Réunions du Caire: l'Égypte incite les responsables libyens à «saisir l'occasion»

Stephanie Williams, conseillère spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye, et Aguila Saleh Issa, président de la Chambre des représentants libyenne, Le Caire, Égypte, 14 mai 2022 (Photo, Twitter).
Stephanie Williams, conseillère spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye, et Aguila Saleh Issa, président de la Chambre des représentants libyenne, Le Caire, Égypte, 14 mai 2022 (Photo, Twitter).
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Publié le Mardi 17 mai 2022

Réunions du Caire: l'Égypte incite les responsables libyens à «saisir l'occasion»

  • Selon le ministère des Affaires étrangères, les négociations pourraient mettre la Libye sur la voie de la stabilité et de la sécurité
  • «Le temps passe vite et le peuple libyen est plus impatient que jamais de retrouver la stabilité», a souligné Williams lors de la séance d'ouverture

LE CAIRE: Le ministère égyptien des Affaires étrangères a appelé les responsables libyens rivaux réunis au Caire à «profiter de leur présence ensemble pour régler les problèmes au cours de ce cycle de négociations».
Le ministère a indiqué qu'il était conscient de la complexité des problèmes, mais a affirmé qu'il avait pleine confiance dans les capacités et l'engagement des participants à soutenir les intérêts du peuple libyen.
Une deuxième série de pourparlers a été lancée dimanche en présence de tous les membres de la Commission de la Chambre des représentants, le «Conseil supérieur de l'État», et la conseillère spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stephanie Williams, dans l'espoir de trouver une solution pour mettre fin à la crise politique.
Les discussions ont débuté par un discours à travers lequel le pays hôte a affirmé qu'il soutenait le processus constitutionnel sur lequel les Libyens ont fondé leurs espoirs. Le ministère a ensuite précisé que les 7 millions de Libyens suivaient les pourparlers et a souhaité que «les résultats soient à la hauteur des aspirations des Libyens en ce qui concerne l'approbation d'un cadre constitutionnel.»
Par ailleurs, il a déclaré qu'il était convaincu que les efforts de la commission conjointe mettraient la Libye sur la voie de la stabilité, de la sécurité et du développement. Il a également rappelé que le Caire continuerait à promouvoir la voie constitutionnelle libyenne conformément aux liens et aux relations équilibrées qu'il entretient avec toutes les parties.
Selon le ministère, les réunions précédentes au Caire en octobre 2020 et à Hurghada en janvier et février 2021, ainsi que le premier cycle des pourparlers actuels qui s'est étendu du 13 au 18 avril, ont ouvert la voie à des consultations politiques de haut niveau qui se sont déroulées ces deux dernières semaines.
En outre, il a salué les efforts de Williams, «et de l'équipe de travail de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, qui ont facilité cette réunion, et qui ont su choisir les idées et les outils nécessaires pour la mener à bien.»
«Le temps passe vite et le peuple libyen est plus impatient que jamais de retrouver la stabilité», a souligné Williams lors de la séance d'ouverture.
«Comme vous le savez, le travail de la commission a commencé le 13 avril et s'achèvera le 28 mai. Il se sera ainsi prolongé sur 45 jours.»
«Après plus d'une décennie de troubles, le peuple libyen est fatigué de la guerre et de la bataille sans fin autour des ressources économiques et exécutives de la Libye, et il veut choisir ses représentants pour que son rêve de stabilité et de prospérité devienne réalité.»
«Un mois s'est écoulé depuis notre dernière réunion, et la Libye se trouve toujours dans la même situation critique. La seule solution serait des élections nationales complètes, justes, transparentes et crédibles, afin de respecter la volonté des 2,8 millions de citoyens libyens qui se sont inscrits sur les listes électorales», a-t-elle poursuivi.
Le premier cycle de négociations a pris fin le mois dernier sans qu’un accord ne soit conclu. L'État suprême appelle à la formulation d'une règle constitutionnelle qui mène à des élections, tandis que le Parlement exige la modification des textes «controversés» entre les deux conseils dans la Constitution, conformément au 12e amendement qu'il a publié il y a deux mois, à condition qu'il soit soumis à un référendum sous forme de Constitution, et que des élections parlementaires et présidentielles soient organisées sur cette base.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.