicile d'une professeure de droit de l'université Soran. Mais "elle n'était pas à la maison" et le tireur "a ouvert le feu sur son mari", un professeur en ingénierie, mort sur le coup, a indiqué à la presse le gouverneur de la province d'Erbil, Omed Khoshnaw.

Le tireur s'est ensuite rendu sur le campus de l'université Salaheddine et "a tiré sur le doyen de la faculté de droit, Kawan Ismaël, et un gardien", a précisé M. Khoshnaw. Le doyen est décédé après son transfert à l'hôpital. Le gardien a été blessé.

Les Assaïch, la police du Kurdistan d'Irak, ont annoncé l'arrestation du suspect, précisant qu'il s'était servi d'un pistolet.

Selon le gouverneur d'Erbil, le suspect a été renvoyé pour un motif inconnu de l'université Soran par la professeure de droit dont il a assassiné le mari.

Il a ensuite tenté de s'inscrire en droit à une autre université, celle de Salaheddine, mais "son inscription a été refusée" par le doyen Kawan Ismaël, sa deuxième victime, a précisé Omed Khoshnaw.

Après avoir essuyé ce refus, le suspect a "proféré des menaces à l'encontre de M. Ismaël et a été interpellé à plusieurs reprises", a-t-il indiqué.

Les violences par armes à feu sont fréquentes en Irak, pays qui comptait 7,6 millions d'armes légères en 2017 selon le projet de recherche Small Arms Survey (SAS) de l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. Les violences sont souvent liées à la politique ou aux disputes tribales.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.