Pouvoir d'achat, santé et climat: le nouveau gouvernement français se fixe trois «urgences»

Le pouvoir d'achat, la santé et le climat sont les trois «urgences» auxquelles le gouvernement français doit s'atteler, a indiqué vendredi la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne à ses ministres réunis vendredi. (AFP)
Le pouvoir d'achat, la santé et le climat sont les trois «urgences» auxquelles le gouvernement français doit s'atteler, a indiqué vendredi la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne à ses ministres réunis vendredi. (AFP)
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Pouvoir d'achat, santé et climat: le nouveau gouvernement français se fixe trois «urgences»

  • Entrée en fonction mi-mai dans un contexte de forte inflation, Mme Borne a ainsi fixé trois priorités, en commençant par le pouvoir d'achat
  • Afin de réaliser le suivi de ces feuilles de route, Mme Borne a annoncé qu'un séminaire gouvernemental se déroulerait «avant la fin du mois de juin» autour du président Emmanuel Macron

PARIS: Le pouvoir d'achat, la santé et le climat sont les trois "urgences" auxquelles le gouvernement doit s'atteler, a indiqué vendredi Elisabeth Borne après avoir fixé "trois mots d'ordre" à ses ministres réunis à Matignon: "rapidité, efficacité et résultats".


"Les premières semaines de notre action doivent être consacrées à répondre aux urgences des Français", a plaidé la Première ministre à l'issue de deux heures de réunion à Matignon avec l'ensemble du gouvernement.


Entrée en fonction mi-mai dans un contexte de forte inflation, Mme Borne a ainsi fixé trois priorités, en commençant par le pouvoir d'achat, qui donnera lieu à des mesures dès la reprise des travaux parlementaires après les législatives (12 et 19 juin). 


"Nous sommes convenus qu'il ne devait y avoir ni oubliés ni angles morts. Outre les retraités, les salariés, les indépendants, les agents publics, j'ai demandé à mes ministres d'avoir une attention particulière pour les étudiants", a souligné Mme Borne devant la presse.

Pouvoir d'achat: Marine Le Pen pour une «taxation exceptionnelle» des pétroliers

Marine Le Pen a relancé sa demande d'une "taxation exceptionnelle", notamment des pétroliers, pour "soutenir le pouvoir d'achat", invoquant vendredi, dans son fief d'Hénin-Beaumont, l'exemple de la Hongrie, dont elle a rencontré le Premier ministre dans la matinée. 


La cheffe de file du RN a indiqué avoir discuté avec Viktor Orban de la guerre en Ukraine et des "conséquences des sanctions qui sont réclamées par l'Union européenne sur le pouvoir d’achat de nos compatriotes respectifs", pointant la "gravité"  de la "situation économique et sociale de l’Europe". 


Le Premier ministre hongrois a choisi "de mettre en place une taxation sur les super profits d’un certain nombre de secteurs économiques, au premier rang duquel le secteur pétrolier, pour pouvoir abonder un fonds pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages", a-t-elle développé. 


"Il faut que nous continuions à réclamer cette taxation exceptionnelle de ceux qui (...) profitent en réalité de la crise économique", a-t-elle ajouté, reprenant une proposition qu'elle avait émise en campagne pour la présidentielle. 


La rencontre avec le dirigeant nationaliste hongrois s'est tenue dans la matinée à l’ambassade de Hongrie à Paris, avait annoncé Mme Le Pen sur Twitter. 

Quelques heures plus tard, la Première ministre a une nouvelle fois martelé l'importance du sujet du pouvoir d'achat en retournant sur le terrain dans le Calvados, où elle est candidate dans la 6e circonscription pour les législatives.


"Le premier texte que les députés auront à voter, c'est un texte pour continuer à contenir cette flambée des prix de l' énergie", a confirmé Mme Borne lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise, d'associations et des élus à Condé-en-Normandie. "Le projet de loi qui sera sur le dessus de la pile vise précisément à prolonger (le) bouclier tarifaire", a-t-elle ajouté, en réponse à un chef d'entreprise qui redoutait une "récession l'an prochain".


Alors que les hôpitaux font face à une pénurie de personnels, Mme Borne a par ailleurs assuré, à l'issue de la réunion à Matignon, avoir demandé aux "ministres concernés" de lui "faire des propositions très rapidement pour prendre des mesures efficaces pour l'été".


Enfin, la cheffe du gouvernement a dit vouloir mener le "chantier" de la planification écologique "à marche rapide", appelant tous les ministères à "se mobiliser" et "participer".


"Mais ces chantiers d'urgence n'épuisent évidemment pas l'action du gouvernement", a relevé la Première ministre, qui a donné "trois mots d'ordre: rapidité, efficacité et résultats".


Afin de réaliser le suivi de ces feuilles de route, Mme Borne a annoncé qu'un séminaire gouvernemental se déroulerait "avant la fin du mois de juin" autour d'Emmanuel Macron. Et qu'elle-même réunirait les ministres "dans le même format" tous les mois à Matignon.


Macron «prend acte» du refus des «partis de gouvernement de participer» à une coalition

Le président français Emmanuel Macron et la première ministre Élisabeth Borne arrivent pour la première réunion du cabinet du gouvernement nouvellement remanié à l'Elysée à Paris, le 4 juillet 2022. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron et la première ministre Élisabeth Borne arrivent pour la première réunion du cabinet du gouvernement nouvellement remanié à l'Elysée à Paris, le 4 juillet 2022. (Photo, AFP)
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  • «Période exceptionnelle sur le plan des transitions que nous avons à vivre (...) compte-tenu également de la situation politique du pays», a souligné le chef de l'Etat, en citant le «défi écologique» et les «grandes transitions démographiques»
  • Le président et sa cheffe du gouvernement avaient chacun consulté les différentes forces politiques représentées à l'Assemblée nationale, avant le remaniement

PARIS: Emmanuel Macron a déploré lundi le refus des « partis de gouvernement » de participer à « toute forme de coalition », en préambule du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne. 

« Il convient de prendre acte de l'absence de volonté des partis de gouvernement de participer à un accord de gouvernement ou toute forme de coalition », a-t-il déclaré selon quelques images retransmises par l'Elysée. 

Le président et sa cheffe du gouvernement avaient chacun consulté les différentes forces politiques représentées à l'Assemblée nationale, avant le remaniement. 

Le chef de l'Etat a souligné la « période exceptionnelle » que le nouveau gouvernement doit affronter, « la guerre revenue sur le sol européen qui frappe d'abord l'Ukraine mais (qui) est au cœur de conséquences profondes pour nos sociétés, pour le projet européen, pour notre économie, la vie de nos compatriotes ». 

« Période exceptionnelle sur le plan des transitions que nous avons à vivre (...) compte-tenu également de la situation politique du pays », a-t-il ajouté, en citant le « défi écologique » et les « grandes transitions démographiques ». 

« Celle-ci impose au gouvernement beaucoup de volontarisme, d'ambition, parce que notre pays a besoin de réformes, de transformation (...) Il a besoin aussi d'esprit de responsabilité pour bâtir des compromis exigeants », a-t-il insisté. 

« Vous aurez à tenir dans ce contexte de guerre qui change en profondeur beaucoup de choses, a-t-il également souligné, en estimant que « cela n'a pas été suffisamment intégré dans le débat public français ». 

Le président a insisté sur la nécessité de « profondément transformer l'action collective », de repenser « en profondeur nombre de nos politiques » avec « les élus locaux, l'ensemble de nos administrations, les partenaires que sont les entreprises, les associations, les citoyens », et de mener les réformes avec des déficits publics « soutenables ». 

« Bâtir l'indépendance du pays et les progrès pour nos compatriotes (...), ça suppose de savoir investir, transformer, bâtir. Mais l'indépendance du pays et les progrès ne se financent que rarement sur des déficits non-financés, en tout cas non-soutenables, et l'indépendance réelle du pays ne se fait pas sans transformation profonde et beaucoup d'exigence », a-t-il encore averti. 


En France, le nouveau gouvernement est dévoilé

Entre parité et équilibres politiques: un nouveau gouvernement s’annonce lundi matin en France, alors que Macron convoque un Conseil des ministres à 16H00. (AFP).
Entre parité et équilibres politiques: un nouveau gouvernement s’annonce lundi matin en France, alors que Macron convoque un Conseil des ministres à 16H00. (AFP).
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  • Dans la macronie, Olivier Véran remporte le poste de porte-parole du gouvernement, «chargé du renouveau démocratique», précédemment occupé par Olivia Grégoire
  • Damien Abad (Solidarités et Personnes Handicapées), objet d'une enquête du parquet de Paris pour tentative de viols, sort du gouvernement, remplacé par Jean-Christophe Combe aux Solidarités

PARIS : Entre parité et équilibres politiques: un nouveau gouvernement s’annonce lundi matin en France, alors que Macron convoque un Conseil des ministres à 16H00.

Dans la macronie, Olivier Véran remporte le poste de porte-parole du gouvernement, "chargé du renouveau démocratique", poste précédemment occupé par Olivia Grégoire. qui est dorénavant nommée aux PME, commerce, artisanat et tourisme.

Damien Abad (Solidarités et Personnes Handicapées), objet d'une enquête du parquet de Paris pour tentative de viols, sort du gouvernement, remplacé par Jean-Christophe Combe aux Solidarités.

Une place de choix a été donnée a un des partenaires de la majorité présidentielle. Christophe Béchu, ancien des Républicains qui s'est rapproché de LREM depuis 2017 et éphémère ministre chargé des Collectivités territoriales, succède lundi à Amélie de Montchalin au ministère de la Transition écologique.

L'urgentiste François Braun est nommé ministre de la Santé et de la Prévention, en replacement de Brigitte Bourguignon, battue également aux législatives.

Quant à l'ancien préfet Jean-François Carenco, il ira en tant que ministre des Outre-mers et l'actuel titulaire de l'Europe Clément Beaune, qui est à présent ministre délégué chargé des Transports, est remplacé par Laurence Boone aux Affaires européennes.

La maire de Beauvais Caroline Cayeux, est nommée ministre déléguée aux collectivités locales. Cette septuagénaire énergique, représentante selon ses dires de la droite sociale, avait récemment appelé à un rassemblement trans-partisan autour d'Emmanuel Macron.

Enfin l'ancienne secrétaire d'Etat Marlène Schiappa fait son retour au gouvernementnommée secrétaire d'Etat chargée de l'Economie sociale et solidaire et de la Vie associative.

Parmi les autres noms régulièrement cités ces dernières heures, ceux de Frédéric Valletoux, maire Horizons de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France (FHF), de Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, Jean Rottner, président LR de la région Grand-Est, et Arnaud Robinet, maire Horizons de Reims (Marne). Mais aussi Catherine Vautrin, ancienne ministre de la Cohésion sociale de Jacques Chirac, un temps pressentie pour Matignon au lendemain de la présidentielle, Jean-Marc Zulesi, député LREM, ou encore Fabienne Keller, eurodéputée Renaissance.

Un «collectif compétents»

Une fois formé, ce "collectif" sera "là pour répondre aux préoccupations des Français", au premier rang desquelles celle du pouvoir d'achat, et sera "installé définitivement, parce que nous sommes là pour durer", a fait valoir Aurore Bergé dimanche.

Le point commun des nouveaux membres du gouvernement sera de "pouvoir partager la feuille de route qui a été choisie par les Français" avec l'élection d'Emmanuel Macron, a-t-elle souligné, laissant entendre que les oppositions qui réclament un projet "amendé" en seront pour leurs frais.

Si bâtir l'équilibre d'une nouvelle équipe est toujours complexe, l'exercice l'est cette fois-ci plus encore après la claque de la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale en juin, qui devrait obliger l'exécutif à accroître la place des partenaires MoDem et Horizons de LREM, et à tenter des prises à droite ou à gauche, dans le cadre du "dépassement" politique prôné par Emmanuel Macron.

Un poids lourd du gouvernement évoquait vendredi la nécessité d'avoir surtout des ministres "compétents" et ayant "la maîtrise du parlement" où vont devoir se bâtir des compromis.

D'aucuns, y compris dans la majorité, dont le président du MoDem François Bayrou, avaient appelé dans ce contexte à la nomination de ministres au profil "politique", et non technocrate.

Au total, le gouvernement II d'Elisabeth Borne, qui comptait dans sa précédente version (provisoire entre la présidentielle et les législatives), 17 ministres, six ministres délégués et quatre secrétaires d'Etat, compte en son sein désormais 41 membres, dont 20 femmes.


Un nouveau gouvernement imminent pour enfin lancer le quinquennat

Le Premier ministre français, Elisabeth Borne (C), la ministre de la Santé et de la Prévention, Brigitte Bourguignon (2e G), et François Braun (D), le président du SAMU, visitent l'hôpital René-Dubos à Pontoise, au nord-ouest de Paris, le 1er juillet 2022. (AFP).
Le Premier ministre français, Elisabeth Borne (C), la ministre de la Santé et de la Prévention, Brigitte Bourguignon (2e G), et François Braun (D), le président du SAMU, visitent l'hôpital René-Dubos à Pontoise, au nord-ouest de Paris, le 1er juillet 2022. (AFP).
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  • Dans la macronie lundi matin, le nom d'Olivier Véran, actuel ministre des Relations avec le Parlement, circulait pour le poste de porte-parole du gouvernement occupé par Olivia Grégoire qui serait nommée aux PME et au Tourisme
  • Une place de choix serait donnée aux partenaires de la majorité présidentielle

PARIS : Parité, équilibres politiques, cas Damien Abad: c'est le casse-tête du nouveau gouvernement dont l'annonce, imminente lundi matin, doit enfin lancer le second quinquennat du chef de l'Etat.

Dans la macronie lundi matin, le nom d'Olivier Véran, actuel ministre des Relations avec le parlement, circulait pour le poste de porte-parole du gouvernement aujourd'hui occupé par Olivia Grégoire qui serait nommée aux PME et au Tourisme, et celui de Franck Riester pour remplacer M. Véran.

Damien Abad (Solidarités et Personnes Handicapées), objet d'une enquête du parquet de Paris pour tentative de viols, sortirait du gouvernement et serait remplacé par l'ex-ministre aux Anciens combattants Geneviève Darrieussecq.

Une place de choix serait donnée aux partenaires de la majorité présidentielle. Christophe Béchu (Collectivités territoriales), un proche d'Edouard Philippe, pourrait reprendre le portefeuille de la Transition écologique d'Amélie de Montchalin, battue aux élections législatives, tandis que la MoDem Sarah El Haïry, secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse dans le précédent quinquennat, reviendrait pour ce même portefeuille. Jean-Noël Barrot, MoDem également, deviendrait ministre délégué à Bercy.

Le nom du médecin urgentiste François Braun circule avec insistance pour la Santé en replacement de Brigitte Bourguignon, battue également aux législatives.

L'ancien préfet Jean-François Carenco irait aux Outre-mers et l'actuel titulaire de l'Europe Clément Beaune serait chargé des Transports. Enfin l'ancienne secrétaire d'Etat Marlène Schiappa pourrait faire son retour au gouvernement.

Parmi les autres noms régulièrement cités ces dernières heures, ceux de Frédéric Valletoux, maire Horizons de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France (FHF), de Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, Jean Rottner, président LR de la région Grand-Est, et Arnaud Robinet, maire Horizons de Reims (Marne). Mais aussi Catherine Vautrin, ancienne ministre de la Cohésion sociale de Jacques Chirac, un temps pressentie pour Matignon au lendemain de la présidentielle, Jean-Marc Zulesi, député LREM, ou encore Fabienne Keller, eurodéputée Renaissance.

«Compétents» et «politiques»

Une fois formé, ce "collectif" sera "là pour répondre aux préoccupations des Français", au premier rang desquelles celle du pouvoir d'achat, et sera "installé définitivement, parce que nous sommes là pour durer", a fait valoir Aurore Bergé dimanche.

Le point commun des nouveaux membres du gouvernement sera de "pouvoir partager la feuille de route qui a été choisie par les Français" avec l'élection d'Emmanuel Macron, a-t-elle souligné, laissant entendre que les oppositions qui réclament un projet "amendé" en seront pour leurs frais.

Si bâtir l'équilibre d'une nouvelle équipe est toujours complexe, l'exercice l'est cette fois-ci plus encore après la claque de la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale en juin, qui devrait obliger l'exécutif à accroître la place des partenaires MoDem et Horizons de LREM, et à tenter des prises à droite ou à gauche, dans le cadre du "dépassement" politique prôné par Emmanuel Macron.

Un poids lourd du gouvernement évoquait vendredi la nécessité d'avoir surtout des ministres "compétents" et ayant "la maîtrise du parlement" où vont devoir se bâtir des compromis.

Pour le président du MoDem François Bayrou, face aux "graves" questions rencontrées par la France, "il est bon qu'il y ait des personnalités politiques qui ont en tête que les problèmes du pays ne se découpent pas dossier par dossier", a-t-il souligné sur LCI dimanche, mettant implicitement en garde contre les profils trop technocratiques.

La Première ministre Elisabeth Borne a ainsi multiplié les rencontres avec les patrons de groupes à l'Assemblée ces derniers jours, pour finir avec des échanges avec Emmanuel Macron vendredi.

Il s'agit d'abord de remplacer les trois ministres qui ont échoué aux législatives, toutes des femmes, en continuant à respecter la parité: Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Bénin (Mer). Sans compter Yaël Braun-Pivet (Outre-mer), qui vient d'être élue présidente de l'Assemblée nationale.

Pouvoir d'achat

Sujet sensible, le cas de Damien Abad (Solidarités) va être tranché alors que le ministre est sous le coup d'une enquête du parquet de Paris pour tentative de viol après la plainte d'une femme pour des faits qui se seraient déroulés lors d'une fête en 2010.

Une troisième femme a témoigné contre M. Abad dans un entretien diffusé lundi matin par BFMTV. Lors d'une soirée dans un bar en 2013, "j'ai commencé à totalement perdre mes moyens, j'avais même des vertiges", a décrit cette militante des Jeunes Populaires, le mouvement de jeunesse de l'UMP, en disant s'être réveillée le lendemain dans sa propre chambre d'hôtel, puis avoir eu "des flashs" lui permettant d'affirmer qu'"il était dans la chambre la nuit; c'est sûr, certain, il était dans le lit".

La tonalité est différente pour Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’État chargée du Développement, qui se voit reprocher par des patientes des gestes assimilables selon elles à des "viols" quand elle exerçait comme gynécologue: elle a "clairement tout mon soutien", souligne Mme Bergé.

Le remaniement, puis le discours de politique générale prononcé par Elisabeth Borne mercredi - pour lequel elle n'a toujours pas dit si elle solliciterait la confiance des députés par un vote - doivent permettre de clore ce qui a paru comme une longue période de flottement pour l'exécutif, depuis la réélection d'Emmanuel Macron le 24 avril, il y a près de deux mois et demi.

Le tant attendu projet de loi sur le pouvoir d'achat arrivera devant l'Assemblée le 18 juillet, avec pour objectif son adoption "avant la fin du mois de juillet et début août maximum, pour avoir des effets très rapides pour les Français", a souligné Yaël Braun-Pivet dimanche sur France 3.