Jihadistes: la Belgique a rapatrié de Syrie 16 enfants et 6 mères

L'Ocam, organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste, avait jugé que les enfants et mères ayant séjourné dans ces camps nécessitent "un suivi permanent". (Photo d'archives, AFP)
L'Ocam, organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste, avait jugé que les enfants et mères ayant séjourné dans ces camps nécessitent "un suivi permanent". (Photo d'archives, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 21 juin 2022

Jihadistes: la Belgique a rapatrié de Syrie 16 enfants et 6 mères

  • «Cette nuit s’est déroulée la dernière phase d’une opération destinée à rapatrier depuis la Syrie 16 enfants belges accompagnés de mères de nationalité belge»
  • Il s'agit de la principale opération du genre jamais organisée par la Belgique depuis la chute du groupe Etat islamique (EI) en 2019

BRUXELLES : La Belgique a rapatrié d'un camp du nord-est syrien sous contrôle kurde 16 enfants de jihadistes et six mères, tous de nationalité belge, dans un avion de la Défense qui a atterri dans la nuit de lundi à mardi.

Une source judiciaire a confirmé à l'AFP une information donnée par plusieurs médias belges.

Tous les enfants ont moins de 12 ans et ont été exfiltrés avec ces six femmes du camp d'Al-Hol pour franchir la frontière irakienne par la route avant de monter dans cet avion belge à Erbil (Irak), a souligné la même source.

Selon la radio-télévision francophone RTBF, ces mères ont déjà été condamnées en Belgique notamment pour participation aux activités d'un groupe terroriste, et elles ont été remises à la justice dès leur arrivée, tandis que les enfants devaient subir des examens médicaux avant d'être confiés aux services de protection de la jeunesse.

"Cette nuit s’est déroulée la dernière phase d’une opération destinée à rapatrier depuis la Syrie 16 enfants belges accompagnés de mères de nationalité belge", a indiqué le parquet fédéral belge dans un communiqué.

"Le vol de la Défense a atterri cette nuit à 1h30 du matin", a-t-il ajouté, conviant à une conférence de presse dans la matinée à Bruxelles pour davantage de précisions.

Il s'agit de la principale opération du genre jamais organisée par la Belgique depuis la chute du groupe Etat islamique (EI) en 2019, qui avait conduit à l'arrestation de centaines de femmes et d'enfants de toutes nationalités placés en rétention dans des camps contrôlés par les forces kurdes.

En mars 2021, au lendemain d'un feu vert des services antiterroristes, le Premier ministre belge Alexander De Croo avait promis de "tout faire" pour rapatrier de ces camps les enfants de moins de 12 ans dont la filiation belge est prouvée.

L'Ocam, organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste, avait jugé que les enfants et mères ayant séjourné dans ces camps nécessitent "un suivi permanent", qui est "beaucoup plus facile" à assurer sur le sol belge.

En juillet 2021, une première opération d'ampleur sous l'égide du gouvernement belge avait permis de rapatrier dix enfants et six  qui étaient retenus dans le camp syrien de Roj.

La Belgique compte avec la France parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants étrangers après le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. A partir de 2012, plus de 400 Belges sont partis y combattre dans les rangs des organisations jihadistes.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Short Url

RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Short Url
  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.